Robert Grossmann aurait-il été coupé?

L’intégrale…avec les commentaires.

Soit il a été censuré par le Journal, soit il a un peu modifié son texte par la suite

Voici ce qu’on peut lire sur son blog :


Ah le Reich de Wilhelm! Déployons nos rétroviseurs, marche arrière toute!

Par Robert Grossmann le mardi, 10 mai 2011, 16:17 – Lien permanent

 

Alors que jadis j’allais à la Maï Andacht – Maïdel Jagt, (1), aujourd’hui on me parle de célébrer de toute autres déités, moins envoûtantes.

Ce mois de mai 2011 sera celui des commémorations et des petites opérations de « révision ». Après Mitterrand et Bob Marley on va célébrer la Constitution… Pas la nôtre ! Une constitution enfouie dans les accessoires de l’histoire dont, disons les choses franchement, tout le monde se fout…sauf quelques édiles, quelques universitaires et … des officines ! Il s’agit de la constitution du Reich du Kaiser Wilhelm de 1911 !

Quelques éléments de contexte : En aout 1870 Strasbourg tombe sous un feu de bombes et d’obus lancés depuis la rive Kehloise du Rhin, tuant plus de 300 strasbourgeois et détruisant une grande partie de notre ville dont, entre autres, le choeur de la cathédrale, l’orphelinat, la bibliothèque et son précieux Hortus Déliciarum. C’est le général prussien Von Werder qui est à la manœuvre. Les strasbourgeois vont le surnommer von moerder, (le meurtrier), c’est dire avec quelle joie Strasbourg est devenue allemande.

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 Constitution de 1911 en Alsace: Robert Grossmann ou de l’antibochisme primaire

Les Dernières Nouvelles d’Alsace ont publié ce mercredi ma réponse au pamphlet de Robert Grossmann qui tirait à la Grosse Bertha sur la Constitution de 1911…

La version ci-dessous est légèrement différente de celle des DNA, qui n’avaient pas tenu compte de quelques modifications et corrections de bourdes qui m’avaient échappé.

mon grand-père maternel Alsacien soldat allemand du second Reich

Antibochisme primaire

Et maintenant, tous en chœur, avec Robert Grossmann, « Nos ancêtres, les Gaulois... »

Sacré Robert!

Il n’a rien perdu de son style d’à-peu-près flamboyant. Il cause, long comme un jour sans Marseillaise, dans le Journal, les Dernières Nouvelles d’Alsace,ce mardi matin, 17 mai 2011, ça nous change du feuilleton DSK.

« Déployons les rétroviseurs, marche arrière toute! » s’exclame-t-il , tout en nuance, en titre de son pamphlet dans les DNA qui nous avertissent de la colère de l’ex UJP: « …cette célébration, notamment dans l’hémicycle du conseil régional, est inappropriée. » Et vlan pour Philippe Richert!

Dans le genre cocorico (et pas kireriki) le Robe’s est imbattable.

« En ce mois de mai, on va donc célébrer la Constitution…Pas la nôtre! Un constitution enfouie dans l’histoire dont, disons les choses franchement, tout le monde se fout…sauf quelques édiles, quelques universitaires et…des officines! Il s’agit de la constitution du Reich du Kaiser Wilhelm, un texte de 1911! ». Weh, il a oublié Hansi!

Vous avez compris? Il n’y a de Constitution que celle de la Ve République, de notre héros national, le général de Gaulle. Quoi, on célèbrerait une Constitution étrangère? Celle d’un pays ennemi, là, juste de l’autre côté du Rhin? Et vous voudriez que Robert Grossmann se tût? C’est ne pas le connaître! Déroulède, au secours!

Et cette Constitution, étrangère,« enfouie dans l’histoire », d’aucuns voudraient la déterrer, la dégager de l’oubli? « …un texte de 1911 »

Und was noch? Prenant le parti populiste et antiparlementaire de l’ignorance, Robert Grossmann part au galop sur le cheval de l’anti-intellectualisme: (« tout le monde se fout…sauf quelques édiles, quelques universitaires…», les élus, le président de l’Université de Strasbourg apprécieront!

L’instituteur Robert Grossmann nous fait ensuite une leçon d’histoire assaisonnée à sa sauce patriotique franco-française. Il est cependant obligé de reconnaître, après les destructions et l’exode de nombreux Alsaciens francophiles, que « le Reich bismarckien va reconstruire et agrandir Strasbourg pour en faire une ville emblématique de sa culture… ».
Mais le négatif l’emporterait:

« Pendant les longues années d’annexion (bien entendu Louis XIV, lui, n’a pas annexé l’Alsace…), une main de fer a germanisé nos régions… » .

Ah, bon? Les Alsaciens parlaient donc tous le français en 1870? Foutaises! Même les Français de l’intérieur, dans les autres provinces, n’ont été linguistiquement francisés qu’avec la première guerre mondiale!

Robert Grossmann révise l’histoire. Il passe sous silence le fait que l’Alsace appartenait à l’aire germanique dont elle était le cap occidental jusqu’en 1648, et que, malgré les efforts des amis de Robert, de droite comme de gauche, notre région est, pour une part encore, de culture et de langue allemandes avec les dialectes qui y sont encore parlés.

Ce n’est pas pour rien que le quartier allemand de la ville sert souvent de décor à des films qui se passent à Berlin dans les années 1910 d’avant la révolution allemande qui a aussi eu lieu ici avec les conseils de soldats et d’ouvriers en 1918.

On laisse aux historiens le soin de débattre ces prochains jours de cette Constitution et du degré plus ou moins grand d’autonomie qu’elle laissait aux Alsaciens à la veille de la grande guerre. Robert Grossmann ne semble pas le mieux placé pour un jugement objectif.

On voit bien sa cible : « Ceux qui en appelaient à une Alsace autonome en furent pour leurs frais. ». Il faut croire que le spectre de cette autonomie effraye encore Robert! Vade retro Satanas!

Ce qui énerve plus notre conseiller municipal c’est le lieu choisi pour le colloque, la salle du conseil régional. Et un direct du droit sur Philippe Richert! La « majorité alsacienne » est bien mal en point.

Ce qui domine cependant c’est l’antibochisme primaire.

« Que compte-t-on nous apprendre avec cette constitution, que certains veulent se réapproprier? Les grandeurs du Reich et de la germanité? Les bonheurs d’une Alsace autonome comme elle ne le fut pas avec la constitution de 1911? ».

Qu’à l’heure de l’Europe, et de la déjà vieille réconciliation franco-allemande, on en soit encore là, signe son bonhomme!

Qui, sinon, lui, parle de « modéliser cette période, de la vanter », confondant le travail de l’histoire et les leçons politiques qu’on peut en tirer, avec le domaine de la propagande qui est manifestement le sien?

« Il s’est passé des choses de 1911 à 1945 …», menace-t-il. Comme si on ne le savait pas! Mais de là à assimiler tout ce qui est allemand à la trique impériale du Kaiser (et Napoléon III?) et au nazisme?

Notre pamphlétaire voir le Teufel partout: un « appel à la fête nationale alsacienne », « des lectures publiques » (on croyait que Grossmann aimait lire?), « une manifestation autonomiste place Kléber », « d’autres événements inattendus »…Et une dernière dose d’anti-germanisme: « Bref certains vont ressusciter (il ne dit pas commémorer) le 30 mai 1911, l’esprit nimbé de nostalgie (forcément, la nostalgie) et les regards embués tournés par-delà le Rhin» – Le Rhin Français, ou la Gallia, ex-Germania!- lui ne regarde, depuis la Robert-sau que vers l’ouest…

Ce ne sont que des « actes militants rétrogrades et obscurantistes ». Fermez le ban. Section, en avant, avec le caporal-chef Grossmann, drapeau tricolore en tête, (au fait tu changes quand ton patronyme germanique? ) pour reconquérir la rive gauche du Rhin, ce fleuve si français qu’il arrête les particules radioactives venus de l’est…

Jean-Claude Meyer
17 mai 2011

Documents

http://mjp.univ-perp.fr/constit/de1911alsacelor.htm

http://www.lalsace.fr/actualite/2011/05/11/la-constitution-de-1911-des-cles-pour-aujourd-hui

 Tous en Palestine le 8 juillet!

Ci-dessous, un deuxième appel des ONG palestiniennes pour une grande mission internationale en Palestine

Pour partir en mission en juillet lisez les informations suivantes : http://bienvenuepalestine.com/?page_id=107

Contact pour la France : contact@BienvenuePalestine.com
Contact dans l’Est de la France : VentDEst2011@gmail.com

Soutenons la flottille pour Gaza mais n’oublions pas le reste de la Palestine.

Mission en Palestine du 8 au 16 juillet 2011
Mazin Qumsiyeh et Lubna Marsawa, au nom du comité de coordination de la mission du 8 juillet 2011, nous adressent ce deuxième appel : 

Appel palestinien à la société civile internationale.

chers amis,

les organisations de la société civile palestinienne applaudissent à la flotille de la liberté qui, de nouveau, va défier en mai prochain le siège illégal et brutal infligé aux habitants de gaza. a travers le monde, les gens honnêtes s’efforceront de soutenir cette initiative internationale.

tandis que l’attention est focalisée sur gaza, nous ne devons pas oublier que l’occupant israélien poursuit sa politique raciste d’apartheid dans toute la palestine historique. dans la cisjordanie, à jérusalem est, dans le neguev et en galilée, le nettoyage ethnique, l’assassinat, l’emprisonnement de civils ne représentent qu’une infime partie des violations des droits humains fondamentaux. le but étant de nous maintenir à la fois isolés et divisés, pour parvenir à une totale dépossession.

c’est pour cette raison que nous en appelons aux organisations de la société civile et aux personnes de conscience à travers le monde, pour qu’elles apportent leur soutien et qu’elles s’associent cet été à l’autre important défi international, concernant le siège de toute la palestine.

les indignités dont les israéliens accablent quotidiennement les palestiniens se reflètent dans l’attitude des fonctionnaires de l’aéroport de tel aviv, qui s’efforcent d’empêcher l’entrée des militants des droits de l’homme, bien que les territoires palestiniens soient considérés au niveau international comme étant illégalement occupés par israël. nous devons nous opposer à ce comportement arbitraire, illégal et abusif d’israël.

du 8 au 16 juillet 2011 : une semaine de la solidarité.

des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants atterriront à l’aéroport de tel aviv pour nous rendre visite en palestine – dès lors que l’occupant israélien a anéanti l’unique aéroport palestinien, et qu’il contrôle les entrées depuis la jordanie.

il faut que la communauté internationale reconnaisse notre droit fondamental à accueillir en palestine des visiteurs venant de l’étranger, et qu’elle soutienne le droit de ses propres ressortissants à se rendre en palestine sans subir de harcèlement de la part de fonctionnaires de ce même gouvernement qui nous soumet à l’occupation et qui viole la plupart de nos droits fondamentaux.

 

nous faisons appel aux citoyens de nombreux pays pour qu’ils nous rendent visite le 8 juillet prochain. tandis qu’israël s’évertue à nous isoler, nous vous invitons à nous rejoindre de façon franche et fière, comme il convient aux gens honnêtes que vous êtes. n’acceptez pas le rôle que s’octroient les israéliens, de nous tenir à l’écart ou de vous contraindre à vous exprimer sans la probité qui vous est habituelle.

vous serez hébergés sur place. vous apprécierez l’hospitalité palestinienne, ainsi que le programme de solidarité et d’activités pour la paix, dans toutes les villes et villages en butte à l’annexion de leurs terres.

des groupes militants en europe et aux etats-unis organisent des délégations. si vous souhaitez prendre contact avec celle de votre pays, veuillez nous contacter à l’adresse suivante : info@palestinian.org

Al-Rowwad Cultural and Theatre Training Centre, www.alrowwad-acts.ps
Alternative Information Center www.alternativenews.org
BADIL Resource Center for Palestinian Residency and Refugee Rights:www.badil.org/
Bil’in Popular Resistance Committee www.bilin-village.org
Friends of Freedom and Justice, Bil’in www.bilin-ffj.org
Grassroots Palestinian Anti-Apartheid Wall Campaign www.stopthewall.org
Holy Land Trust: www.holylandtrust.org
International Solidarity Movement: www.palsolidarity.org
Open Bethlehem: www.openbethlehem.org
Palestinian Centre for Rapprochement between People www.PCR.PS
Palestine Justice Network www.palestinejn.org
Palestine Solidarity Project WWW.palestinesolidarityproject.org
Popular Struggle Coordinating Committee www.popularstruggle.org/
Siraj Center for Holy Land Studies, www.sirajcenter.org
Youth Against Settlements (Hebron)

 Alsace/annexion/nazisme

Justice et Liberté

http://collectifjusticeetlibertes.blogspot.com/

organisait samedi dernier, 2 avril, un après-midi de réflexion sur l’Alsace et le nazisme.

Un travail de mémoire et de connaissance qui tarde à venir en Alsace profonde

justice et libertés alsace nazisme

L’actualité nous a gâtés, puisque dans la semaine, plusieurs néo-nazis ont été interpellés, gardés à vue et pour certains mis en détention préventive, suite aux profanations de cimetières musulmans et juifs dans la région.

http://la-feuille-de-chou.fr/?p=5517

Les historiens, professeurs honoraires de l’IEP et de l’Université de Metz, Léon Strauss et Alfred Wahl avaient bien voulu participer à cet après-midi. et nous les remercions vivement de nous avoir apporté de nombreuses informations précieuses sur la région, qui permettent de mieux comprendre les succès de l’extrême-droite ici.

En dépit d’un nombre moins important que souhaité des participants, ce fut un succès et le débat, avant le café, fut animé.

justice et libertés alsace nazisme raymond olff

Le résistant alsacien Raymond Olff nous a fait l’honneur de sa présence et a témoigné sur les années d’avant guerre et les années sombres de l’occupation de la France.

Alsace nazisme Wahl Strauss Justice et Libertés

Alsace nazisme Wahl J L

Alsace nazisme Léon Strauss J L

Alsace nazisme débat 1

Alsace nazisme débats 2

Alsace nazisme Justice et Libertés

Alsace nazisme Justice et Libertés
2 avr. 2011
de jcreyem
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 De hauts responsables politiques européens s’inquiètent de la situation au Moyen-Orient et écrivent au président du Conseil européen et à quelques autres…

Pas lu dans les médias dominants

Pendant que le gouverne/ment français ordonne de poursuivre les boycotteurs et que Stéphane Hessel, Leila Shahid, Michel Warschawski, etc, sont interdits de parole à l’École normale supérieure, plusieurs anciens hauts responsables politiques européens s’inquiètent: le temps presse; il faut reconnaître un État palestinien presse ne disant mot de cet important document, la Feuille (WikLeaks) de Chou le publie…

boycott Ahava chez Sephora feuiile2choufoto

A: Herman van Rompuy, président du Conseil européen (datée du 2 décembre 2010)
Lady Catherine Ashton, Haute représentante pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité / première Vice-présidente de la Commission européenne (datée du 2 décembre 2010)
Copie : Chefs de gouvernement de l’Union européenne (datée du 6 décembre 2010)
Ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne (datée du 6 décembre 2010)
De: Groupe des anciens dirigeants européens (ELFG)

Réf : Application des Conclusions du Conseil sur le processus de paix au Moyen- Orient

Lettre au président du Conseil européen

L’année 2011 aura une importance déterminante pour l’avenir du Moyen-Orient, peut-être pour plusieurs années.
Le 8 décembre 2009, le Conseil des affaires étrangères de l’Union européenne a adopté une série de « Conclusions du Conseil sur le processus de paix au Moyen-Orient ». Le document qui en a résulté, essentiellement une vision collective européenne de résolution du conflit israélo-arabe, a présenté de manière claire et concise les conditions d’une paix globale, comprenant «une solution à deux Etats au conflit israélo- palestinien ». Il a également identifié un certain nombre de termes de référence pour les négociations. Le Conseil a en outre reconnu que la paix au Moyen-Orient est « un intérêt fondamental » non seulement pour les parties de la région, mais aussi pour l’Union européenne elle-même. Avec cette déclaration, l’Union européenne a éveillé un intérêt considérable et a suscité des attentes quant à sa capacité à faire avancer le processus de paix. Elle a en effet formulé ce que la communauté internationale tout entière, y compris l’administration actuelle aux Etats-Unis, considère comme juste.
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 Israël-Europe : Convergence des extrêmes-droites.

409 connexions le 26 12 10

Communiqué de presse BN UJFP 26 décembre 2010

Le gouvernement israélien annonce désormais ouvertement que la colonisation va se développer indéfiniment, qu’aucun retrait n’est envisageable et que toutes les annexions seront définitives. Il n’est plus question d’État Palestinien. Les États-Unis ont capitulé devant cette intransigeance. Les Etats Européens n’ont pas l’intention de relever le gant en appliquant des sanctions. Dans ces conditions, les négociations n’ont plus de sens puisque plus rien n’est négociable, ni l’évacuation des territoires occupés ou le démantèlement des colonies, ni le statut de Jérusalem, ni le droit au retour des réfugiés palestiniens.

Dans un tel contexte, on ne s’étonnera pas du rapprochement de l’extrême droite européenne avec Israël où plusieurs de ses dirigeants viennent d’être reçus à la Knesset. Ils y ont manifesté leur admiration pour un pays à l’avant-garde de la lutte contre le terrorisme » et l’Islam.

Effectivement les actions israéliennes sur le terrain sont plutôt des marqueurs de l’extrême droite que des démocraties :
- Blocus de la Bande de Gaza depuis quatre ans contre un million et demi de civils Palestiniens,>
- Nettoyage ethnique de Jérusalem en marche, avec les destructions ou confiscations de maisons à Sheikh Jarrah et Silwan,
- Discriminations et répression grandissantes envers les Palestiniens de 48, dont le procès en cours à Haïfa est l’illustration : Ameer Makhoul,coordonnateur de Ittijah, coalition des associations arabes d’Israël, y est accusé d’« espionnage » sur la seule preuve d’aveux extorqués par la « pression physique ».

L’UJFP a été présente au procès d’Ameer Makhoul dès le 20 décembre 2010, avec le témoignage d’une membre de son Bureau National.

Elle participera aux commémorations de l’agression israélienne contre Gaza, il y a deux ans, notamment à Paris le 26 décembre sur le Parvis des Droits de l’Homme .

Elle travaille dans l’unité à la campagne nationale « un bateau français pour Gaza » dont le but est, avec une flottille internationale, de dénoncer et briser le blocus.

Elle prend toute sa part dans la campagne internationale BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) pour isoler le régime israélien tant que dureront l’occupation, la colonisation et la discrimination.

Le BN de l’UJFP, Paris, le 26 décembre 2010

 Connaître l’ennemi…

La haine à l’état chimiquement pur…

Nous publions cet appel sioniste à la guerre et, pourquoi pas, à achever la Nakba, sans commentaire autre que le fait d’avoir mis en gras, le plus délirant.

Il est préférable de savoir quel genre de fous sont en face. Surtout armés de 200 têtes nucléaires!

Le 11 janvier, à Strasbourg, vous aurez l’occasion d’entendre Michel Warschavski, sur le thème:

ISRAËL AU BORD DU SUICIDE

à 20h à la Maison des Syndicats

1, rue Sédillot

Qu’un sang impur abreuve nos Sion” (sic)

Par Jacques KUPFER

Likoud France, fabricant d’antisémitisme?

A défaut d’agir à temps, l’état d’Israël et le peuple juif se trouvent confrontés à une grave initiative de la part de pays étrangers qui oublient leurs problèmes internes pour concentrer leurs efforts contre l’état juif. Ne parlons pas d’un lamentable Kouchner qui a réussi à concentrer sur sa personne l’hostilité juive ressentie pour un pauvre type, le mépris total des arabes pour ce dhimmi juif et l’opposition assurée de la classe politique de droite contre cet intrus de gauche et de la gauche pour ce renégat passé au service de la droite. Son dernier acte fut de conférer la légion d’honneur à un terroriste « palestinien » qu’il congratula lourdement. Belle épitaphe résumant sa carrière ministérielle!

Le Brésil, l’Argentine et quelques autres pays d’Amérique latine, dirigés par des gouvernements de gauche, ont reconnu un Etat « palestinien » virtuel.

Les efforts de la gauche israélienne ont donc réussi à faire croire au monde que le peuple « palestinien » existait et les arabes habitant la terre d’Erets Israël ont fini par croire eux-mêmes en leur existence nationale. Les manœuvres des Kouchner hors d’Israël et de nos traîtres intérieurs ont concouru à convaincre le monde entier que la solution à tous les problèmes, y compris le réchauffement de la planète, la sécheresse en Afrique, l’occupation du Tibet par la Chine et le problème des Tamouls au Sri Lanka, était dépendante du conflit israélo- »palestinien ».

Ne pas avoir eu le courage de dire la vérité nous a amené dans une inextricable situation politique. Nous sommes les pourvoyeurs pratiquement uniques des résolutions de l’ONU, des décisions de l’UNESCO et de toutes les conférences internationales.

Le bluff « palestinien »…

Désormais le bluff palestinien a pris corps et de nombreux pays reconnaîtront l’état de « Palestine ». Un 23ème état arabe manquait à l’équilibre du monde! Comment Israël doit-il réagir?

Une action diplomatique pour éviter la reconnaissance de cet état arabe terroriste par l’administration Obama et par les états européens soumis à la crainte des actions mafieuses arabes signifierait se mettre la tête sur le billot et attendre la hache occidentale!

Espérer éviter de futures reconnaissances occidentales nécessiterait d’accepter les exigences toujours plus dangereuses et payer pour chaque soutien éventuel un prix excessif. Nous serions soumis à un chantage permanent. Ne pas reprendre l’initiative politique signifierait condamner nos amis dans le monde, et ils sont nombreux, au silence, à l’immobilisme et à l’incapacité de défendre la politique israélienne.

Les délégués du dernier congrès du Fatah (« les modérés palestiniens ») sont revenus à leur habituel « non » du congrès de Khartoum. Non à Israël comme Etat juif, non à toute discussion territoriale hormis le retour d’Israël à ce que Abba Eban appelait les frontières « d’Auschwitz », non à toute discussion avant que les Juifs ne gèlent leurs constructions dans leur pays. Cette position modérée a été soutenue par Alliot-Marie et les régimes dhimmi occidentaux. Dans de telles conditions de la part des squatters arabes sur notre terre, comment peut réagir Israël?

La seule et unique solution consiste désormais à faire exploser la bulle « palestinienne » de manière définitive. Cela signifie supprimer toute possibilité de démantèlement de la Terre d’Israël et éliminer toute tentative de revendication sur notre territoire national. Nous devons mettre un terme à une politique qui nous pousse vers le gouffre de la totale « délégitimation » (sic !). Notre droit est imprescriptible sur le plan historique, religieux, légal. Il s’agit d’un droit que nous avons payé en prières, en sueur et en sang. L’alternative est soit le suicide soit une vigoureuse offensive politique et si nécessaire militaire.

Annexer…

Puisque nous n’avons pas et que nous n’avons en fait jamais eu de partenaire, déclarons « urbi et orbi » qu’il n’y aura pas de troisième état « palestinien ». La Jordanie est déjà peuplée de 80% d’arabes se déclarant « palestiniens » et occupe les trois quarts des territoires qui devaient revenir à l’Etat juif. La puissance mandataire britannique avait arraché au foyer national juif la deuxième rive du Jourdain pour la donner à un émir originaire du Hedjaz. Seul Jabotinsky et ses disciples s’étaient élevés contre cette amputation. Le deuxième état « palestinien » est le Hamastan dans la bande de Gaza concédée par Israël aux ennemis de notre Etat.

Israël doit annexer la Judée Samarie, étendre la loi israélienne sur les terres historiques de notre héritage territorial et laisser aux arabes qui y habitent le choix entre la nationalité jordanienne, le départ compensé ou le statut de résident respectueux des lois de l’état Juif.

L’annexion mettrait fin aux spéculations sur les frontières futures d’un éventuel état terroriste arabe et ne nous attirerait pas plus les foudres européennes et américaines qu’à l’heure actuelle. Elle avancerait de peu l’inévitable conflit militaire qui nous opposera aux ennemis et que toute personne lucide en Israël sait inévitable. Le Hezbollah que nous n’avons pas écrasé, s’est armé de plus de cinquante mille missiles pointés contre Israël. Le Hamas et ses Kassams, le Fatah et ses alliés arabes dans l’état d’Israël nous prédisent des moments difficiles. . Ce conflit nous opposera également à la Syrie et à ses alliés iraniens et à des velléités turques de nous agresser.

Il faudra alors ne pas voler la victoire de Tsahal et de notre peuple et ne pas accepter de cessez-le-feu avant la destruction définitive et totale de l’ennemi.

(la solution finale?)

Lorsqu’on tarde pendant des décennies à agir comme des sionistes conscients, il ne reste plus qu’à réagir en fonction des circonstances.

La seule solution pour notre avenir et celui de nos générations futures : établir la loi juive sur tout Erets Israël et si c’est indispensable « Qu’un sang impur abreuve notre Sion ! ».

 Israël ne peut soumettre l’occupation à un referendum immoral

Hutzpah!

(Toupet)

(Yiddish) unbelievable gall; insolence; audacity

cheekiness, insolence, impertinence, impudence, crust, freshness, gall – the trait of being rude and impertinent; inclined to take liberties

par Gideon Levy
publié le lundi 29 novembre 2010.
http://www.haaretz.com/print-edition/opinion/israel-can-t-put-occupation-up-for-immoral-referendum-1.327291

Trad. M.C.

La démocratie israélienne dans toute sa splendeur : le peuple tout entier se prononcera sur le prochain accord de paix, mais pas sur la question des colonies et des annexions, et pas sur la question des guerres.

28.11.10

La duperie israélienne dans toute sa splendeur : les législateurs adoptent des lois relatives au jour où on arrivera à un accord et dont le but est de différer l’arrivée de ce jour aussi longtemps que possible. Et la morale israélienne apparaît dans toute sa splendeur. On formule une question manifestement immorale en vue d’un referendum, et on aggrave notre cas parce que nous seuls, Israéliens, qui appartenons au peuple élu, déciderons du sort d’un autre peuple qui vit sous occupation depuis des générations et parce que nous osons qualifier toute cette bouffonnerie de démocratie. En fait, c’est le toupet israélien dans toute son horreur.

La question qui sera soumise à referendum est immorale. Voilà que la poursuite de l’occupation fait objet de scrutin, —comme s’il était concevable de poser une telle question. Les électeurs se verront demander qui est en faveur de la poursuite de l’occupation et qui est contre.

Exactement de même qu’un accord conclu dans le milieu du crime organisé sur des biens volés ne serait jamais acceptable dans une salle d’audience, ce type de question sur la poursuite d’une occupation est totalement indéfendable.

De même, l’idée que nous soyons les seuls à décider si les résidents syriens du Plateau du Golan ainsi que les Palestiniens de Cisjordanie et de la Bande de Gaza se verront accorder le droit à l’autodétermination et les libertés fondamentales est totalement absurde et montre à quel point les valeurs de moralité et de justice sont déformées et perverties dans ce pays. Le fait essentiel a depuis longtemps été oublié, comme s’il n’avait jamais existé : ce qui est en cause ici est une conquête illégitime qui n’est reconnue par aucun état au monde.

Vu ces circonstances, les Israéliens n’ont pas le droit de discuter de l’avenir de cette occupation. Ici, ce fait élémentaire est perçu comme une illusion, car tout ce qui se rapporte au droit international est rejeté comme illusoire ou antisémite.

Si referendum il doit y avoir, il devrait porter sur la seule question pertinente : un seul état ou deux ?

Ces deux possibilités légitimes devraient être à l’ordre du jour du referendum : octroi total des libertés civiles à la population conquise ou fin de l’occupation. Voulez-vous vraiment un référendum ? Dans l’affirmative, il peut uniquement porter sur cette question. Vous voulez la démocratie ? Dans l’affirmative, il faut consulter tout le monde, y compris les Palestiniens.

Le problème est que ces idées sont à des années-lumière de la mentalité israélienne ; elles sont considérées comme irrecevables, et nous nous sommes bâti notre propre monde imaginaire dans lequel nous sommes les seuls acteurs. Le referendum voulu par Benjamin Netanyahu et son gouvernement a été concocté dans le seul but de semer davantage d’embûches sur le chemin d’un accord de paix et de soustraire à leur devoir des dirigeants lâches.

Le gouvernement actuel et ceux de ses prédécesseurs qui étaient animés du même esprit n’ont jamais organisé de referendum sur la construction des colonies, qui est une mesure non moins cruciale que le retrait territorial ; et ils n’ont pas non plus organisé de referendum sur l’annexion des Hauteurs du Golan et de Jérusalem-Est ou sur la cessation des guerres. Aucune de ces mesures n’a justifié un referendum ; mais pour les décisions actuelles, voilà tout d’un coup que le consentement populaire est nécessaire, apparemment dans l’espoir que le peuple s’opposera à toute concession.

En attendant, il n’y a toujours ni accord de paix ni referendum, et les dégâts empirent. D’autre part, le monde regarde comment Israël accumule toujours davantage d’obstacles et de difficultés afin d’empêcher tout accord de paix.

Et pourquoi ne devrait-il en aucun cas y avoir de referendum —même dans un scénario où la Knesset rejetterait un accord proposé ? La réponse est que l’organisation d’un “referendum-quoi-qu’il-arrive” favoriserait et promouvrait l’établissement d’un accord.

Voici la vraie question : mais bon dieu, qu’est-ce que vous voulez à la fin, et où allons-nous ? Les colonies continueront à se construire, l’occupation se fera plus profonde et plus écrasante —Alors ?

Combien d’Israéliens pourraient ne serait que répondre à la question : que voulez-vous qu’il y ait ici dans dix ans ? Dans vingt ans ? À votre avis, qu’est-ce qui se maintiendra ici : est-ce qu’il y aura toujours statu quo ?

Le premier ministre a-t-il une réponse à ces questions ? Le négociateur palestinien Saeb Erekat a récemment décrit la situation de cette façon : “J’ai rencontré des premiers ministres israéliens inquiets pour la sécurité d’Israël dans 300 ans, et d’une certaine façon je les comprenais ; mais un premier ministre dont l’unique souci est ce que vont dire les prochaines actualités télévisées est quelque chose que je n’avais jamais imaginé.”

Le temps des questions et des referendums devrait venir avant même le prochain journal télévisé. Ce moment est en fait venu depuis longtemps. Mais rassemblons enfin le courage de nous poser les questions réellement importantes.

par Gideon Levy