
Fiche : compte-rendu de la conférence-débat du 5 novembre 2012
« Quel avenir pour les Roms en Europe ? »
Intervenants :
M. Roland Ries Sénateur-Maire de Strasbourg
M. Lászlo Trócsányi Ambassadeur de Hongrie en France
M. Zoltán Balog Ministre des Ressources Humaines
Mme. Katalin Langerné Victor Secrétaire d’Etat au ministère des Ressources Humaines
Mme. Nawel Rafik-Elmrini Adjointe au Maire de Strasbourg en charge des affaires internationales et européennes
M. Jeroen Schokkenbroek Représentant spécial du Secrétaire Général du Conseil de l’Europe
M. István Dandé Représentant de la Fondation Autonomie
M. István Forgács Expert sur la question des Roms
Organisation de la conférence-débat en trois parties : intervention de MM. Ries, Trócsányi, Balog et Schokkenbroek et de Mme. Rafik-Elmrini / séance de questions / table ronde animée par Mme. Langerné Victor et MM. Dandé et Forgács.
Ce qui suit est un bref résumé des différentes interventions :
1. Interventions introductives
M. Ries
On estime à 12 millions le nombre de Rroms en Europe : tous les pays d’Europe sont concernés par la question. Il y a encore de nombreux problèmes d’intégration des populations Rroms, tant dans les pays d’origine (Roumanie, Hongrie, Bulgarie) que dans les pays d’accueil. La médiation est fondamentale lorsqu’il s’agit de prendre des décisions pour une population minoritaire dans un pays. La municipalité doit donc travailler avec de nombreux partenaires (ONG, etc.) pour la mise en place de solutions pérennes pour l’amélioration des conditions de vie des Rroms.
Les Rroms sont arrivés à Strasbourg en 1990 environ, avec la chute du bloc de l’Est. Aujourd’hui on compte 70 familles, soit approximativement 350 personnes sur des sites illicites dans la ville. La ville de Strasbourg a créé l’Espace 16 (espace temporaire d’insertion) fin 2011. La municipalité n’évacue des campements illicites que lorsqu’une solution alternative est proposée aux familles expulsées (indépendamment de la décision des tribunaux).
M. Ries conclut en insistant sur le fait qu’une confiance mutuelle (Rroms / « institutions ») est nécessaire pour améliorer la situation, au niveau local, national et européen.


















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