“Il y a un conflit indéniable entre piétons et cyclistes à Strasbourg

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Strasbourg, le 29 mai 2012

Il y a un conflit indéniable entre piétons et cyclistes à Strasbourg.
Le nier serait faire preuve d’une réelle cécité. Depuis plus de vingt ans maintenant, les aménagements faits pour le vélo ont permis son développement. Le nombre de vélos est devenu tel que les aménagements de première génération doivent être profondément revus, car ils sont devenus insuffisants et donc inadaptés. Il faut se féliciter de cela, ce sont autant de déplacements qui ne sont pas effectués en voiture.
Maintenant il faut clairement et simplement constater que cette croissance de l’usage des vélos, qui va encore augmenter, ce qui est normal et d’ailleurs souhaitable, engendre des conflits aigus entre cyclistes et piétons. Dans deux cas essentiellement :

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 Sous les pavés, la plage, sur les pavés, les Stolpersteine

Douze « Stolpersteine » pour Kehl

L’artiste allemand Gunter Demnig, avant tout connu pour ses Stolpersteine, a encastré 12 pavés de la mémoire dans la ville de Kehl, vendredi 15 juillet (2011) en mémoire des victimes juives du nazisme. L’artiste a placé la première pierre devant l’entrée principale de l’école Falkenhausenschule, puis d’autres Stolpersteine ont été encastrés dans le trottoir du centre ville de Kehl.

Les soi-disant « Stolpersteine », des plaques en laiton de 10 fois 10 centimètres, portent les noms d’anciens habitants juifs de la ville de Kehl qui ont été assassinés par les nazis. Les pierres ont été enfoncées dans le sol à l’endroit où se trouve le dernier domicile des victimes. Ainsi, la mémoire des familles Dreyfus/Bruchsaler et Rosenthal est entre autres honorée à Kehl.

Durant son discours vendredi matin dans la salle de fêtes de l’école Tulla-Realschule de Kehl, Gunter Demnig a précisé l’idée de base de ses cubes en laiton : « Les Stolpersteine visent à faire trébucher les gens dans leur tête et dans leur cœur ». Car ainsi, la probabilité de regarder d’abord la pierre commémorative par terre avant de lever les yeux vers l’ancienne maison des victimes est plus grande. Gunter Demnig a relativement vite rejeté
l’idée de créer un Stolperstein par famille, car « chacun a besoin de son propre pavé de la mémoire ». A travers ses Stolpersteine, l’artiste a réalisé un mémorial dans nombre de villes européennes, les noms sur les pierres étant un symbole pour toutes les victimes du nazisme. Ainsi, ‘laisser des traces’ est devenu la spécialité voire l’œuvre principale de Gunter Demnig avec laquelle il contribue considérablement à la commémoration des victimes de la Seconde Guerre Mondiale, désormais aussi à Kehl.

Isabelle Specht.

Douze Stolpersteine pour Kehl

 “Entendez-vous, dans nos campagnes…” électorales

Les coulisses des cantonales.

Il y a des aspects de la campagne électorale que les électeurs ne connaissent pas du tout, et même les médias marchands ne s’y intéressent guère.

Un exemple, le système de stockage et d’acheminement du matériel électoral.

Autrefois, comme me l’a fait remarquer un mandataire, c’est à dire, une personne qui représente un ou des candidats, la mise sous pli des circulaires électorales, et des bulletins de vote, se faisait au Wacken ou même à la Bourse du Commerce à Strasbourg.

El on embauchait des des gens, chômeurs, retraités ou petits salariés au revenu insuffisant, pour mettre ce matériel sous enveloppe, et,c’était un petit revenu d’appoint, sur deux jours

Or, ce temps est fini. Le travail a été attribué à une entreprise privée, Data Mailing, située dans la ZI du Forlen, à Geispolsheim. Ici comme partout, la privatisation par la préfecture de ces tâches autrefois effectuées par des citoyens, est parfaitement symbolique de la société dans laquelle nous vivons. Et on s’étonnera ensuite du recul du civisme! L’État lui-même délègue au privé ce qui se faisait par le citoyen. Et m’est avis que financièrement, cela coûte plus cher!

Un peu difficile à trouver pour les béotiens, c’est un immense bâtiment dans lequel se trouvent, quand on y est entré pour la première fois, par l’arrière, afin de livrer notre matériel (le chauffeur de l’imprimeur s’étant cassé le pouce, on a dû, prévenu deux heures avant la limite, mardi à 18, à la fin de l’interview par Philippe Dossmann aux DNA, se faire livreur de documents électoral).

Une dame et 4 à 5 messieurs étaient assis au milieu du hangar autour d’une table, et attendait les derniers.

Puis le même jour, à 18h30, les mandataires ou les candidats ou remplaçants étaient convoqués pour la vérification des documents.

On monte un escalier, on croise Coordonnier l’identitaire, si ami de l’Islam qu’il se lève tôt pour réveiller les habitant, mais là il n’avait pas son muezzin poratble ce qui fait qu’on a raté l’heure de la prière, Elkouby, l’adjoint qui a mis le feu à des bennes à ordures un soir de blues, et Robert, et Rozenne, mes concurrents, Bourhis, ex Alsace d’Abord, recyclé dans l’informatique UMpiste, Claude Walter, l’écolo anti GCO, Dapote, la candidate qui a trouvé le truc pour que le Journal cause d’elle, et quelques autres, et on se retrouve entassé(e)s dans un étroit couloir kafkaien, dont la lumière s’éteint de temps à autre. Mais, contrairement au palais de Justice, où on attend beaucoup aussi, pas un seul banc, fusse-t-il en bois dur qui casse le cul.

L’électeur serait surpris de ce mélange de gens qui rompront des lances en des joutes oratoires, quoique les débats contradictoires se fassent quasi inexistant et ne concernent, comme d’habitude, sur Alsace-Vain, que les candidats baptisés de “grands” par rapport à la piétaille des autres qui se retrouvent étiquetés “petits candidats”, même s’ils font 1 m 89, par des médias qui s’occupent de pré-sélection sauvage, oublieux que ce sont les électeurs, et eux seuls, qui détermineront, au futur, la qualité respective des uns et des autres. Ah, mais!

Bref, le facho côtoie le gaucho, le Vert frôle le dissident et l’UDF, le néo-naze a quitté son barda réglementaire d’identitaire, ses chaussures cloutées, et ressemble à un vendeur de voiture, comme ses amis national-populistes d’Europe – son nom qu’on peut écrire Gauche/Echec ou Halt s’Goch! – ta gueule, ferme-là-, devrait réveiller celle-ci, mais faut pas trop demander. d’après son portait dans le Chournal hier, le même jiour que moi, le traiter de néo-nazi serait de la diffamation par un blogueuer – des noms!-. Mais le Karl(sbrau?) ne va pas jusqu’à déposer une plainte… Alors?

De temps à autre, comme dans le Procès de Franz Kafka, le livre, le film, la porte d’une salle s’ouvre, une dame appelle les cantons et leurs candidats ou mandataires, les uns après les autres, et comble de malchance, me présentant dans le 9e de Strasbourg, aussi numérotée canton 40, j’ai dû assister au défilé des ruraux d’abord, puis des cantons strasbourgeois avant le mien. Les plus mal lotis étant comme par hasard, ceux du 10, Neuhof-Port du Rhin, ce qui était jusqu’à peu aussi le lot des habitants, plutôt oubliés des pouvoirs publics, jusqu’à ce jour où, merci OTAN, des dits Black-Block ont incendié quelque murs qui devaient y passer pour cause de tram vers Kehl, y ajoutant en dessert, un hôtel, où dormaient, on s’en souvient, quelques keufs épuisés par la militarisation de Strasbourg. Merci, donc à eux qui ont fait dans la déconstruction-destruction sauvage, anticipant le travail des démolisseurs, et faisant gagner quelques € à la Ville de Strasbourg.

Un fois entré dans le saint des saints, des tables en ovale vous accueillent. Un certain nombre d’homme et quelques femmes aussi, on est le 8 mars tout de même, sont plongés(e) dans des dossiers qu’on vous distribue aimablement. Ils contiennent les professions de foi (laïques, en général) et les bulletins de vote dont il s’agit de vérifier la conformité aux textes.

Pour ce faire on a mobilisé des magistrats et quelques autres, peut-être membres de la Préfecture. En général ça va vite, les pros ont déjà fait la vérification avant qu’ion entre. dans mon cas – il faut toujours se distinguer – mais c’est pour la bonne cause écolo-financière, je n’ai fait imprimer que 15 565 bulletins de vote, alors que les autres candidats ont le double, pour que le bulletin figure à la fois dans l’enveloppe que recevra l’électeur et dans les bureaux de vote.

M’étant fixé, contrairement aux autres, une limite supportable (et durable comme disent les cons à propos de tout et n’importe quoi?) de 1500 €, (ça paraît beaucoup pour des smicards, mais c’est, tarif d’imprimeur oblige, le minimum incompressible dans une circonscription de 15 565 électeurs inscrits.

C’est d’ailleurs pourquoi j’ai choisi celle là. (Heureux habitants et candidats de la région de Saales, ou le canton ne compte que 3000 inscrits! Vous voyez la démocratie représentative où un conseiller général représente de 3000 à 55 000 citoyens, à Illkirch-Graffenstaden! Merci Pasqua!

Bon, où en étais-je? Tu peux pas faire court, Meyer?

Je peux aussi, mais tu vois, cher-chère lecteur-trice, c’est de l’écriture ici. Le plaisir du texte, et de l’inter -de Milan?- ou deux mille ans! – texte! On fait ses gammes!

Adoncques disais-je, les organisateurs me demandèrent Was Tun, en langue de la République, et comment de ma moitié de bulletins? J’avais appris un peu avant que, faute de consigne du candidat, l’administration les plaçait tous, les bulletins, dans les bureaux de vote. J’avais choisi une solution à la Salomon ( c’est pas pour, rien que je m’appelle Schlomo en judéo-alsacien) d’avant la coupure, moitié-moitié, dans les bureaux de vote et dans les circulaires.

Ce qui fait cher électeur que si tu n’as pas mon bulletin de vote Mensch Meyer-Bouchama, faut pas t’inquiéter; il n’y a que les mamie, qui en général, survivent aux papis, qui transportent leur bulletin de la maison de retraite à l’école, surtout quand elles sont convoyées par des gens intéressés qui leur indiqueront le bon, c’est comme ça que l’UMP était très forte (et le PS ou PC, jadiss forte dans les bureaux de vote à proximité des maisons de retraite.

Il est 7h35, pause, car je n’ai pas encore pris mon petit déj. @+

Me voilà de retour, j’ai relu, ôté les coquilles, corrigé ça et là, mais d’autres tâches m’appellent (à tarte) que je vous narrerai, peut-être, si le temps ne me manque pas..

 Société nucléaire, société policière

Train de l’enfer à Kehl-am-Rhein. Hell-Zug im Kehl-am-Rhein

A l’heure où les violences policières exercées contre les manifestants se multiplient il est intéressant de revenir sur le cas des militants du GANVA blessés par les CRS lors de l’action de blocage du dernier convoi de déchets nucléaires à destination de l’Allemagne.

http://www.lepost.fr/article/2011/02/18/2410447_police-partout-justice-nulle-part-ca-se-passe-comme-ca-au-sarkoland.html

http://ganva.blogspot.com/

 Une authentique tradition alémanique pourchassée par la Police Nationale

Mer sen net bei uns im Elsass!

(On n’est plus chez nous en Alsace!)

Saint-Sylvestre

53.820 policiers et gendarmes mobilisés

Le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux a annoncé ce matin sur RTL que 53.820 policiers et gendarmes étaient mobilisés pour assurer la sécurité de la nuit de la Saint-Sylvestre en France.


La chasse aux pétards est ouverte.

Bien que la Police Nationale, aux ordres d’un ministre délinquant, condamné deux fois en première instance, soit très occupée à pourchasser les familles étrangères dites sans papiers, malgré les réductions d’emploi dans les sévices publics, il reste encore assez de fonctionnaires pour se poster près du pont de Kehl – savez-vous qu’il y a d’autres accès possibles entre l’Alsace et l’Allemagne…) afin d’intercepter de dangereux terroristes bien de chez nous qui n’hésitent pas à anticiper sur l’Euro-District, en important de quoi faire du bruit cette nuit, comme c’est de tradition dans toute l’Alémanie.

Mais allez expliquer ça à cet Auvergnat!

Wahreit rive droite, Irrtum, rive gauche, et Vater Rhein au milieu.

Ils s’en prennent même à de gros bonnets armuriers, sans cependant les poursuivre.

Vous avez dit “deux poids, deux mesures“?

Faut pas confondre “voyous à capuches des quartiers” avec 40 % de chômeurs, et commerçants établis sur la place, et, si ça se trouve, membres des Vitrines de Strasbourg de ce cher Monsieur Bardet de Certitude.

Y aura-t-il un drone (israélien) au-dessus du Neuhof , de Hautepierre, du Port-du-Rhin ou du Hohberg (j’en n’oublie pas?).

Vous le saurez peut-être demain, au sortir de votre gueule de bois, à moins que comme pour la statistique future des bagnoles brûlées, le même Hortefeux (aux bagnoles?) n’ait donné de strictes consignes à Pied-de Biche et au Chournal…

DNA

Strasbourg / Les contrôles se poursuivent

Cent kilos de pétards saisis

Les policiers ont saisi une centaine de kilos de pétards, hier, auprès d’automobilistes et d’un armurier du centre-ville de Strasbourg.
Les trois jeunes gens espéraient passer entre les mailles du filet en franchissant le pont de l’Europe à 0 h 15 dans la nuit de mercredi à jeudi. Leur véhicule a été arrêté par les policiers qui ont saisi les 5 kg de pétards K2 que le trio avait acheté dans la journée en Allemagne. Originaires de la région d’Obernai, les trois jeunes majeurs sont convoqués devant le tribunal correctionnel le 7 mars prochain.
Tout au long de la matinée d’hier, les fonctionnaires ont multiplié les contrôles. En fouillant le véhicule d’un quinquagénaire accompagné de ses deux fils mineurs, rue de Dunkerque à Strasbourg, ils ont découvert 24 kg d’artifices classés en K2. Un peu plus tard, deux Strasbourgeois de 18 et 19 ans ont été arrêtés route du Rhin avec 12,5 kg de pétards du même type. Interceptée sur le pont de l’Europe, une jeune femme de 20 ans tentait quant à elle d’en importer 3 kg. Tous les contrevenants devront s’acquitter d’une amende de 200 euros.
La saisie la plus importante a eu lieu vers midi chez un armurier de la rue des Hallebardes, au centre-ville de Strasbourg. Après avoir contrôlé deux clients qui sortaient du magasin avec des K2, les policiers de l’unité VTT ont mis la main sur 59 kg de pétards à l’intérieur du commerce. Ils ont saisi l’intégralité de la marchandise, qui sera détruite. L’armurier n’a pas fait l’objet de poursuites : il ignorait qu’il s’agissait de pétards interdits – la mention K2 n’apparaissait pas sur les emballages.

A. B.

Et pour les autres pétards, pas d’infos?

 Lettre ouverte à Huguette Dreikaus et à quelques autres à propos du minaret de la mosquée de Strasbourg

chère Huguette, j’ai lu dans le Chournal ceci:

‘Huguette Dreikaus évoque, pour sa part, « son compagnon », un « musulman marocain », qui l’assure « que pour pratiquer et pour prier, on n’a pas besoin de minaret ».

Bravo d’avoir contribué, personnellement, à une “intégration” individuelle de l’un de ceux dont les islamophobes de tous bords disent qu’ils ne sont pas d’ici. et n’y ont pas leur place.

Mais permet moi de te dire que comme et même si l’Islam, sans clergé hiérarchique, permet à chaque fidèle de donner son interprétation du texte sacré, celle de ton compagnon n’en est qu’une parmi d’autres.

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 Eurodistrict: mariage à trois forcé, tiers exclu ou partouze?

En italiques, extraits des DNA

On en apprend de belles!

L’État français veut s’immiscer dans le lit conjugal entre la CUS et l’Ortenau-Kreis!

Jacobinisme, quand tu nous tiens. Il a la trique!

Comme le titre des DNA l’indique, il en a un gros:

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 Le train de l’enfer à Kehl de 15 h 57 à 17 h 53

Nouvelles photos du train de l’enfer prises par un journaliste allemand à Kehl

prise à 15 h 57

prise à 16 h 05

prise à 16 h 09

prise à 16 h 11

prise à 16 h 13

prise à 16 h 54

prise à 17 h 20

prise à 17 h 53 / le train en partant

Les DNA annoncent en fin d’article (voir ci-dessous) que le train a quitté la gare de Kehl à 18h.

Bizarre!

La Feuille de Chou était à la gare de Kehl, sur le quai au moment où le convoi qui stationnait reprenait son trajet, alors que le Ortenau-Bahn venait de déposer ses voyageurs en provenance d’Offenburg.

Il était 14 h 32 et ce départ a été filmé.

http://la-feuille-de-chou.fr/?p=12957

Le train s’est donc encore arrêté, juste après la gare avant de repartir à 17 h 53, ce n’était en tout cas pas en gare de Kehl, mais un peu plus loin et encore visible des quais d’où les photos ci-dessus ont été prises.

Si avec Sherlock Holmes, on compare la photo 4 et la photo 6, on voit que pendant ce temps, la motrice du train a changé de couleur. de bleu ( France) elle est devenue rouge (Allemagne)…CQFD!

Thermographie des wagons

http://twitpic.com/34jyob

Un témoignage allemand sur le train de l’enfer en gare de Kehl (révisé à 17 h 45)

En début d’après midi, le train s’est éloigné des quais.
Après 15h , quand je suis arrivé, la gare n’était pas fermée ni inaccessible. Elle était comme tous les jours sauf que plus aucun train ne circulait. Au point que les voyageurs qui arrivaient pour prendre leur train ne découvraient que peu à peu, et par eux-mêmes qu’il n’y avait plus de trafic.
Quelques uns sont venus en bout de quai pour demander aux policiers, mais ils n’avaient pas d’information. Et ils renvoyaient les voyageurs vers les guichets de la gare; mais personne n’était capable de les informer! C’est dire l’improvisation dans cet auto-détournement de train nucléaire.
Pratiquement, n’importe qui pouvait se rendre sur les quais et regarder le train à 100 mètres.
Une douzaine de policiers seulement protégaient un petit pont au dessus d’un aiguillage, peut-être dans la crainte d’une action des antinucléaires. Le train, comme une belle endormie, lâchait son rayonnement, mais malheureusement je n’avais pas de compteur Geiger. Un hélicoptère est revenu, signal que le départ du train était proche.
Laisser descendre les gens du Ortenau U-Bahn 2 mètres à côté me paraît comme une insouciance, voire une négligence criminelle.
Pour le reste, mettre un tel monstre vis à vis des hôtels, d’un Mac Do et d’un centre commercial et des rues pleines dAllemands et de Français, ça mérite un tribunal.
Personne de la mairie de Kehl ne s’est pourtant manifesté.

lu dans les DNA

Strasbourg / Convoi de « Castor »

Les déchets nucléaires sont passés en ville

Le convoi transportant des déchets nucléaires vitrifiés à l’usine Areva de la Hague vers l’Allemagne, attendu hier à Hoenheim et Lauterbourg, a vu son itinéraire modifié en dernière minute. Le train est finalement passé en pleine ville de Strasbourg et a passé la frontière à Kehl.

Les manifestants antinucléaires n’auront jamais vu les « Castor » (*). Alors qu’une soixantaine de personnes attendaient hier matin à Hoenheim le passage des onze conteneurs de déchets nucléaires à destination de l’Allemagne (DNA d’hier), le train parti la veille de Valognes (Manche) est finalement passé par Strasbourg pour franchir la frontière sur le pont de Kehl peu avant 14 h.

« Incroyable qu’un convoi d’une telle dangerosité passe en pleine ville »

Après avoir été bloqué plusieurs heures à Caen, vendredi au début de son périple, le convoi avait déjà changé une première fois d’itinéraire dans la nuit, prenant plus au sud que prévu. Après être passé par Amiens, Châlon-en-Champagne et Metz, il a traversé la gare de Saverne vers 10 h 45 en présence d’une quarantaine de militants du réseau « Sortir du nucléaire ». Ces derniers, devant une vingtaine de gendarmes qui barraient l’accès aux rails, ont formé une chaîne humaine en se tenant par les mains.
Celui que les écologistes ont surnommé « le train de l’enfer » devait ensuite passer à Hoenheim, en banlieue de Strasbourg, et remonter jusqu’à Lauterbourg. Mais les centaines de manifestants qui attendaient le convoi à la frontière, côté allemand, ont visiblement incité les autorités à franchir la frontière directement à Kehl. En passant en pleine ville de Strasbourg.
Les déchets radioactifs ont traversé la gare de Strasbourg par le quai numéro 2, selon plusieurs témoins. Direction ensuite le Krimmeri et le pont de l’Europe.
Un parcours de dernière minute jugé « irresponsable » par le conseiller municipal des Verts Eric Schultz qui annonce son intention d’émettre des « protestations » auprès du préfet et des services de l’Etat. « C’est incroyable qu’un convoi d’une telle dangerosité passe en pleine ville, traverse des quartiers sans aucune protection, au mépris des populations », estime-t-il. Alain Jund, adjoint en charge de l’urbanisme (Les Verts), explique qu’« à aucun moment il n’a été question que le convoi passe par Strasbourg » et évoque une décision « inadmissible » qui pose le débat de la « transparence » de ces convois.
Avec Danielle Dambach (Schilik Ecologie), les deux élus écologistes étaient présents dans la matinée au passage à niveau de la rue de la Fontaine à Hoenheim, au sein de la manifestation contre le transport des 123 tonnes de déchets nucléaires présentés comme « extrêmement radioactifs ». Militants de différentes associations – Stop-transport-Halte au nucléaire, Stop Fessenheim, NPA, Parti de gauche, Greenpeace… – ils souhaitaient faire un « die-in » au bord des voies lors du passage du train, et avaient apporté des instruments pour mesurer la radioactivité. D’abord bon enfant, l’ambiance s’est tendue une première fois lorsque les CRS, aussi nombreux que les manifestants, les ont repoussés d’une vingtaine de mètres.
Après avoir attendu le train durant près de quatre heures, les antinucléaires ont appris à 13 h 45 qu’il ne passerait finalement pas à Hoenheim.

« C’est la première fois qu’on nous traite ainsi »

Alors qu’ils s’éparpillaient, les policiers ont encerclé les manifestants pour les empêcher de rallier le nouveau parcours du convoi. Manifestants, journalistes et riverains ont ainsi été bloqués durant quinze minutes environ. « Nous venons souvent manifester contre ces convois, c’est la première fois qu’on nous traite ainsi, peste Rémi Verdet, organisateur du rassemblement. Le lobby nucléaire est tout puissant, il fait ce qu’il veut et se fout des gens. »
Les CRS se sont retirés sous les huées des manifestants à 14 h. Le convoi de déchets nucléaires venait de franchir la frontière allemande. Il a effectué une longue « pause technique » en gare de Kehl, puis Il est reparti peu avant 18 h en direction de Karlsruhe.

Aurélien Poivret (avec S.G.)

(*) Castor, acronyme anglais signifiant « cask for storage and transport of radioactive material » qu’on peut traduire par conteneur de stockage et de transport de matières radioactives.