Communiqué de presse du MRAP suite aux propos racistes entendus à Roubaix

Une bonne question, qui vaut pour Strasbourg aussi… « Pourquoi ces campements, c’est toujours pour les quartiers pauvres ? » interroge un président d’association.

Suite à la réunion publique organisée par la ville de Roubaix et animée par l’Aréas, des propos particulièrement grave ont été tenus par des habitants.

Lire ici: http://www.lavoixdunord.fr/region/roubaix-les-riverains-de-la-rue-d-avelghem-ont-dit-non-ia24b58797n1267476

Le Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) ne peut rester muet devant l’hystérie qui va grandissante.

Cela fait froid dans le dos lorsqu’on entend les réactions à l’arrivée des familles rroms sur un terrain, ici à Roubaix. On est renvoyé comme dans un cauchemar.

Les militants du MRAP sont extrêmement préoccupés par l’attitude des pouvoirs publics et par voie de conséquence des habitants, à l’égard des rroms.

D’abord parce qu’en acceptant de laisser les familles rroms vivre sur des camps de fortunes, même mieux équipés, ils confortent l’idée saugrenue qu’elles ne sont pas comme nous, qu’elles ne peuvent pas, ne savent pas vivre comme nous dans une maison,

Ensuite parce que nous savons que la concentration sur un même territoire d’autant de précarité produit de tels effets néfastes sur les personnes – riverains mais aussi occupants, et en particulier sur les enfants et les femmes qu’il devient parfaitement irresponsable de continuer cette politique. La preuve en est qu’aux 3 Ponts par exemple, il a été décidé de dé-densifier pour lutter contre le marché noir, la délinquance, la déscolarisation, etc…

Enfin, parce qu’il devient urgent de dédier des moyens humains, pédagogiques, politiques pour lutter contre le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie, la xénophobie. Ces moyens doivent traiter le problème des préjugés, de l’ignorance, des clichés.

La fraternité, l’amitié entre les peuples ne peut faire l’économie d’une lutte sans concession contre les propos, les postures, les idées racistes. Il est inconcevable de laisser croire aux Roubaisiens qu’il est admis d’être raciste.

Auschwitz a été un camp, où les hommes entassés ont été humiliés, méprisés et menés à la mort physique et morale. Il est absolument nécessaire de rappeler cela aux riverains du terrain de Westaflex pour leur dire qu’ils sont indignes de cette comparaison et qu’ils valent mieux que les nazis. Ces Roubaisiens, ces Roubaisiennes peuvent accueillir l’autre et aider à lutter contre toutes les discriminations. Nous les appelons non pas à résister contre l’installation des familles près de chez eux mais bien à lutter contre les discriminations dont ces familles sont victimes dans leur pays et en Europe. Nous les appelons à rejoindre ces hommes, ces femmes qui tous les jours rejoignent un réseau de bénévoles roubaisiens qui travaillent à l’intégration des familles rroms pour éviter leur isolement et donc leur exclusion. Engagés ou non dans des associations, des hommes, des femmes, parfois même des familles qui vivent souvent à proximité du camp du Galon d’eau, donnent aux familles rroms, dans un discrétion qui les honorent, une image fraternelle de notre pays, de notre ville. Nous en appelons aux riverains de la rue d’Avelghem de rejoindre cette formidable dynamique.

Pour le MRAP
Nawal BADAOUI
Liliane PETRIEUX

 Femmes contre l’austérité

bandeau41-960x198

Austérité: les femmes sont les premières pénalisées.

Refusons de trinquer!

Les femmes sont au premier rang du temps partiel imposé, des bas salaires et de la pauvreté.

Les femmes constituent la majorité des salariés peu rémunérés de la Fonction Publique et des Collectivités territoriales.

Les femmes sont les premières utilisatrices des services publics et subissent leur démantèlement.

Les femmes subissent de plein fouet la politique d’austérité!

Venez en discuter et apporter votre avis et vos revendications:

Assemblée citoyenne du Front de Gauche

Mercredi 22 mai 2013 à 18h

Hall du Théâtre de Hautepierre (Tram terminus Maillon)

organisée par: PCF, Parti de Gauche, Gauche Unitaire, PCOF, Cercle Communiste d’Alsace, gauche Anticapitaliste, Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE), et soutenu par: Organisation de Femmes EGALITE- Comité Louise Michel

Pour porter leurs exigences et faire entendre leur voix, une grande Marche des Femmes contre l’austérité est organisée le 9 juin à Paris.

Signez et diffusez l’appel:

http://www.femmescontreausterite.com

 

 Suppression du mot «race» : une première mesure qui en appelle d’autres

mrap logo

Les députés examinent jeudi 16 mai une proposition de loi, à l’initiative des députés du Front de gauche, visant à supprimer le terme litigieux de « race » figurant dans une soixantaine de textes législatifs, comme cela avait déjà été proposé en 2003.

Le MRAP, qui, depuis sa création et plus spécialement depuis la loi de 1972 contre le racisme, explique, notamment dans ses interventions scolaires, qu’il n’y a qu’une race, la race humaine, se réjouit de cette initiative. C’est au nom de la prétendue existence de « races » que les crimes les plus monstrueux ont été commis dans l’histoire de l’humanité parmi lesquels l’esclavage et les exterminations massives et planifiées d’hommes, de femmes, d’enfants. Comme le disait le généticien Albert Jacquard : « Compte tenu des implications biologiques que tant d’écrits, de doctrines et de politiques ont accroché, de façon indélébile, au mot “race”, ne serait-il pas prudent de l’éliminer, comme on le fait d’un outil inutile et dangereux ? »

Comme l’ont écrit les députés Front de Gauche dans l’exposé des motifs de leur proposition de loi : « En supprimant la catégorie juridique de « races » nous cesserions de donner une légitimité juridique aux idéologies racistes et nous affirmerions, enfin, qu’elles s’appuient sur un concept qui n’a aucun fondement scientifique. »

Certes, la portée de ce vote sera purement symbolique : la suppression du mot « race » n’entrainera malheureusement pas la disparition du « racisme ».

Aujourd’hui, alors que vient de s’achever un quinquennat au cours duquel la stigmatisation, la xénophobie et le racisme se sont exprimés au plus haut niveau de l’État , alors que le concept de race revient en force dans certains discours extrémistes, la flambée du racisme et de la xénophobie a pris des proportions inquiétantes : 69 % des Français estiment qu’il y a trop d’immigrés (+22 % par rapport à 2009), le rapport de la CNCDH indique une hausse des menaces et actes racistes de 23 %. Des thèses racialistes se développent.

Le combat contre toute forme de racisme est avant tout un combat pour l’arrêt de la stigmatisation de catégories de personnes, Roms, immigrés… et un combat pour l’égalité des droits. L’existence sur le sol français d’hommes, de femmes sans droits, sans reconnaissance ne peut que prêter le flanc aux thèses racistes.

Pour le MRAP, la lutte contre le racisme passe par une vigilance de tous les jours et par la régularisation de tous les sans papiers, l’ accès des Roms à tous leurs droits de citoyens européens. Elle passe aussi par le droit de vote et d’éligibilité reconnus pour tous les étrangers vivant sur le territoire français qu’ils soient ou non européens et plus généralement par l’accès à l’égalité des droits pour tous les résidents.

Paris, le 16 mai 2013.
_____

 Pas de Valls sur les cadavres de Roms

Article paru sur Mediapart
La France construit sa politique anti-roms sur des cadavres
15 mai 2013 Par philippe alain

Depuis lundi 13 mai 2013, la politique de stigmatisation menée par le gouvernement français contre les roms ne se chiffre plus seulement en nombre de reconduites à la frontière ou en nombre de destruction de bidonvilles. Elle se chiffre désormais en nombre de cadavres. Beni, un garçon de 12 ans, ainsi que 2 femmes, Pamela et Patrina sont morts, brûlés vifs, dans l’incendie de l’immeuble dans lequel ils vivaient à Lyon depuis 8 mois.

Il y a quelques jours, en prévision d’une expulsion à venir, la mairie de Lyon, dirigée par le très socialiste Gérard Collomb coupe l’électricité, tenez-vous bien, pour des raisons de sécurité… Les squatteurs ont osé se brancher sur un distributeur de courant et monsieur Collomb craint probablement que des enfants s’électrocutent. Bien lui en a pris, personne n’est mort électrocuté. Il oublie juste que les Roms sont comme nous, ils ont besoin de lumière. (1) Faute de courant, ils s’éclairent donc à la bougie et trois d’entre eux en sont morts.

Quelques heures après l’incendie, alors que les pompiers travaillent toujours sur les lieux du sinistre et que de nombreux journalistes sont présents, les familles se regroupent sur la place voisine. C’est toute la communauté rom de Lyon qui vient présenter ses condoléances aux familles endeuillées. Un peu plus tard dans la matinée, des hommes en noir affublés d’oreillettes blanches descendent de grosses berlines. Les journalistes quittent la place et le bruit commence à courir que Manuel Valls arrive sur les lieux du drame. Dans la confusion la plus totale et en évitant soigneusement les familles, Manuel Valls, Ministre de l’Intérieur, Christine Taubira, Ministre de la Justice, Gérard Collomb, maire de Lyon, Jean-François Carenco, Préfet de la région Rhône-Alpes vont se présenter devant le bâtiment qui fume encore.

Pas une de ces personnalités qui représentent les plus hautes institutions de la République et élevées dans le sérail des grandes écoles françaises où on n’enseigne visiblement pas la politesse la plus élémentaire, ne va venir présenter ses condoléances aux familles qui attendent à quelques mètres. Les roms sont-ils dangereux ? Manuel Valls aurait-il peur de femmes et d’enfants tétanisés par la douleur ? Un geste, une parole, un simple regard d’un ministre pour dire aux familles que la République Française s’incline devant leur douleur ? Non, rien, rien de rien. Roms vous êtes, roms vous resterez. Au contraire, Valls, oubliant la souffrance dans laquelle sont plongées les familles endeuillées va réaffirmer le leit-motiv de sa pré-campagne présidentielle qui est également devenu le fondement de la politique du gouvernement français contre la minorité rom: « Il faut poursuivre le travail de démantèlement et d’évacuation des campements », « comme l’a si bien commencé Nicolas Sarkozy » aurait-il pu ajouter. Aucune pudeur, aucune retenue. Alors qu’il a sous les yeux le résultat de plusieurs années d’expulsions à répétition, il répète inlassablement les même paroles et promet la même politique qui est responsable de la mort de 3 personnes. Valls tient absolument à continuer la chasse aux femmes, aux enfants, aux vieillards. Il tient absolument à les condamner à vivre dans des endroits de plus en plus dangereux quitte à ce qu’ils en meurent.

Madame Taubira, qu’on a connu plus inspirée se contente d’approuver les propos de son ministre de tutelle, comme si elle n’avait plus aucun rôle politique et humain à jouer après sa loi sur le mariage homosexuel.

Au moment de repartir, Valls se fait interpeller par un homme. Le ministre refuse de parler à un père et une mère qui sont submergés par la douleur d’avoir perdu un fils, mais il n’hésite pas à venir serrer la main d’un riverain qui demande l’expulsion des familles depuis des mois. Le voisin se plaint de vivre dans des « conditions épouvantables », abandonné de tous (rassurez-vous, il n’a jamais mis les pieds dans le squat, il parle seulement de la vue depuis son balcon). Valls vient le saluer et tenter de répondre à ses critiques. Alors que la discussion s’engage et que les journalistes commencent à enregistrer l’échange, monsieur Carenco, préfet de région, visiblement sur-excité repousse violemment plusieurs d’entre eux afin d’éviter une médiatisation des propos le mettant en cause.

Carenco. Préfet sous Sarkozy, préfet sous Hollande. Préfet pour toujours ? On garde les mêmes pour appliquer la même politique raciste de stigmatisation des étrangers. A Lyon, on gaze les enfants roms (2) on les parque dans des classes ghetto (3) et on met en garde-à-vue des bébés (4). En revanche on n’applique pas la circulaire inter-ministérielle censée apportée d’autres solutions que les expulsions. Carenco sera-t-il aussi préfet sous Le Pen ? « Le préfet de région a une grande part de responsabilité… Sur le terrain les expulsions se poursuivent malgré la circulaire du 26 août 2012 » accuse le sénateur Guy Fischer.

Dans l’après-midi, alors que journalistes et politiques sont partis, les proches des victimes attendent que les pompiers sortent les corps du bâtiment. L’ambiance sur la place est lourde. L’odeur âcre de la fumée fait mal à la gorge. Certains espèrent toujours et demandent désespérément s’il est possible qu’il y ait encore des survivants : « Il ne sont peut-être pas morts… ». Alors que la grande échelle s’approche d’une fenêtre afin de permettre à un pompier de prendre des photos, plusieurs dizaines de personnes s’approchent du bâtiment en criant le nom de l’enfant: « Béni, Béni » Face à ce mouvement de foule, un policier bien formé à l’école de Valls se fait menaçant et sort de son gilet une bouteille de gaz lacrymogène histoire de montrer aux femmes et aux enfants de quel bois il se chauffe. Pendant plusieurs heures, les familles sont totalement abandonnées à leur sort. Une femme perd connaissance plusieurs fois. La police municipale, à quelques mètres reste les bras croisés. Il n’y a aucun médecin, aucun psychologue, aucun soutien.

Mardi matin, alors que les corps calcinés de Beni, Pamela et Patrina viennent à peine d’être sortis des décombres fumants de l’immeuble, le préfet Carenco ordonne l’expulsion d’un nouveau squat. Une trentaine de personnes dont 15 enfants sont jetées à la rue, sans aucune proposition d’hébergement. Elle dormiront dans la rue, avec des enfants en bas âge, dans les conditions d’insécurité que l’on peut facilement imaginer, avant de retrouver un autre squat, probablement encore plus dangereux et insalubre. Valls nous expliquera à nouveau qu’il faut les expulser pour leur plus grand bien. Voilà une preuve de plus du discours mensonger du ministre qui, quelques heures auparavant, soulignait qu’il fallait poursuivre les expulsions tout en proposant des « solutions dignes ». Pour Valls, la rue est plus digne que le cimetière. Je n’en suis pas sur.

L’extrême droite à de beaux jours devant elle. Après Sarkozy, elle peut compter sur Hollande, Valls et les socialistes pour tenir le même discours de haine contre les étrangers et appliquer la même politique discriminatoire et hors la loi contre les roms. La France profonde applaudit, l’Union Européenne, pas son silence est complice. Marine Le Pen se frotte les mains. Manuel Valls, lui, ne pense qu’aux présidentielles. Le fait que son chemin soit désormais parsemé de cadavres ne le perturbe pas un seul instant. « Il faut continuer le travail » ose-t-il dire.

Mardi soir, la préfecture du Rhône fait savoir que les expulsions vont s’accélérer dans les jours à venir. La chasse aux Roms est ouverte. La campagne des municipales également.

Valls prétend que les roms n’ont pas vocation à s’intégrer en France. En les obligeant à vivre comme des chiens errants à la rue ou à brûler vifs dans des squats ils est certain d’avoir raison.

(1) http://www.mediapart.fr/journal/france/130513/les-roms-sont-comme-nous-ils-ont-besoin-de-lumiere

(2) http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-alain/120113/la-police-gaze-des-enfants-et-saccage-un-camp-de-roms

(3) http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-alain/260113/une-classe-reservee-aux-enfants-roms-dans-un-poste-de-police

(4) http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-alain/050113/un-bebe-en-garde-vue-accuse-d-avoir-mendie

 Nakba

Il y a 65 ans, alors que les enfants dormaient, que les agriculteurs rêvaient d’aller cultiver leurs terres, que les mères voulaient juste voir leurs enfants aller à l’école le lendemain, ils se sont tous réveillés sous le bruit des bombardements de leurs maisons. En ce 15 mai, une nouvelle histoire commençait à s’écrire avec le sang des enfants de Palestine et les rêves de leurs parents. Ce jour-là, le complot international s’est accompli et appliqué par le terrorisme organisé des milices sionistes pour déraciner un peuple entier de sa terre et le remplacer par un autre peuple. Ce jour-là, où plusieurs centaines d’enfants ont été tués de sang froid, plusieurs centaines de femmes se sont faites violer, et des centaines de villages ont été complètement détruits, ce jour-là, une nouvelle page de l’histoire d’un peuple qui est devenu réfugié dans les camps a commencé à s’écrire.

Au cours de cette guerre, les milices sionistes ont commis des crimes contre l’Humanité, sous l’observation et le soutien de la communauté internationale.

65 ans après, l’image n’a pas trop changé. Les réfugiés se sont multipliés et vivent encore dans les camps de réfugiés, dans des circonstances très difficiles. La colonisation continue de confisquer notre terre, pour poursuivre le projet qui vise à déraciner le reste de notre peuple. Les 4900 prisonniers continuent d’affronter la mort lente que l’état d’occupation leur dessine comme destin.

65 ans après, malgré la torture, l’oppression, la poursuite du complot international, le peuple Palestinien continue de rêver. Les enfants des camps de réfugiés rêvent encore toutes les nuits qu’un jour ils se réveilleront à Haïfa et Jaffa. Leurs mères rêvent encore de les accompagner à la plage de Saint-Jean d’Acre (Akka) sans devoir franchir des checkpoints. Leurs pères rêvent encore d’avoir la liberté d’accompagner leurs enfants pour un déjeuner au Liban sans frontière.

Aujourd’hui, après tout ce que nous avons vécu pendant ces années d’occupation, notre peuple est de plus en plus convaincu que ses droits à l’indépendance, la liberté et au retour ne tombent pas dans l’oubli. Les nouvelles générations sentent encore depuis les camps de réfugiés, l’odeur des plages méditerranéennes et ils continuent d’imaginer la maison de leurs grands-parents dont ils possèdent encore la clé autour de leur cou pour ouvrir à nouveau la porte de leur maison. Les prisonniers aussi, rêvent chacun dans leurs cellules du jour de leur libération et de la libération de leur peuple.

Enfin, en ce jour, les martyrs nous rappellent depuis leurs tombes qu’il ne faut jamais oublier leur sang qui a arrosé la terre de la Palestine et qu’il faut surtout continuer leur chemin de lutte et de résistance jusqu’à ce que nous arrachions notre droit, pour vivre libre comme tous les peuples autour du monde.

 Sport solidaire avec la Palestine

plf

« Sport solidaire avec la Palestine »

Un temps fort de solidarité et de sensibilisation

 

 

Les droits des sportifs palestiniens à l’image de l’ensemble des Palestiniens sont bafoués, en particulier le droit de circulation, avec le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza, la multiplication des check-points, le Mur, et le contrôle de toutes les frontières. La dernière attaque de la bande de Gaza en novembre 2012, le bombardement du « Palestine Stadium » tuant quatre jeunes adolescents et l’emprisonnement de deux footballeurs palestiniens victimes de la détention administrative témoignent de la réalité de la vie quotidienne des Palestiniens et notamment les atteintes au droit à la liberté de circulation. Israël a néanmoins obtenu de l’UEFA l’organisation en juin 2013 du championnat d’Europe des moins de 21 ans et en 2015 du championnat des espoirs féminins.

Lire la suite

 Les Roms sont comme nous: ils ont besoin de lumière

Incendie de caravanes roms à Strasbourg.

Et l’enquête sur les causes, elle en est où?


 

 

 

 

 

 

 

 

Les Roms sont comme nous

Article de Mediapart :
«Les Roms sont comme nous, ils ont besoin de lumière»

 

 
13 MAI 2013 | PAR CARINE FOUTEAU
Alors que les incendies de campements de Roms se multiplient depuis plusieurs semaines en France, jusque-là sans faire de victimes, celui qui a eu lieu à Lyon dans la nuit du 12 au 13 mai a été meurtrier. Au moins trois personnes, deux femmes et un enfant âgé d’une douzaine d’années, sont décédées après qu’une usine désaffectée (l’ex-usine Leroy-Somer) dans laquelle elles vivaient avec 200 à 300 autres personnes a pris feu.
À proximité du sinistre, la police bloque le passage. © Reuters
En fin d’après-midi, les corps n’avaient pu être sortis des décombres car le bâtiment, situé rue Audibert et Lavirotte dans le 8e arrondissement de la ville, menaçait toujours de s’écrouler. Des rescapés sont restés toute la journée dans les parages, refusant de quitter les lieux avant que l’opération de dégagement n’ait eu lieu. D’autres ont été évacués, en état de choc, et conduits en minibus dans le gymnase d’une école située avenue des Frères-Lumière, dans le même arrondissement, à une vingtaine de minutes à pied. La gestion de l’accueil a été confiée à la Croix-Rouge « avant qu’un relais soit pris par l’association Notre-Dame des sans-abris », a fait savoir la préfecture, qui ajoute qu’une « cellule d’aide médico-psychologique » a été mise en place.
Les occupants, parmi lesquels « un certain nombre » était de nationalité roumaine, avaient trouvé refuge dans ces locaux depuis octobre dernier. Le bilan est provisoire, ont insisté les pompiers inquiets de trouver d’autres personnes sans vie. Les flammes auraient totalement embrasé l’un des bâtiments du site peu après minuit. Dans la matinée, la préfecture indiquait ne disposer d’aucun élément sur l’origine du sinistre. Le procureur a demandé à la police judiciaire d’ouvrir une enquête. Les secours ont fait appel à des renforts, dont des équipes cynophiles. Le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, en déplacement ce jour dans l’agglomération lyonnaise pour dresser le bilan des zones de sécurité prioritaire, s’est rendu sur place, accompagné de la ministre de la justice, Christiane Taubira.
Militante de la Ligue des droits de l’homme (LDH), Gilberte Renard est l’une des premières à être arrivées sur place à l’aube, car elle s’attendait d’un jour à l’autre à une expulsion par les forces de l’ordre. Elle connaissait presque toutes les familles, d’origine Roms, y compris les personnes décédées. « Une des deux femmes étaient une mère de quatre enfants », indique-t-elle. « Il y avait beaucoup d’enfants, des tout-petits et des femmes enceintes », insiste-t-elle. « Ils dormaient souvent dans le grenier. Ils ont essayé de s’échapper par une lucarne, certains ont réussi, pas d’autres. Ça a été affreux », poursuit-elle.
« Tous vivaient en France depuis longtemps. J’en avais rencontré certains dès 2006 », se souvient-elle, énumérant les expulsions successives subies par les uns et les autres. Le terrain est une propriété privée. Une nouvelle fois, une décision de justice a ouvert la voie à une expulsion. Mais l’incendie a ravagé les lieux avant.
Pour Gilberte Renard, qui est également membre du Collectif lyonnais pour l’accès à la scolarisation et au soutien des enfants des squats, ces deux événements ne sont pas sans lien : « Une fois par semaine environ, les familles avaient la visite des policiers. Il y a sept ou dix jours, ils sont venus pour relever les identités de tout le monde, parents et enfants. Mercredi dernier, ils sont venus pour dire que l’expulsion était imminente. À peu près au même moment la mairie a coupé l’électricité. Les Roms sont comme nous, ils ont besoin de lumière. Ils ont dû s’éclairer à la bougie. Voilà le résultat », lance-t-elle, les pompiers ayant laissé entendre qu’une bougie sur une poutre était à l’origine du sinistre. « C’est une sacré responsabilité pour la mairie tout de même », souligne-t-elle.
Représentant local du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié avec les peuples (Mrap), Jean-Philippe, très investi sur le terrain, confirme : « L’électricité fonctionnait jusqu’à récemment. Puis effectivement, cela a été coupé. Ces derniers jours, il n’y en avait plus. La partie dans laquelle vivaient les Roms n’était pas en si mauvais état que ça. C’était même plutôt sain. Il faut être inconscient pour pousser les gens à s’éclairer à la bougie, avec les risques que cela comporte », s’indigne-t-il.
«Cela faisait six mois que l’on demandait le ramassage des ordures. En vain.»
La venue de deux ministres et la conférence de presse du maire de la ville, Gérard Collomb, n’ont en rien apaisé la colère des représentants associatifs présents sur les lieux, tant les pouvoirs publics semblent avoir négligé certaines de leurs responsabilités. Depuis la circulaire interministérielle du 26 août 2012 voulue par Jean-Marc Ayrault, les préfets sont censés intervenir en amont sur les campements pour aider les personnes à trouver des solutions de logement.
Selon ce texte, peu mis en œuvre, les occupants doivent faire l’objet d’un diagnostic et être suivis individuellement. Les collectivités territoriales sont supposées participer. « Rien de tout cela n’a été fait », regrette Aurélie Neveu, coordinatrice de la mission Roms à Lyon de Médecins du monde. « C’est même l’inverse qui s’est produit. Cela faisait six mois que l’on demandait le ramassage des ordures. En vain. Qui dit poubelles qui s’entassent, dit rats, dit maladies, dit aussi problèmes avec les riverains », poursuit-elle. « Les tensions avec les habitants du quartier étaient réelles, mais la mairie n’a pas fait ce qui est de son ressort pour les empêcher », déplore-t-elle.
La responsabilité de l’État est selon elle aussi engagée : « À deux reprises, nous avons sollicité madame Aimée Dubos, préfète déléguée pour l’égalité des chances, qui était la référente sur les questions de logement des Roms. En vain également. » En même temps qu’elle répond au téléphone, alors qu’elle se trouve dans le gymnase où sont accueillis les survivants du drame, elle décrit l’arrivée sur place d’agents de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii), autrement dit des agents de l’État, proposant aux personnes… de retourner dans leur pays d’origine, moyennant une « aide au retour ».
Elle indique aussi que l’hébergement d’urgence local est saturé, estimant à 400 le nombre de refus au 115 ces derniers jours. « En raison de la fin de la trêve hivernale, il y a moins de places disponibles », observe-t-elle. Le gymnase a été réquisitionné pour une durée de quinze jours. Que deviendront ensuite ces personnes ? « Rien n’est prévu pour elles », s’étrangle Jean-Philippe. « Vous verrez qu’après leur avoir proposé de partir, les policiers viendront leur apporter des OQTF, c’est-à-dire des obligations de quitter le territoire », anticipe-t-il. « Si ces personnes ont brûlé, c’est qu’elles ont été expulsées d’autres campements, du quartier de Vaise notamment, sans diagnostic et sans solutions de relogement », reprend-il. « La passivité des pouvoirs publics aboutit à ce genre de situations », insiste-t-il, rappelant l’existence d’une récente décision du tribunal administratif de Lyon qui a condamné le 4 avril le préfet, Jean-François Carenco, à trouver d’urgence un hébergement, sous peine d’astreinte, pour dix familles qui venaient d’être délogées de leur campement à Villeurbanne. Après le démantèlement, des Roms de ce terrain avaient erré jusqu’à s’installer dans l’ex-usine, celle-là même qui a brûlé.
Parmi les enfants désormais hébergés dans le gymnase, certains étaient scolarisés. Mais là encore, à cause des évacuations à répétition, les parcours scolaires s’étaient effilochés. « Que va-t-il leur arriver ? » s’interroge Gilberte Renard. Outre le respect de la circulaire du 26 août, les acteurs associatifs demandent l’accès de ces personnes à des logements « dignes et pérennes ». En attendant, elles exigent l’arrêt des expulsions et la sécurisation des lieux habités, avec une mise à disposition des services vitaux (eau, sanitaires, électricité).
« Devant ce drame, il convient d’abord de s’incliner devant la mémoire des victimes, de s’interroger tous ensemble sur notre collectivité humaine et nos actions », a indiqué la préfecture dans un communiqué, refusant de répondre aux accusations portées à son encontre. La mairie, de son côté, fait savoir à Mediapart qu’un diagnostic a été réalisé sous l’égide de la Maison de la veille sociale, créée en 2009 et regroupant l’ensemble des partenaires concernés. Quant à l’électricité, elle a reconnu qu’elle avait été coupée il y a environ deux semaines parce que les « squatteurs s’étaient branchés sur le transformateur de secteur qui gère la production d’électricité sur le quartier » et que ce branchement « était risqué ». Des « raisons de sécurité » sont donc – paradoxalement – évoquées.
« L’agglomération ne peut pas accueillir tous ceux qui à travers le monde se trouvent en difficulté », a affirmé Gérard Collomb devant des journalistes, considérant être « totalement en harmonie » avec Manuel Valls qui, après avoir exprimé un « sentiment de profonde tristesse », venait d’ajouter qu’« en même temps, ces squats, comme les campements de fortune, doivent être évacués chaque fois quand ils présentent, ici comme ailleurs, de vrais dangers ». Une manière de justifier sa politique de démantèlement, sans s’interroger sur les effets pervers qu’elle peut avoir.

 Loi d’amnistie des syndicalistes : lettre du PG67 aux députés socialistes du Bas-Rhin

Strasbourg, le 8 mai 2013

Monsieur le Député Armand Jung,
Monsieur le Député Philippe Bies,

Le 16 mai prochain, les députés à l’Assemblée Nationale auront à se prononcer sur le projet de loi d’amnistie des syndicalistes. Ce projet a déjà été approuvé par les sénateurs grâce à l’opiniâtreté des élus du Front de Gauche qui l’ont défendu avec conviction.

Le gouvernement, par la voix du ministre des relations avec le Parlement, A.Vidalies, a d’ores et déjà déclaré qu’il s’opposerait à ce projet de loi. Cette décision est incompréhensible pour les électeurs de gauche que nous sommes et auxquels vous devez d’être majoritaires à l’Assemblée Nationale.

En effet, cette loi d’amnistie n’a pas pour objet de protéger les auteurs de malversations ou de violences faites aux personnes. Il s’agit au contraire de donner un signal politique fort à ces femmes et ces hommes, à leurs représentants syndicaux et au-delà à l’ensemble des salariés et des travailleurs reconnaissant qu’ils ne sont pas des criminels que l’on soumet à l’humiliation de tests ADN.

En votant cette loi, vous montreriez à ceux qui subissent la violence inouïe d’un licenciement, à ceux dont la vie et l’équilibre professionnel et familial patiemment construits volent en éclat et qui y répondent quelquefois dans un moment de colère que, à gauche, humanité et solidarité ne sont pas des mots vains.

Durant le quinquennat de N. Sarkozy, le MEDEF a guidé la politique gouvernementale.

Le gouvernement de J-M Ayrault n’a pas eu pour l’instant en matière économique et sociale le sursaut attendu pour répondre aux attentes des Français qui vous ont élu. Ce n’est pas au MEDEF qu’un gouvernement de gauche doit donner sans cesse et sans limites des gages, c’est aux Français qui lui ont donné une majorité et qui assistent incrédules au reniement des promesses de F. Hollande qu’il doit s’adresser.

Le 16 mai, vous aurez à décider en pleine conscience politique du sort de ces syndicalistes qui attendent un geste de votre part.

Veuillez agréer, Monsieur le Député, l’expression de notre considération distinguée.

Josiane Nervi-Gasparini et Jean-Claude Val,
co-secrétaires du Parti du Gauche du Bas-Rhin