NANTES, 5 avr 2012 (AFP) – Le leader de Forsane Alizza, Mohamed Achamlane, « n’est ni antisémite, ni salafiste » et l’activité de son groupe islamiste
radical « était un jeu », affirme son père dans un entretien publié jeudi par le
quotidien Presse-Océan.
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Archives pour la catégorie islamisme
Des bus UMP islamistes non mixtes?
Un internationaliste italien assassiné par des islamistes extrémistes à Gaza
A message from Mary Hughes Thompson, one of the activists on board the first boat into Gaza,. Vik was on that boat, and we are all devastated with this news. Greta
Throughout the day we prayed this would have the best kind of endings. The kidnappers had given a deadline several hours away. So this latest terrible news has devastated all of us who knew Vik. He and I were on the FREE GAZA when it sailed to Gaza in August 2008. He stayed behind in Gaza, and two months later he was kidnapped and arrested on a fishing boat near the coast of Gaza. He was abducted to Israel, jailed in Ramle Prison and deported home to Italy. Within days he was back in Gaza, where he stayed throughout the massacres of December 08 and January 09, leaving only briefly for Cairo where I last saw him during the Gaza Freedom March.
Words can’t express the shock and sense of bereavement at the loss of this beautiful man, who considered himself Palestinian. The videos we saw of him bloodied and blindfolded were chilling, nothing like the Vittorio we knew and loved, always smiling, always wearing a skipper’s hat and holding his beloved pipe. After Juliano Mer-Khamis, this is just too much. May they both rest in peace.
In memoriam Vittorio Arigoni!
reportage à 5’30
http://www.youtube.com/watch?v=5pVb9b0uO90&feature=youtu.be
Hier:
Selon ses confrères de International solidarity mouvement (ISM), l’Italien, un pacifiste, se nomme Vittorio Arrigoni.
Les auteurs de l’enlèvement ont affirmé dans un clip vidéo diffusé sur YouTube qu’ils exigeaient en échange de sa libération que le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, relâche un certain nombre de leurs camarades détenus en prison.
« Nous avons enlevé l’Italien Vittorio et nous demandons au gouvernement d’(Ismaïl) Haniyeh de relâcher tous nos prisonniers. Si vous ne répondez pas (…) dans les 30 heures à compter de 11H00 (08H00 GMT) le 14 avril, nous exécuterons le prisonnier », dit un des auteurs de l’enlèvement.
« Le discours de Mme Le Pen menace juifs et musulmans »
Un éclair de lucidité?
Alors que Mme Le Pen a failli parler sur une radio juive, et que l’État d’Israël a reçu Dewinter et Wilders, deux dirigeants national-socialistes populistes européens y compris pour l’un à la Knesset, le Crif et la Licra signent l’opinion ci-dessous dirigée contre les dangers de la montée du FN.
Un fois n’est pas coutume, donnons la parole aux très sionistes CRIF et à la LICRA
lu dans Le Monde
Elle a la gouaille et croit en son avenir, les sondages sont pour elle. Marine Le Pen ne se satisfait pas de l’imprécation hargneuse, de l’allusion méprisante et de la plaisanterie blessante qui étaient la marque de fabrique de son père. Elle sait que ces saillies à moteur antisémite l’ont cantonné dans un rôle de trublion provocateur dont la capacité de nuisance ne recouvrait aucune perspective politique réelle.
Marine Le Pen, elle, cherche le pouvoir. Elle ne s’en cache pas et c’est son droit. Pour l’obtenir, elle a, entre autres, besoin de respectabilité pour diversifier sa clientèle électorale et rendre possibles des alliances futures. L’entreprise est délicate car, pour effacer l’image sulfureuse qui s’attache à son nom aux yeux de la majorité des Français, elle ne doit pas pour autant décevoir le noyau dur des militants du Front national, ceux qui s’amusaient aux déclarations choquantes de Jean-Marie Le Pen, ceux qui ont soutenu Bruno Gollnisch justement parce que ses positions le rendaient infréquentable.
La présidente du FN compose avec eux au sein du nouveau comité central du parti dont le patriarche Le Pen demeure président d’honneur. Marine Le Pen sait que l’efficacité électorale de son discours tient en grande partie à sa capacité de rencontrer, voire de susciter, les craintes et les fantasmes d’une société où l’inquiétude du déclassement nourrit la recherche du bouc émissaire.
Ainsi le musulman a pris la place tenue hier par le juif, l’Arabe ou l’immigré dans la dialectique frontiste. Ne nous y trompons pas : ceux qui parlent de l’islamisation de la France sont guidés par la même obsession xénophobe que ceux qui dénonçaient la judaïsation de notre pays dans les années 1930. L’étranger, quel que soit son visage, reste responsable pour l’extrême droite des maux de notre société. (mis en gras par F2C)
Alors, parce que Marine Le Pen a qualifié au détour d’une interview « les camps » de « barbarie suprême », devrait-on lui décerner un certificat d’honorabilité ? C’est un peu court… Elle a pris soin, dans cette communication très préparée, car attendue, de soustraire tout qualificatif au mot « camp », amalgamant de la sorte des situations bien disparates : détention, travail et extermination.
Point de détail ? Sans spécifier la Shoah, Marine Le Pen entend ainsi clore une polémique qu’elle renvoie au fond à un passé sans intérêt. Cette seule déclaration devrait-elle suffire à absoudre le FN de son lourd passif ? Certainement pas.
Le parti n’a pas fait le deuil de ses réminiscences antisémites, groupuscules nationalistes, pétainistes et autres passéistes gravitant encore autour de lui. Enfin, le souvenir encore très frais de Marine Le Pen se refusant à condamner l’ignominie de la conférence négationniste de Téhéran en 2006 montre que les réflexes les plus élémentaires de la lutte contre l’antisémitisme ne sont en rien acquis.
VIGILANCE ET FERMETÉ
C’est pour ces raisons et au regard des valeurs universelles que nous défendons que nous voulons exprimer notre profonde préoccupation devant le développement actuel d’un populisme dont l’Europe offre divers exemples et dans lequel une partie de la France semble prête à basculer. Il est bien sûr nécessaire de faire preuve de la plus grande vigilance et de la plus grande fermeté vis-à-vis des islamistes radicaux.
Mais nous savons que stigmatiser la population musulmane tout entière pour lutter contre les excès, la haine et les violences de groupes spécifiques est non seulement inefficace, mais aussi injuste. Les juifs sont dans notre pays une petite minorité. Mieux que d’autres, ils savent, ils devraient savoir, ce que c’est que d’être dénoncés comme les responsables des maux de la société, et ils doivent s’interdire eux-mêmes cette dérive.
Plus encore, tant que le discours du FN reste un discours d’exclusion et de xénophobie, inviter Marine Le Pen à s’exprimer sur l’antenne d’une radio juive était une décision irresponsable. En raison de leur histoire et de son histoire, les juifs ne doivent lui fournir ni tribune ni certificat d’honorabilité.
Souvenons-nous qu’en quelque lieu (en Israël aussi?) et en quelque temps qu’elle soit parvenue à prendre le pouvoir, l’extrême droite n’a été pourvoyeuse que de haine, de malheur et de trahison.
Le CRIF est le Conseil (dit) représentatif des institutions juives de France.
La Licra est la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme.
Richard Prasquier, président du CRIF, et Alain Jakubowicz, président de la Licra Article paru dans l’édition du 18.03.11
Extraits d’un débat à l’UJFP
« Avez-vous lu cet article du Monde ?
Il m’a étonné parce que le président du CRIF y dit des choses (évidemment pas toutes) avec lesquelles nous sommes d’accord.
Évidemment son analyse ne va pas jusqu’à mettre en cause l’idéologie coloniale, et nous savons pourquoi, mais c’est mieux que l’article l’article de Bernheim. Comment analyser ce positionnement ?
Prasquier est-il obligé de tenir compte de certains courants anti-raciste dans la population juive ?
Ou alors c’est purement tactique ? En tout cas ce n’est pas le même discours que Sarko.
Est-ce que c’est la LICRA qui a écrit l’article et Prasquier n’a fait que co-signer ? »
« La Shoah occulte tout ce qui s’est passé avant. L’antisémitisme est antérieur à la S hoah et ce ne sont pas les nazis qui l’ont inventé, même s’ils l’ont poussé à l’extrême. Mais, il y a plus grave, les Juifs ont tendance à se considérer comme les plus grandes victimes de l’histoire et n’acceptent pas que l’on mette sur le même plan que l’antisémitisme d’autres formes de racisme. Bernheim est enfermé dans ce schéma. »
« Bernheim estime “qu’il est de plus en plus difficile d’être musulman en France « dans un climat malsain », qualifiant de « très malade » une société qui cherche des « boucs émissaires ». Très bien ça !
Mais il “rejette toute comparaison entre la situation des musulmans aujourd’hui en Europe et celle des juifs dans les années 30, constituant à ses yeux « un outrage à la mémoire des victimes de la Shoah ».
Il doit pourtant savoir que la Shoah n’a pas eu lieu dans les années 30 ! Alors où est l’ “outrage” ( de rapprocher la condition des juifs des années 30 avec celle actuelle des musulmans? parce que les juifs n’étaient pas aussi considérés comme des “boucs émissaires” peut-être? ) Comprenne qui pourra..
Encore une fois , heureusement que l’UJFP est là avec son dernier communiqué pour remettre les pendules juives à l’heure! »
« La position du CRIF est complexe mais louvoyante. Comme Bernheim, Prasquier rappelle que le racisme est intolérable.
Mais je rappellerai deux points.
- L’attitude du CRIF lors des expulsions de Roms qu’il ne fallait pas confondre avec les mesures antijuives de Vichy. Une façon de rappeler que les Juifs restent les plus grandes victimes de l’histoire.
- cette façon de se donner bonne conscience en attaquant le FN ce qui permet de ne pas voir que la xénophobie ne se réduit pas à la seul extrême droite.
Donc tout cela n’est pas sérieux. Que Prasquier soit sincère ou non m’importe peu.
Il y a une façon de dénoncer la xénophobie et le racisme qui ressemble aux discours antiimpérialistes de certains dictateurs qui oppriment et massacrent leurs peuples. »
« L’affaire de l’invitation de la marine sur Radio J ne finit pas de faire des vagues dans la « communauté »
Avec les réticences de R., il n’empêche que le ton est nouveau. Exit le discours sur l’ « islam radical » . 2 tentatives d’explication :
1) Un reflexe « républicain » . Pourquoi pas ?
2) L’influence du printemps arabe. Il est difficile maintenant de décrire les « arabo-musulmans » comme soumis aux soit-disant « islamistes » »
« Écrivons donc une lettre au CRIF pour lui demander de participer au 28 mai! »
« dans ce texte, nos deux compères signalent le « développement d’un populisme dont l’ Europe offre divers exemples »
en oubliant de signaler que les représentants de ces divers partis populistes et d’extrême droite européens ont effectué une visite tout ce qu’il y a d’officielle en Israël début décembre dernier, ont fait des déclarations tapageuses devant Gaza, affirmant qu’ Israël était l’avant poste de l’ Ocident contre l’islam, se sont rendus à la Knesset, à Yad Vashem …
Ces mêmes chefs de ces partis populistes européens étaient présents le 18 décembre à Paris pour les « assises sur l’islamisation de la France » organisées par Riposte Laïque, assises soutenues et protégées par la Ligue de défense juive …
Si il y en a un des deux qui veuille conserver un semblant de rigueur républicaine je nommerait Jakubovich, c’est tout à fait sa ligne de conduite, malgré cet oubli significatif. »
UMP cherche désespérement (qu’ils disent) une stratégie anti Marine le Pen…
On a entendu l’autre jour la Marine anti Nationale se réjouir à l’annonce par Sarozy, après le grand débat tronqué sur « l’identité nationale« , qu’un nouveau grand débat allait s’ouvrir sur le thème de l’Islam…
Le pompier pyromane qui croit nous gouverner (dégage!) s’imagine qu’en courant avec ses petites jambes et son maillot NYPD taché de sueur, derrière la F-Haine, en causant, comme au zinc, du voile, des minarets, de la prière rue Myrra,du porc à la cantoche, de la « laïcité », du « féminisme », sauce Carlita, qu’il allait gagner les voix des xénophobes tentées par le vote pour la fille de son père, le tortionnaire autrefois borgne.
Certains peuvent croire que c’est une erreur de plus des géniaux conseillers du Prince; d’autres, dont nous sommes, auraient plutôt tendance à penser que Talonnettes 1er sait parfaitement ce qu’il fait: alimenter les fantasmes islamophobes pour que le FN fasse un gros score.
Il obtiendra peut-être ce résultat, mais gaffe, au second tour, ce serait cette fois l’UMP qui serait éliminée!
,
La-mission-UMP-anti-FN-fait-pschiiiiiiitt
ET se propose d’étendre le Concordat d’Alsace-Moselle à la France de l’intérieur!
ILS VEULENT ENCORE UN MILLION DE LAÏQUES DANS LA RUE A PARIS,
» Le débat à venir pourrait être l’occasion pour l’UMP de réaffirmer la loi de 1905. Mais Copé semble avoir tout autre chose derrière la tête. Lors du dernier bureau politique, il aurait notamment proposé d’étendre le concordat d’Alsace-Moselle à l’ensemble du territoire. Pas sûr que le financement public des lieux de culte et la fonctionnarisation des curés et imams soit le meilleur moyen de contrer Marine Le Pen. »
Les islamistes et la révolution égyptienne
Hossam Tammam, Al Masry Al Youm (english edition), 08/02/2011
(Note du traducteur : cet article a été écrit avant le départ de Moubarak)
Tout débat du statut des islamistes en Egypte fait peu de sens s’il est basé sur les mêmes données qui ont été précédemment utilisées pour étudier des mouvements religieux et s’il ignore le fait que l’Egypte a été témoin d’une révolution qui a détruit beaucoup des vieilles caractéristiques de sa scène religieuse.
La révolution n’a pas été seulement dirigée contre le régime égyptien autocratique, répressif et corrompu. Il a été aussi dirigé contre l’établissement religieux officiel et son discours soutenant ce régime, directement ou indirectement.
La révolution égyptienne a complètement reconfiguré la scène religieuse et a clarifié la position du public vis-à-vis des institutions religieuses et de leurs discours. Le résultat a été surprenant. Personne ne s’attendait à ce que des Egyptiens religieux soient capables d’ignorer le pouvoir de ces institutions et de défier leurs déclarations qu’ils ont soudainement perçus comme compromis à un régime corrompu et répressif.
Les établissements religieux officiels – tant Islamique que Chrétien – ont été parmi les plus grands perdants dans la révolution. Al-Azhar, la prestigieuse institution musulmane, a été en retard dans la compréhension de la situation. Ahmed Al-Tayyib, le Grand Shaykh, a attendu longtemps avant la promulgation de ses déclarations qui finalement soutenait clairement le régime. Comme toute institution religieuse officielle qui est complètement connectée à l’état – structurellement et financièrement – Al-Azhar n’a pas changé de discours durant la révolution.
Al-Azhar a appelé au calme et a dénoncé « le corps à corps » égyptien. Des déclarations vagues mais qui ne font aucune mention au régime. Elle a certes demandé l’ouverture d’un dialogue, mais ce n’est que lorsque le Porte-parole officiel de Al-Azhar, Mohammed Rifa’a Al-Tahtawi, a soumis sa démission et s’est rallié aux manifestants que d’autres dignitaires de l’institution se sont joints aux manifestations.
Pour sa part, le Bureau du Grand Mufti d’Al-Azhar a tout mis en œuvre pour fournir une couverture religieuse au régime. Durant toute la révolution, il est clair que le public a prêté peu d’attention aux prises de position orientées de cette institution religieuse officielle.
La position de l’institution religieuse Chrétienne la plus en vue, l’Église Copte, a été encore plus soumis au régime. Le pape Shenouda s’est opposé le 25 janvier aux manifestations et invite les Coptes à ne pas y participer. Il a maintenu cette position au cours de la révolution, déclarant ouvertement son soutien à Moubarak. Evidemment, beaucoup de Coptes étaient dans les rues, refusant de se soumettre aux directives du Pape.
La révolution est vécue par l’institution comme étant le plus grand défi porté contre l’Église et contre son monopole sur la représentation des Chrétiens d’Egypte. La participation de Chrétiens, la jeunesse en particulier, dans ces manifestations constitue une autre révolution, dirigée contre l’Église qui a utilisé un discours sectaire pour isoler les Coptes de la rue et les rassembler tous derrière le régime de Moubarak, prétextant toujours qu’il offre des garanties à la communauté Chrétienne.
Le mouvement musulman Salafi, quant à lui, a unanimement boycotté la révolution, la décrivant comme étant une sédition (fitna). Ils ont accepté les décennies d’injustice, mais ont rejeté la révolution. La révolution a ainsi révélé une alliance fortuite entre le régime Moubarak et le mouvement Salafi. Ce mouvement est soutenu en grande partie par l’Arabie Saoudite mais ses membres sont périodiquement soumis au harcèlement par le régime égyptien. Cependant, le régime n’a jamais cherché à l’éliminer tant que ce mouvement continuait à le soutenir politiquement.
Un des paradoxes de la révolution égyptienne est qu’un régime qui venait récemment d’interdire les Salafis des chaînes de télévision en les accusant d’inciter aux conflits sectaires a finalement radicalement changé sa position et a utilisé leurs shaykhs dans sa guerre contre la révolution. Ainsi, des personnalités salafis comme Mohammed Hassan, Mahmoud Al-Masri, Mostafa Al-Adawi, sont apparus à la télévision d’état et sur des chaînes privées liées au régime. Ils ont appelé à la fin des manifestations, utilisant des arguments sécuritaires et le danger de sédition (fitna). Certains sont allés jusqu’à douter du patriotisme de ceux qui appellent aux manifestations, arguant du fait que ces troubles sont une conspiration américano-sioniste et/ou liés à la révolution iranienne !
La position des Salafis vis-à-vis de la révolution égyptienne n’est pas une surprise, vu leur soutien indéfectible au régime. On peut rappeler la fatwa qu’ils avaient émis réclamant la mort de Mohammed El Baradei ou celle interdisant de se présenter contre le Président Moubarak lors des élections présidentielles de 2005.
Ce qui est surprenant, cependant, est la position des Salafis à Alexandrie. Cette tendance là est plus indépendante du régime et parfois même s’y opposait. Ses membres ont aussi subi toutes les mesures sécuritaires de l’Etat égyptien. Les campagnes d’arrestations ont atteint un niveau maximal après l’attentat contre l’Eglise Copte d’Alexandrie durant le nouvel an. Des centaines de Salafis ont été arrêtés et torturés, parfois à mort. Malgré cela, les Salafis d’Alexandrie se sont opposés à la révolution, allant jusqu’à la fermeture de quelques mosquées lors du « vendredi du Départ », espérant ainsi contrer les projets de manifestations après la prière du vendredi.
Les mouvements Salafis sont la source la plus importante du soutien religieux – direct et indirect – au régime, à l’heure actuelle. Ainsi l’avenir de ce mouvement est en question. Si la révolution finit par triompher cela poussera certainement les Salafis à réviser totalement leurs positions. Par contre, si la révolution est incapable de réaliser ses aspirations démocratiques, le mouvement Salafi pourra continuer à réaffirmer sa vieille position de soutien au régime.
Certainement, cette brève analyse inclut beaucoup de généralisation en ce qui concerne le mouvement Salafi. Le fait que le mouvement Salafi était généralement opposé à la révolution et allié au régime ne signifie pas qu’il n’y avait aucune voix Salafi en faveur de la révolution. Quelques voix ont pris position contre le régime, peut-être même de façon plus radicale que beaucoup de libéraux ou de gauchistes.
Le reste des forces politiques comprenant le courant islamiste est divisé entre les tendances Jihadi armés qui ont combattu contre le régime durant des décennies avant de renoncer à la violence et les groupes non-violents, tels les Frères musulmans.
À l’exception de déclarations de soutien aux manifestations faites par quelques leaders Jihadi tel que Tarik Al-Zumur, Al-Jamaat Al-Islamiya et le reste du Jihadis (ayant renoncé à la violence) ont appelé à l’arrêt immédiat des manifestations. Al-Jamaat Al-Islamiya ne veux pas du départ de Moubarak tout en exprimant sa satisfaction de son intention de ne pas vouloir renouveler son mandat. Mais les leaders d’Al-Jamaat Al-Islamiya ont insisté sur leur désir d’être associer au dialogue politique, bien qu’il n’ait pas participé à la révolution. Le régime a immédiatement accepté leur requête. Cela faisant partie de la stratégie du régime d’inclure beaucoup de forces politiques différentes dans un dialogue pour discuter des demandes qui ne sont pas ceux de la révolution.
Pour leur part, les Frères musulmans, eux, continue à participer aux manifestations. Cependant, il y a eut quelque changement dans la position des Frères musulmans lorsque ce mouvement a consenti à participer à un dialogue national initié par le pouvoir, alors que Moubarak est encore au pouvoir. Les Frères musulmans ont ainsi cédé sur la demande initiale du départ immédiat du président avant d’entamé tout dialogue.
Beaucoup doutent que les Frères musulmans reste malgré tout assez proche du régime, même s’ils manifestent dans la rue. Et il y a toujours cette revendication de devenir un mouvement politique légal et cette volonté de capitaliser les bénéfices de la révolution dans des améliorations tangibles de la position politique et légale du Mouvement, tant à l’intérieur du pays qu’à l’étranger.
De ce fait, beaucoup chez les Frères musulmans semblent encore agir avec une mentalité pré révolutionnaire, comme si aucune révolution n’a eu lieu et comme si le régime était toujours aussi fort. Ils peinent à se décider s’ils doivent entièrement s’approprier les demandes de la révolution ou pas.
(Traduction : Yamin Makri)



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