“Peur sur les lycées”, “Traque à l’apprenti terroriste”: le rôle des médias dans la psychose sécuritaire d’Etat

peur sur les lycées dna 180513

Ce samedi 18 mai, seuls les quotidiens régionaux d’Alsace, font leur une sur l’affaire.
http://unes.spqr.fr/?date=20130518

Mais quelle une!

Peur sur les lycées“, selon les Dernières Nouvelles d’Alsace.au-dessus d’une photo volontairement floue, où l’on distingue un brassard “Police” orange au premier plan, et quelques lycéens, en tenue réglementaire, jean-blouson-baskets, mains dans les poches, démentant le titre.

La photo semble prise devant le Gymnase Jean Sturm, au centre-ville, établissement privé, protestant, sous contrat, où la bourgeoisie envoie ses rejetons.

Le sous-titre de la photo fait dans l’exagération et le hors-sujet, en écrivant que “un jeune homme avait menacé sur Internet de commettre une tuerie..;”, sans mentionner la menace de suicide.

La Feuille de chou y était hier vers 17 h, où on pouvait observer que, si un véhicule de police nationale était garé sur le trottoir, et que des policiers en uniforme surveillaient la sortie, on ne percevait rigoureusement aucune différence avec l’ambiance décontractée d’une sortie de classe habituelle.

Même chose au Lycée Marcel Rudloff, dans le quartier plus excentré et populaire des Poteries, proche de Hautepierre, avec le véhicule de police sur le terre-plein, juste en face de la fontaine toujours sèche, transformée en pot-de-fleur géant, et de l’entrée. Quant aux policiers, ils étaient invisibles à l’heure du constat, avec, peut-être, l’un ou l’autre en civil, adossé comme une pseudo “caillera, à l’angle d’un mur, pianotant son portable. Calme plat, chef!

Les DNA en rajoutent une couche dans la confusion mentale organisée par l’État et les médias déchainés réunis. “Traque à l’apprenti terroriste“, saute aux yeux du lecteur de la page région 13.

N’importe quoi!

Le sous-titre parle d’un “message évoquant une tuerie dans un établissement scolaire..”, passant sous silence que la première menace du dit message est celui du suicide d’un adolescent.

Le papier signé Antoine Bonin, rappelle la chronologie des faits depuis l’alerte d’une mère de famille de Versailles, [des Versaillais, au sens historique?] informée par son fils. Alors que la presse se plaint habituellement (s’oubliant elle-même), de la non-maitrise par la jeunesse de la langue française, ici, on a l’impression qu’écrire un “texte relativement long dans un français impeccable” serait une preuve à charge. Il y a d’ailleurs à la place de préparatifs qu’on attendrait, le mot préparations, qui peut convenir aussi.

Racaille

Tous les jeunes à capuche suspects?

Dans sa contribution aux recherches policières, le Journal qui a, comme beaucoup, publié des photos du responsable présumé de l’expédition du message, et les reproduit en agrandissement dans cette édition papier,et sur la toile, remarque que “Sur les clichés qui ont été diffusés aux médias à la mi-journée, apparaît un jeune homme portant un sweat-shirt sombre à capuche“.

On espère que les milliers de garçons ainsi vêtus, auront pensé à se changer ce matin, sans quoi, ils risquent d’être abattus comme des loups par le GIPN.

Et voilà pourquoi “le préfet a décidé, en concertation avec le procureur, les forces de l’ordre et le recteur d’académie, de mettre en place un dispositif monstre aux abords de l’ensemble des lycées du Bas-Rhin.“. Les plus fous ne sont pas ceux qu’on pense.

255 OPJ, 500 policiers et gendarmes mobilisés!

Tout ça pour un jeune qui, soit a fabriqué “un canular“, selon le mot du Procureur, soit, mal dans sa peau, lance un appel au secours, par une menace de suicide public, au lendemain d’un autre, réussi, et hyper-médiatisé déjà, dans la cour d’une école maternelle. C’est le SAMU qu’il faut appeler, pas l’armée et la police.

Le Journal se fait cependant, in fine, l’écho de la sagesse lycéenne et populaire: “Pas de psychose parmi les lycéens, dans l’ensemble convaincus qu’il s’agit d’une ‘mauvaise blague’“.

A l’opposé de cette sagesse, le directeur des DNA, Dominique Jung, éditorialise en sens inverse.

Dès le titre “Angoisses“, au pluriel, on s’attend aux pires amalgames. Et on n’est pas déçus.

A sa décharge, on relève ceci : “Cette lettre qui naguère aurait pu finir au panier, devient une affaire d’État“.

Mais enfin, Dominique Jung, pour quoi ne pas creuser et documenter ce bon sens? Ce qu’on a essayé de faire ici.

Archives F2C
A qui, à quoi profite le climat médiatico-politique toujours plus sécuritaire? http://la-feuille-de-chou.fr/archives/50233
La guerre se prépare à Jeoffrecourt http://la-feuille-de-chou.fr/archives/49492

Sur-lignage grassé par la F2C

Angoisses

Nous sommes démunis. Et sur les nerfs. On l’a vu hier en Alsace.

Une lettre anonyme postée à partir d’un cybercafé de Strasbourg promet une fusillade dans un lycée indéfini. Coup d’esbroufe d’un gamin qui ne sait pas comment exister, canular mal calibré, vraie menace ? On n’en sait rien. Le texte est sorti de nulle part, il est vague mais il fait froid dans le dos. Le principe de précaution va jouer à plein.

L’hypothèse d’une fusillade, aussi peu documentée soit-elle, dessine le scénario le plus noir. Cette lettre qui naguère aurait pu finir au panier devient une affaire d’État. Ne rien faire est impensable. On dépêche des policiers et des gendarmes devant les lycées du Bas-Rhin parce qu’il y a des précédents : la tragédie scolaire est hélas à la mode, qu’il s’agisse de fusillades aveugles, de prises d’otages ou, comme jeudi à Paris, d’un suicide programmé sous les yeux d’enfants de six ans. La réaction collective était donc indispensable.

La surveillance policière n’épuise toutefois pas les questions. Jusqu’à quand cette protection ? Et pourquoi juste dans le Bas-Rhin ? Si un esprit dérangé envisage vraiment une fusillade, rien ne l’empêche de se transporter un peu plus loin.

Mais notre société est ainsi faite que le déploiement policier décidé à l’échelon d’un département entier apparaît comme une marque d’attention suffisante et appropriée de la part des pouvoirs publics. Le symbole rejoint ici l’action. Nous avons besoin d’être rassurés. Vigipirate fonctionne comme jadis l’ange gardien ; c’est le complément obligé de la panoplie chargée de conjurer nos angoisses.

Espérons au moins que si la menace émane d’un suicidaire, il a eu le temps de se raviser et de renoncer à son acte fou. Et si c’est un mauvais plaisant, qu’il soit sanctionné à la mesure de l’émotion des familles.
publiée le 18/05/2013 à 05:00

L’Alsace 180513

L'Alsace 180513

Un jeune homme a fait part de son intention de se tuer, mais avant cela, de provoquer un carnage dans un lycée : canular ou menace réelle, un dispositif impressionnant a été déployé.

L’Alsace

« On ne flippe pas, mais… »
le 18/05/2013 à 05:00 H. de C.

Les lycéens du Bas-Rhin ont vécu hier une journée très particulière : des cours ordinaires, mais une présence policière, des déplacements parfois limités… et une angoisse sourde.

On s’attendait à trouver l’effervescence. Mais devant ce grand lycée strasbourgeois, hier en milieu d’après-midi, il règne un calme inhabituel. « D’habitude, il y a toujours plein de jeunes devant la porte, qui fument, qui discutent… Là, c’est vrai que c’est beaucoup plus tranquille » , constate Maximilien, élève de seconde, un des rares lycéens dehors à ce moment-là, avec deux amies.

Cette tranquillité apparente est peut-être due à la voiture bleu foncé stationnée juste devant l’entrée. Elle est banalisée, mais ça n’est franchement un mystère pour personne : les trois hommes à l’intérieur sont des policiers en civil. Toutes les entrées de ce lycée sont ainsi surveillées, et il y a au moins une présence devant chaque établissement du secteur. « Et pendant ce temps, la ville est ouverte aux délinquants ! » , lâche un de ces « surveillants » d’un nouveau genre…

Absentéisme

À l’intérieur du lycée, le téléphone de l’accueil ne cesse de sonner. « On assure les cours, rien ne change » , répond la standardiste à un parent inquiet. « Ça n’arrête pas depuis ce matin ! , confie-t-elle après avoir raccroché. Après, généralement, ils sont rassurés. » Mais pas tous… Certains parents sont venus rechercher leurs enfants, hier matin. « Je crois que des élèves en ont profité… »

Maximilien confirme un absentéisme élevé : « Cet après-midi, il manquait près d’un tiers des élèves de ma classe ! On ne flippe pas, mais c’est vrai qu’on fait attention… » Et ça n’empêche pas de rigoler un peu : « Des filles ont fait semblant d’avoir peur et, pour les calmer, le prof a dû fermer la porte de la classe à clé… » Une façon comme une autre d’évacuer la crainte sourde de ce qui peut ou aurait pu survenir… Tandis qu’elle répète aux parents que tout va bien, la dame de l’accueil surveille avec une attention particulière les entrées sur ses écrans de vidéosurveillance ; juste à côté des moniteurs est posée la photo du suspect. « Mais ici, il n’y en a pas beaucoup qui entrent avec des capuches… »
Devant un autre grand lycée de la ville, la présence policière est, cette fois, bien visible : la voiture de police garée devant l’entrée n’est pas banalisée et ses quatre occupants sont bien en uniforme. Seules les deux entrées principales de cet établissement ont été laissées ouvertes, tous les portails secondaires ont été temporairement fermés. Une autre voiture s’est positionnée dans l’enceinte même du lycée. Et dans un troisième établissement, hier matin, des policiers arpentaient le hall d’entrée…
Un œil sur les caméras de télésurveillance

« Des policiers sont venus jeudi nous montrer la photo du suspect, pour nous demander si on le connaissait , raconte un enseignant. C’est vrai qu’il y a un peu plus d’anxiété que d’habitude, surtout de la part des parents, et qu’on regarde les élèves un peu plus attentivement… Mais sinon, rien n’a changé ! »

Malgré tout, dans certains établissements, on a restreint les déplacements des élèves : ici, ceux-ci devaient rester dans un périmètre bien défini entre midi et deux ; là, ceux-là n’ont pas eu le droit de quitter l’enceinte du lycée à la pause de 10 h. Et ce matin, un examen dans un lycée strasbourgeois sera raccourci de deux heures parce qu’il n’y aura pas assez de présence policière pour aller jusqu’au bout des cinq heures d’épreuve…

 

 ZAD: Communiqué de l’équipe médic 15.04.2013

Journée d’affrontements à NDDL: http://pays-de-la-loire.france3.fr/2013/04/15/notre-dame-des-landes-affrontements-entre-activistes-et-forces-de-lordre-234729.html

Dans la presse vous entendrez beaucoup parler des trois gendarmes blessés mais, peu des personnes subissants les violences physiques et psychologiques de cette opération militaire.

En tant qu’équipe medic on voulait transmettre ce que l’on a vu aujourd’hui. Alors qu’hier on celebrait la libération du carrefour de la Saulce deux jours plus tôt par un pique-nique festif sans autres blessures que des coups de soleil, ce matin les gendarmes sont révenus en nombre reprendre le carrefour, réinstaurer leur occupation militaire. Dans ce cadre là, on a vu de nombreux tirs tendus de flashball et grenades assourdissantes a courte distance, qui ont infligé de nombreuses blessures dont certaines pris en charge par l’équipe médic :
- impacts par flashball :

  • oedèmes et hématomes :
    trois personnes dans les jambes
    une personne dans le bras
    une personne dans les épaules
    trois personnes dans le thorax
    une personne dans le dos
  • un impact dans la tête entrainant une plaie ouverte du crâne nécéssitant cinq points de suture
  • un impact dans le visage provocant un arrachement important de l’arcade et un enfoncement des sinus accompagné par une hémoragie importante nécéssitant une prise en charge par les pompiers
    - impacts par des grenades assourdissantes :
  • plaies, brulures et corps étrangers faits par les éclats de grenade :
    trois personnes dans les jambes
    une personne dans une fesse
  • blaste :
    multiples personnes choquées (désorientations, acouphènes)
    une personne plus gravement atteinte malgré la présence d’une palette la protégant des impacts des éclats
    - des nombreuses intoxicationes liées à l’emploi massif de gaz lacrimogène et poivré

Les pompiers ayant evacué la personne ont eté bloqué par les gendarmes qui leur ont refusé l’accès et ne les ont laissé passer qu’après l’insistance d’occupants présents. Ils ont de nouveau empeché leur départ afin de contrôler la personne blessée, retardant en tout plus de vingt minutes la pris en charge des secours.

Une occupation militaire ne s’installe jamais sans violence. Cette liste non-exhaustive ne voudrait pas oublier toute la violence psychologique d’un tel déployement policier ainsi que celles subies au quotidien dues à leur présence permanente et leurs agissements.

https://zad.nadir.org/spip.php?article1546

 Le chantier de la Bibliothèque Nationale Universitaire de Strasbourg

BNU feuille2chouphoto

BNU feuille2chouphoto

Une trentaine de personnes ont visité le chantier de la BNU place de la République à Strasbourg dans un groupe constitué de membres du Club de la Presse Strasbourg-Europe.

Diaporama

http://www.flickr.com/photos/69546723@N03/sets/72157633047962504/show/

La visite guidée

BNU chantier 1
BNU chantier 2
BNU chantier 3
BNU chantier 4
BNU chantier 5

LireLire

 Ministre de l’Intérieur : après deux pas en avant, deux pas en arrière…

Communiqué du MRAP

Le Ministre de l’Intérieur avait signé le 16 août 2012 avec six autres de ses collègues une circulaire visant à l’anticipation et l’accompagnement des opérations d’évacuations de terrains et de campements de rroms, et le 28 novembre 2012 une autre circulaire permettant sous certaines conditions la régularisation de personnes sans papiers. Ces textes pouvaient préfigurer des avancées permettant à de nombreuses personnes d’accéder à leurs droits fondamentaux et laissaient aussi espérer l’abandon d’un discours gouvernemental stigmatisant les étrangers et renforçant le racisme et la xénophobie.

M. Valls a affirmé devant la presse (Le Parisien, le Figaro, le 14 mars 2013) que “les Rroms ont vocation à rester en Roumanie ou à y retourner”. et qu’ils ne souhaiteraient pas s’intégrer dans notre pays “pour des raisons culturelles ou parce qu’ils sont entre les mains de réseaux versés dans la mendicité ou la prostitution”. Alors que l’ensemble des citoyens européens jouissent de la liberté de circulation dans tous les Etats membres, pour quelles raisons un groupe de personnes, qualifié ethniquement, serait-il privé de la liberté de circulation et d’installation ? Au nom de quoi l’ensemble de ce groupe peut-il être assimilé à des délinquants ? Ce sont justement les conditions de vie qui sont imposées à une partie de la population rrom, déjà discriminée et appauvrie en Roumanie comme dans d’autres pays de l’Europe de l’est, qui poussent des personnes à la mendicité. L’existence de réseaux n’est qu’un fait marginal et concerne toutes les nationalités. De tels clichés stigmatisants ne peuvent que renforcer le racisme et la xénophobie vis à vis des Rroms. Le MRAP étudie à cet égard la possibilité de poursuites judiciaires. Les propos tenus visent à légitimer des expulsions annoncées,  alors que la circulaire d’août préconisait une sortie de bidonvilles par le relogement ou des mesures temporaires tendant à améliorer la situation des personnes. En aucun cas une mise à la rue ne pourra résoudre les problèmes.

Le ministre de l’Intérieur a publié le 11 mars une circulaire « la lutte contre l’immigration irrégulière » où sont précisées les mesures que les Préfets doivent prendre pour éloigner les étrangers en situation irrégulière. Cela confirme la poursuite de la stigmatisation des étrangers. La circulaire confirme, notamment, l’interdiction de retour en France (l’IRTF) signifié aux étrangers déboutés de leur demande de régularisation. Cette mesure, instaurée par le gouvernement précédent en juin 2011, interdit de fait l’entrée dans tout Etat de l’espace  Schengen pendant une durée qui peut aller selon les circonstances de un jusqu’à cinq ans, et empêche des personnes de déposer à nouveau une demande de titre de séjour.

Le MRAP déplore et dénonce la politique du gouvernement envers les Étrangers.

Où est le changement promis ?

Paris, le 18 mars 2013.

 Les 9 organisations syndicales de la CUS se sont réunies ce jour pour faire le bilan de la conférence sociale

COMMUNIQUE DE PRESSE – Strasbourg, le 11/3/2013

COMMUNAUTÉ URBAINE DE STRASBOURG
Conférence sociale… Le compte n’y est pas !
Les 9 organisations syndicales de la CUS se sont réunies ce jour pour faire le bilan de la conférence sociale.

Elles s’étonnent tout d’abord que les élus se soient félicités dans leurs communications aux agents et à la presse de la bonne ambiance dans laquelle se seraient passés les débats.

Ils omettent ainsi de faire part de l’indignation et de la colère des syndicats devant les chiffres faramineux révélés par la Chambre Régionale des Comptes (CRC) en termes de régime indemnitaire pour une poignée infime de cadres supérieurs de la collectivité alors que dans le même temps il est proposé aux agents de catégorie B et C une revalorisation de 8 euros environ par mois. Un véritable mépris quand on sait que le vice président chargé des affaires du personnel a, dans son discours d’introduction lié la revalorisation du régime indemnitaire des agents à la considération que leur devait la collectivité. Nous demandons que sa considération aille au-delà.

L’intersyndicale se dit révoltée par la faiblesse des propositions faites en termes de dé précarisation des agents vacataires et contractuels abusivement utilisés durant plus d’une décennie par la collectivité. En effet, les syndicats comme la CRC rappellent que la CUS est hors la loi en la matière et que l’inconsistance de ses propositions d’intégration statutaire des agents dénote du leitmotiv du vice président, à savoir « la loi rien que la loi, toute la loi ».

Les syndicats réclament l’intégration pure et simple de tous ces agents exploités dans des conditions précaires et font de cette revendication un préalable à une ouverture réelle de négociations.

En ce qui concerne le temps de travail, les syndicats exigent le maintien en vigueur des différentes délibérations prises par la CUS en son temps et qui ne font l’objet d’aucune injonction de la part de la CRC.

Un préavis de grève sera déposé pour le 21 mars de 11 heures à 15 heures. Une première manifestation sera organisée à partir de midi jusqu’à 14 heures devant le centre administratif.

L’ensemble des agents, toutes catégories confondues est invité à participer à ce mouvement, l’occasion pour eux de réagir aux propos mensongers tenus à leur encontre.

pour l’intersyndicale UNSA – CFDT-CFTC-CGT-FAFPT-FO-SPT67-
SUD Solidaires de la Communauté Urbaine de Strasbourg

 L’Etat d’Israël devant le Tribunal de Paris pour avoir séquestré le bateau français pour Gaza

bateau gaza

L’Etat d’Israël comparaît devant le tribunal de Paris pour avoir séquestré le « bateau français pour Gaza »
7 mars 2013

L’Etat d’Israël est convoqué devant la première chambre du Tribunal de Grande Instance de Paris, mercredi 13 mars à 14h30, pour répondre de l’abordage dans les eaux internationales en juillet 2011 du « Dignité Al Karama » , dans le cadre de la campagne « Un bateau français pour Gaza », et à sa séquestration dans un port israélien.

Paris le 07/03/2013,

Le « Dignité Al Karama », bateau de plaisance battant pavillon français, avec 16 civils à son bord, était le seul membre de la « Flottille de la liberté II » qui a réussi à échapper à l’interdiction de naviguer des autorités grecques, sous pression israélienne, et à tenter de briser le blocus de Gaza. Ce navire a été attaqué et arraisonné, ses passagers emprisonnés, par les forces navales israéliennes le 19 juillet 2011 dans les eaux internationales, au mépris du droit international sur la libre circulation maritime et du droit de la mer. Il est depuis placé sous séquestre dans un port israélien.

L’Etat d’Israël invoque son immunité d’Etat, et prétend avoir agi dans l’exercice de ses pouvoirs de police. Il est inconcevable en termes de droit qu’un Etat s’arroge le droit d’agir en fonction de ses « intérêts propres » en dehors de ses frontières terrestres, aériennes et maritimes, et refuse de restituer un navire dans l’état où il l’a saisi. Ce serait la négation de toute règle de droit international, de droit maritime et une infraction évidente à l’article 2.4 de la charte des Nations unies, que l’Etat d’Israël se doit, comme tout Etat membre des Nations unies, de respecter.

Dans ces conditions, on ne peut que s’indigner de la position du ministère public français dans cette affaire, qui dans ses conclusions, légitime l’acte de piraterie de l’Etat d’Israël. A le suivre, il n’y a plus de droit, ni de règles internationales, chaque Etat a le pouvoir de faire ce qu’il veut.

L’Etat d’Israël, comme tout Etat, ne peut agir, en violation du droit, comme bon lui semble, là où il le souhaite et quand il le souhaite. L’Etat d’Israël doit être sanctionné. Il existe des règles, celles du droit international, la justice française doit les faire appliquer.

Campagne « Un bateau français pour Gaza ».

Nous invitons la presse à se rendre à l’audience le 13 mars à 14h30 à la 1ère chambre du TGI de Paris.

Contact presse : Maxime Guimberteau – 01 40 36 41 46/ contact@plateforme-palestine.org

SIGNATAIRES DU COLLECTIF NATIONAL POUR UNE PAIX JUSTE ET DURABLE ENTRE PALESTINIENS ET ISRAÉLIENS.
Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA) – Alliance for Freedom and Dignity (AFD) – Américains contre la guerre (AAW) – Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) – Association des Tunisiens en France (ATF) – Association France Palestine Solidarité (AFPS) – Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR) – Association pour la Taxation des Transactions financières et l’Action Citoyenne (ATTAC) – Association pour les Jumelages entre les camps de réfugies Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) – Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) – Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) – Cedetim / IPAM – Collectif des Musulmans de France (CMF) – Collectif Faty Koumba : association des libertés, droits de l’Homme et non-violence – Collectif Interuniversitaire pour la Coopération avec les Universités Palestiniennes (CICUP) – Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Paix (CJACP) – Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) – Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO) – Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) – Confédération Générale du Travail (CGT) – Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) – Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE) – Fédération Syndicale Unitaire (FSU) – Génération Palestine – La Courneuve-Palestine – Le Mouvement de la Paix – Les Alternatifs – Les Femmes en noir – Les Verts / Europe-Écologie – Ligue des Droits de l’Homme (LDH) – Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, section française de la Women’s International League for Peace and Liberty (WILPF) (LIFPL) – Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) – Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) – Organisation de Femmes Egalité – Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) – Parti Communiste Français (PCF) – Parti de Gauche (PG) – Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) – Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT) – Union Générale des Etudiants de Palestine (GUPS-France) – Union Juive Française pour la Paix (UJFP) – Union syndicale Solidaires.

SIGNATAIRES DE LA PLATEFORME DES ONG FRANÇAISES POUR LA PALESTINE.
Membres : Association France Palestine Solidarité (AFPS) – Association pour les jumelages entre les camps de réfugiés palestiniens et les villes françaises (AJPF) – CEDETIM/IPAM – Cimade – Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement – Terre Solidaire (CCFD – Terre Solidaire) – Comité de Bienfaisance et de Secours aux Palestiniens (CBSP) – Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche Orient (CVPR-PO) – Collectif Interuniversitaire pour la Coopération avec les Universités Palestiniennes (CICUP) – Comité Pays de Loire Gaza Jérusalem Méditerranée – Fédération Artisans du Monde – Génération Palestine – Ligue Internationale des Femmes pour la paix et la liberté – section française (LIFPL) – Ligue des Droits de l’Homme (LDH) – Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) – Mouvement International de la Réconciliation (MIR) – Pax Christi France – Terre des Hommes France – Union Juive Française pour la Paix (UJFP).
Observateurs : Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT-France) – Afran Saurel – Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme (AEDH) – Association « Pour Jérusalem » -Centre de Recherche et d’Information sur le Développement (CRID) – Collectif judéo-arabe et citoyen pour la Paix – Strasbourg – Groupe d’Amitié Islamo-Chrétienne (GAIC) – RITIMO – SIDI.
AUTRES SIGNATAIRES : Collectif 69 de soutien au peuple palestinien, Coalition contre Agrexco, Corsica Palestine, Mouvement pour une Alternative Non Violente (MAN), Forum pour un Autre Monde, Collectif 13 « Un Bateau pour Gaza », Chrétiens de la Méditerranée, Compagnie Erinna, Mouvement des Jeunes Communistes (MJC), Confédération paysanne, UNEF, Les Amis d’Al Rowwad, Alternative Libertaire, Syndicat des Travailleurs Corses.

 François Hollande et Abdelaziz Bouteflika co-responsables du nouveau terrorisme au Mali

guerre-au-mali-comment-s-en-tirent-les-m-dias-fran-ais,M102767

Publié le 27 février 2013

Les populations touarègues et arabes du nord du Mali tombent de Charybde en Scylla. Après le règne des obscurantistes «islamistes», voici venu le temps de la terreur des soldats maliens. Ils doivent ce «bonheur» à la douce France et à la courtoisie et à la précieuse assistance du président Bouteflika, surnommé Abdelkader El Mali pendant la guerre de libération nationale. Amorcée sous un déluge de feu, transité par l’Algérie et ayant causé des dizaines de morts, l’opération Serval a fait plus de victimes que le terrorisme qu’il prétend combattre.

Malgré le huis clos imposé par les nouveaux maîtres du nord Mali, des bribes de nouvelles terrifiantes ont pu arriver à l’opinion publique mondiale. Les nouvelles font état de la poursuite des représailles de l’armée malienne contre les populations touareg et arabes qui se font sous le regard de l’armée française. Aux victimes de l’armée française s’ajoute une longue liste de victimes des supplétifs maliens. Des exécutions sommaires, des disparitions et des tortures, des pillages, des lynchages…, ont été rapportées par la presse française et par les ONG internationales. L’appel du ministre de la Défense français, Jean-Yves Le Drian, lancé aux cadres de l’armée malienne, de prendre des mesures contre les exactions commises par leurs troupes n’a pas été entendu. Sur le terrain, rien n’a changé. Sous la protection des troupes tricolores, des hordes barbares de militaires maliens s’emparent des villes et villages du Nord malien et se livrent à une vengeance sanglante. Ils pourchassent les hommes suspectés de sympathie avec les islamistes et les exécutent sans autre forme de procès. Ils jettent les corps dans des puits ou les font ensabler dans la périphérie des villages.

La France n’est pas étrangère à ces crimes contre l’humanité. Involontairement, Alexandra Renard (sur l’image), une journaliste du « Grand reporter », a jeté un pavé dans la mare. Elle a révélé à France24 que lorsqu’ils sont alertés, les soldats français n’interviennent pas au moment où des exactions se produisent. Ils considèrent que ce sont des affaires maliennes et qu’ils n’ont pas à s’y immiscer. Étrange attitude de l’armée française qui occupe un territoire pour sauver des habitants du terrorisme et les livre, poings et mains liées, à une autre terreur. Le dérisoire appel à la retenue de Jean-Yves Le Drian semble être lancé pour faire bonne figure devant l’opinion publique. En la réalité, les faits montrent que le ministre de la Défense français se soucie du tiers comme du quart de la sécurité des habitants qu’il prétend être venu les défendre. La France ne retient pas visiblement les leçons de sa propre histoire, elle est en train de commettre les mêmes turpitudes qu’elle a commises au Rwanda en 1994. Sans doute, à l’époque, quand elle avait la possibilité d’empêcher le génocide rwandais — un million de victimes —, avait-elle considéré, exactement comme elle le fait aujourd’hui, que les tensions interethniques étaient une affaire intérieure du pays dans lequel son armée était présente.

Tous ces drames concernent les Algériens et les accablent. En ouvrant l’espace aérien à l’armée française, leur président, Abdelaziz Bouteflika, a sali l’honneur de leur pays. Il ne nous le pardonnera pas avant longtemps. Les populations du nord Mali tiendront l’Algérie coresponsable des crimes contre l’humanité qui ont été commis par la France et l’armée malienne. Le président Bouteflika a bouclé la boucle, il ne sera pas celui qui construira des relations solides avec les pays de la région et ne sera pas celui qui participera à l’émergence d’un bloc économique solide. Quand il quittera la présidence, il laissera pour l’Algérie un lourd fardeau politique. Tous les peuples de la région nous en haïront pour une raison ou une autre.