Un permis de construire de Vinci immobilier et Franck Développement immobilier retoqué!

Après une dépollution express, le chantier immobilier sur le terrain de l’ex usine Quebecor (imprimerie) avait commencé, enclavé à Koenigshoffen, en plein Parc naturel urbain, au bord du canal de la Bruche. Cette zone est difficile d’accès car bordée aussi par le chemin de fer et son accès n’est possible que par une étroite route qui prend au bout de la rue des Capucins, déjà encombrée, vers la route des Romains et, de l’autre côté, par un micro-tunnel à sens alterné, sous les rails, puis longeant les jardins bio de la Montagne-Verte! Bref, une catastrophe prévisible pour l’environnement et l’écologie!

Dernières Nouvelles d’Alsace

URBANISME Friche Québecor à Strasbourg : le permis de construire fragilisé

Le Conseil d’État s’oriente vers une décision favorable à l’association Koenigshoffen Demain qui, contestant le permis de construire sur la friche de l’imprimerie Québecor, à Strasbourg, n’avait pas obtenu gain de cause au tribunal administratif. A terme, le permis pourrait être annulé alors que le chantier a débuté.

Ce jeudi 18 octobre, le rapporteur public du Conseil d’Etat a rendu des conclusions favorables à l’association Koenigshoffen Demain.“…

Le chantier a déjà débuté

L’association Koenigshoffen Demain se bat depuis huit ans contre l’urbanisation de l’ancienne friche industrielle. Le permis étant toujours valable, Vinci Immobilier et Frank Développement Immobilier ont engagé leur chantier : les trois premiers niveaux d’une résidence de 49 logements sortent de terre. Le projet global comporte 226 appartements et des places de stationnement en silo.
….
Koenigshoffen Demain “… a toujours pu compter sur le soutien d’Eric Elkouby. En décembre 2010, alors adjoint au maire, il s’était abstenu lors du vote en conseil municipal de la modification du POS ouvrant l’urbanisation du secteur. « Le Conseil d’Etat nous encourage à poursuivre l’approfondissement du Parc naturel urbain
Où il dénonce également « la compromission et l’erreur des écologistes strasbourgeois qui ont validé ce permis de construire par la signature d’Alain Jund, adjoint EELV à l’urbanisme ».

Ah, ah, ah!
Et bientôt, le Grand Contournement Ouest de Vinci Terrassement et construction annulé?

Archives Feuille de chou/DNA

2010
L’immobilier sur la friche Québecor polluée coûtera-t-il son poste à l’adjoint Elkouby?
http://la-feuille-de-chou.fr/archives/14322

2011
La cantonale de Strasbourg 9 présentée par les DNA
http://la-feuille-de-chou.fr/archives/21050

2012
Québecor, à Strasbourg-Koenigshoffen, c’est fini
http://la-feuille-de-chou.fr/archives/38419

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1 Commentaire

  1. Federmann Georges Yoram Federmann Georges Yoram
    20 octobre 2018    

    Poursuites-bâillons : une nouvelle bataille gagnée contre VINCI

    Vinci recule et ne demande plus qu’un euro symbolique de dommages et intérêts dans le cadre du procès en diffamation

    Paris, le 10/10/18 – Une nouvelle victoire a été remportée par Sherpa, et toutes les ONG et journalistes mobilisées dans la lutte contre les poursuites bâillons : VINCI ne demande plus qu’un euro symbolique de dommages et intérêts dans le cadre de sa plainte en diffamation, et non plus 350 000 euros initialement réclamés à Sherpa et à deux de ses salariées.

    Suite à la plainte déposée par Sherpa contre Vinci Construction Grands Projets et sa filiale Qatarie le 23 mars 2015, notamment sur les fondements de travail forcé et réduction en servitude, Vinci avait initié une série de poursuites-bâillons contre l’association et deux de ses salariées, sur le fondement de la diffamation et de l’atteinte à la présomption d’innocence.

    Ces poursuites stratégiques visent à faire pression, fragiliser financièrement et isoler tout journaliste, lanceur d’alerte ou organisation qui mettrait en lumière les activités et pratiques néfastes de géants économiques. Objectif: les dissuader d’enquêter pour que le « secret des affaires » demeure bien gardé, au mépris de l’intérêt général et de la liberté d’expression.

    Viser les personnes physiques en sus des organisations, multiplier les types de poursuites et augmenter considérablement le montant des dommages et intérêt demandés forment les nouvelles stratégies utilisées par les entreprises pour renforcer l’effet intimidant des poursuites-bâillons.

    Pour dénoncer ces poursuites, Sherpa a cofondé le collectif « On ne se taira pas » afin de mobiliser la société civile et obtenir des réformes législatives pour une meilleure protection de la liberté d’expression.

    Sur l’atteinte à la présomption d’innocence, Vinci a été débouté d’abord en référé, puis au fond le 28 juin 2017, par la Cour d’appel de Paris qui a condamné Vinci à payer 3 000 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile à Sherpa en plus des dépens d’appel.

    Sur la plainte pour diffamation, le tribunal a ordonné un sursis à statuer en attendant qu’une décision finale soit rendue au fond sur les faits dénoncés dans la plainte fondée notamment sur le travail forcé et la réduction en servitude au Qatar. Les sociétés Vinci et Vinci Construction Grand projet ne demandent plus maintenant qu’1 euro symbolique de de dommages et intérêts. Elles n’ont pas renoncé, néanmoins, à demander à ce que soit mis à la charge de Sherpa 10 000 euros de frais de publication de la décision à venir par journal ainsi que 10 000 euros d’amende.

    Ces informations proviennent des citations à comparaître parvenues à Sherpa et aux salariées visées en vue d’une audience de fixation qui s’est tenue le 9 octobre 2018.

    « C’est une victoire dans le plaidoyer contre les poursuites-bâillon et la preuve de son efficacité. Nous espérons que notre travail de proposition de réformes du projet de loi de justice pour que la France empêche ce type de poursuites, à l’instar d’autres pays, pourra également servir l’intérêt général » a rappelé Marie-Laure Guislain, responsable du contentieux et personne visée directement par VINCI dans sa plainte.

    Prochaine date

    Rendez-vous le 4 avril 2019 à 13h30 pour l’audience de fixation sur le sursis à statuer

    CONTACT PRESSE

    Clara Gonzales, 06 47 11 65 06, presse@asso-sherpa.org

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