Colloque CEDEC [Chrétiens pour une Eglise Dégagée de l'Ecole Confessionnelle]
L’arrestation des enfants de sans-papiers dans les écoles est-elle légitime selon selon le ministre de l’Intérieur Manuel Valls?
La Guerre aux pauvres commence à l’école : sur la morale laïque, entretien avec Ruwen OgienRuwen Ogien, philosophe et auteur de La Guerre contre les pauvres commence à l’école : sur la morale laïque a très gentiment accepté de répondre à nos questions pour le site Questions de classe(s). Nous vous livrons son analyse du projet de Vincent Peillon de rétablissement de la morale à l’école.
Questions de classe(s) – Avec La Guerre contre les pauvres commence à l’école : sur la morale laïque (Grasset, 2013, 168 p., 14,50 €) vous nous proposez un livre « sur » l’actualité qui s’ouvre en montrant que ce retour prôné par Vincent Peillon est tout sauf original et qu’il s’inscrit à la fois dans la nostalgie de l’école d’antan et dans le mouvement de revanche contre « l’esprit 68 » déjà porté par ses prédécesseurs. La nouveauté serait surtout que Vincent Peillon pourrait réussir à convertir la gauche au conservatisme scolaire, comme elle s’est convertie au libéralisme ou à la pensée sécuritaire…
La suite: http://www.questionsdeclasses.org/?La-Guerre-aux-pauvres-commence-a-l
Les enseignant-e-s gazé-e-s à la manifestation parisienne pour l’école ! C’est inacceptable !Communiqué Sud éducation
Le 12 février, la grève contre le projet de loi d’orientation sur l’école, pour l’abrogation du décret « rythme scolaire » et pour une école émancipatrice a été massivement suivie partout en France. Comme le 22 janvier, la mobilisation régionale a atteint des chiffres records à Paris. Plus de 10.000 personnes ont notamment manifesté leur opposition au décret sur les rythmes scolaires.
En fin de parcours, le cortège pacifique réunissant enseignants, parents et enfants a été dispersé à l’aide de gaz lacrymogènes !
Pour SUD éducation, comme pour toutes les personnes présentes hier, c’est l’incompréhension et la stupeur !
Alors que les manifestantes déterminées scandaient des slogans dans une ambiance pacifique, ils ont été victimes d’une inqualifiable agression de la part des forces de l’ordre.
Le matin même, lors d’une manifestation de travailleurs de Goodyear contre les licenciements, le gouvernement a envoyé 600 CRS qui ont aussi utilisé les gaz lacrymogènes.
Est-ce la conception que le gouvernement a des négociations et du dialogue social ?
La Fédération SUD éducation est scandalisée par ces méthodes indignes, elle condamne le recours aux méthodes de répression et demande au gouvernement de s’expliquer publiquement.
SUD Education
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Témoignage sur cet “incident”:
Aujourd’hui mardi 12 février, grève massivement suivie dans les écoles de la plupart des départements : instits, personnels des communes, parents… A Paris, grosse manif régionale cet après-midi. A l’arrivée dans la rue de Grenelle, comme d’habitude, rangées de CRS pour interdire l’accès de la rue. Les manifestant-e-s s’aglutinent, ne veulent pas se séparer tout de suite ; l’ambiance est joyeuse, les slogans scandés avec une rage profonde, mais le rassemblement est pacifique, il y a là de nombreux enfants. Soudain, les CRS aspergent la place à la lacrymo ! Les manifestant-e-s s’enfuient dans les rues autour. Yeux rougis, incompréhension, colère. Ils-elles reviennent, sans les enfants. Encore plus déterminé-e-s. Avec cette interrogation, à laquelle le ministre Peillon ne pourra éviter de répondre publiquement : QUI a donné l’ordre de gazer cette manifestation pacifique, en présence de nombreux enfants ? Le ministre, le gouvernement assument-ils cette décision ?
Lettre au Premier ministre pour que cessent les refus de scolarisation et la création de classes « roms »Monsieur le Premier Ministre,
Selon le préambule de la Constitution de 1946 « La nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L’organisation de l’enseignement public, gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’État ».
Malgré la clarté de ce principe à valeur constitutionnelle, nous continuons de constater des refus de scolarisation opposés à des enfants d’origine rom, sous des prétextes divers : manque de pièces au dossier d’inscription, preuve insuffisante de leur résidence sur la commune concernée, ou encore en invoquant des raisons financières (la scolarisation de ces enfants constituerait une charge trop lourde pour la commune). Dans les quelques cas où l’inscription à l’école a finalement été obtenue, c’est toujours à l’issue d’un long parcours du combattant juridique et militant : interpellations des autorités, recours auprès des administrations compétentes (DASEN, Préfecture), saisine du Défenseur des droits…. Cela a été le cas à Champs-sur-Marne et c’est encore le cas actuellement pour la scolarisation de sept enfants roms de Noisy-le-Grand dont, en dépit du refus du maire justifié par « l’absence de domiciliation », le personnel enseignant et le Directeur académique ont décidé qu’ils devaient être accueillis dans une école de la ville. C’est aussi le cas dans quelques villes de l’Essonne comme Evry, Courcouronnes, Villebon-sur-Yvette. Sur cette question, le Défenseur des droits considère qu’« une telle différence de traitement fondée sur l’origine est susceptible de caractériser une discrimination prohibée notamment par l’article 2 de la loi du 27 mai 2008 » (Décision n° MLD/2012-33).
Forte mobilisation des enseignants à Strasbourg36 photos: http://www.flickr.com/photos/durgaphotos/sets/72157632752147446/show/

Près de 500 enseignants-tes ont manifesté ce matin à Strasbourg de l’Inspection Académique à la place Broglie, dans un froid glacial, avec le vent, mais sous un ciel bleu ensoleillé.
On voyait des banderoles de tous les syndicats, à la seule exception du SGEN-CFDT. Même une partie de l’UNSA était regroupée devant les grilles alors que d’autres avaient choisi la place de Bordeaux. Cependant ils ne marchèrent pas avec les autres.
Les revendications portent sur plusieurs mesures annoncées par le ministre “socialiste” de l’Éducation nationale, Vincent Peillon, en particulier contre l’allongement du temps de travail pour le même salaire: travailler plus pour gagner la même chose, ça rappelle quelqu’un…
Audio
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Sur les photographies, on peut voir des sigles du SNUIPP-FSU, de Force Ouvrière, de SUD, du Snetaa, de la CGT-Educ, de la CFTC, et l’UNSA au début.
Apartheid scolaire pour des enfants Roms de Saint-Fons
A Contrecourant publie ‘Le fantôme de Guy Mollet’, suivi de ‘Lever le voile sur le «projet pour l’école» ‘Hollande et le fantôme de Guy Mollet
Le fantôme de Guy Mollet
Il a suffi d’un coup d’Etat non autorisé par Paris, d’un appel au secours d’un Président intérimaire sans légitimité et de subtiles pressions de nos «amis» dictateurs de la CEDEAO pour qu’enfin la voie soit ouverte à l’intervention militaire française au Mali. Trop d’atermoiements de l’ONU et de nos alliés concurrents ! Il y avait urgence ! De fanatiques saigneurs de guerre, anciens mercenaires libyens, trafiquants de drogues et de cigarettes ne menaçaient plus seulement contre rançon quelques otages oubliés, mais s’alliaient entre eux, désorganisaient la rébellion touareg au Nord Mali et pénétraient au Sud. Cette partie de la Françafrique risquait d’être déstabilisée. Les sectateurs du profit ont dit Pas touche au grisbi, à l’uranium d’Areva, aux richesses aurifères du Mali, au pétrole et au gaz du Sahelistan si prometteur !