Colloque CEDEC [Chrétiens pour une Eglise Dégagée de l'Ecole Confessionnelle]
Religion et politique en Allemagne: les enfants de Luther, Marx et Mahomet
Rassemblement national de la Libre Pensée à Strasbourg
De 150 à 200 personnes se sont rassemblées place Broglie, à l’appel de la Libre Pensée, pour exiger l’application de la loi de 1905 en Alsace-Moselle, la fin du Concordat et des cours de religion à l’école publique.
Après Marc Blondel, ex-secrétaire général de Force Ouvrière, plusieurs orateurs sont intervenus dont Esther Bauer de la Libre Pensée 67 ainsi que des représentants de laïques de plusieurs pays d’Europe, Espagne, Suisse, Allemagne, Belgique, Luxembourg,etc.
Des délégations de plusieurs régions de France, dont des Vendéens, étaient venues à Strasbourg à cette occasion.

Feuille2ChouRadio
Interview de Marc Blondel avant le rassemblement du 4 avril 2013 à Strasbourg
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Les discours présentaient un mixte d’exigences laïques aux côtés de prises de positions antireligieuses et athées. L’Union rationaliste est aussi intervenue.
Par contre, Laïcité d’Accord, association laïque du Bas-Rhin, très active ici, n’était pas représentée, pour cause de divergences tactiques sur la manière d’obtenir le résultat, c’est à dire, la laïcité enfin en Alsace-Moselle.
Diaporama
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La haine de la religion ou comment l’athéisme est devenu l’opium du peuple
Pierre Tévanian
http://www.avanti4.be/videos/article/la-haine-de-la
« La religion est l’opium du peuple : relisez Marx ! » C’est en ces termes qu’au début de l’année 2010, le NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) fut renvoyé à ses chères études par un chœur politique et médiatique unanime. Le motif ? La candidature, jugée saugrenue, d’une jeune militante qui avait le mauvais goût d’être musulmane et de porter un foulard. Ce sarcastique conseil de lecture est depuis lors repris quasi-rituellement, dans l’ensemble de la gauche française, à chaque fois que des musulmans investissent le champ politique, tandis que se multiplient les professions de foi antireligieuses.
C’est ce conseil qu’on a ici choisi de prendre au sérieux – et l’expérience se révèle passionnante. On découvre en chemin qu’il est fort difficile d’enrôler post mortem l’auteur du Capital dans la cabale éradicatrice des chasseurs de voile, d’islam ou de religion. On découvre même qu’un des grands apports du mouvement socialiste au combat progressiste est d’avoir pointé les limites du combat antireligieux issu de la tradition des Lumières, en le dénonçant comme un écueil, un idéalisme ou une ruse de la bourgeoisie. On découvre que Marx et les marxistes ont même théorisé et pratiqué l’alliance entre « celui qui croit au Ciel et celui qui n’y croit pas ». On réalise enfin la malicieuse actualité de leurs analyses : c’est aujourd’hui l’athéisme et le combat antireligieux qui peuvent être considérés comme l’opium du peuple de gauche.
Le concordat en Alsace-Moselle n’est-il pas anticonstitutionnel ?Une fois n’est pas coutume, la parole à Caroline Fourest:
Après la réponse négative du Conseil constitutionnel sur une Question prioritaire de constitutionnalité
http://www.franceculture.fr/emission-le-monde-selon-caroline-fourest-le-monde-selon-caroline-fourest-2013-02-26 , la chronique de Caroline Fourest sur France Culture ce matin à 7 h 17.
Sujet : LE CONCORDAT !
Laïcité Alsace-Moselle: les vertus d’un enseignement laïque, en réponse à Mgr Kratz, évêque auxiliaire à StrasbourgLes vertus d’un enseignement laïque
Mgr Kratz , évêque auxiliaire de Strasbourg a publié un Point de vue intitulé Les vertus de l’enseignement religieux, dans les DNA du 9 février. Il s’agit d’une riposte à un autre texte paru dans le même Journal sous le clavier de Jean-Marie Gillig en faveur d’une réforme de la dispense de l’enseignement religieux à l’école publique comme mesure urgente à prendre en ces temps de débat ravivé sur le statut scolaire dit local d’Alsace-Moselle et des religions concordataires dans ces départements français.
L’enseignement des religions participerait d’un combat contre l’ignorance et la peur de l’autre. Remarquons qu’en matière d’ignorance, l’Église catholique est experte, le Vatican ayant reconnu il y a peu, que Galilée avait raison en ses thèses héliocentriques.
Mgr Kratz refuse que l’heure de religion devienne une matière à option. Il a peur que la baisse inexorable de fréquentation s’accentue encore et se satisfait donc d’une prétendue obligation, qui ne vaut d’ailleurs que pour le système d’enseignement et non pour les familles et les élèves.
Il rejette l’argument laïque de la liberté de conscience violée par ces cours, dont on peut être dispensés. Les religions en Alsace-Moselle violent pourtant cette liberté de même que dans l’ex URSS les cours de « marxisme-léninisme” que dénonçaient les catholiques polonais.
Dans la situation actuelle, rappelons que les parents doivent dispenser par écrit leurs enfants. Dans ce cas ces derniers suivent un enseignement de morale. Les laïques demandent simplement l’inversion du système. Que les parents qui souhaitent que l’enfant ait un cours de religion en fassent la demande. Il s’agit d’un compromis et d’une mesure provisoire, demandés par les laïques qui autrefois exigeaient l’abrogation pure et simple et l’application de la loi de 1905 en Alsace-Moselle. Comme on le voit, l’Église s’arc-boute à ses privilèges.
Prétendre que c’est se singulariser que de demander un enseignement devenu optionnel est fort de café alors que dans la situation actuelle, les élèves sont classés par religions, en infraction à la loi française de l’intérieur.
On sera d’accord avec Mgr Kratz pour constater l’ignorance de beaucoup trop d’élèves quant au fait religieux. Mais, outre la sécularisation en marche depuis longtemps, on peut remarquer que cet enseignement est déjà assuré par des enseignants «normaux» dans le cadre des cours de français, histoire, philosophie,etc. Quand il parle, comme Sarkozy, des «racines judéo-chrétiennes de notre civilisation », il oublie bien entendu l’Islam à qui on doit tout de même des savoirs aussi négligeables que les mathématiques ou la philosophie.
Justifier l’enseignement religieux à l’école publique au nom de la «société harmonieuse», n’est-ce pas oublier l’Inquisition, ou la Saint-Barthélémy, et les vifs conflits religieux au 21e siècle même?
L’école républicaine laïque est bien armée pour combattre l’ignorance, l’intolérance et la peur de l’autre. Pas besoin d’une version religieuse de l’enseignement de ces valeurs auxquelles les Églises ont adhéré assez tardivement. Et encore aujourd’hui, on en a la preuve avec la mobilisation, les évêques dans les coulisses, contre la loi sur le mariage pour tous-tes.
Quant à la réflexion sur le sens de la vie, de la mort, de l’amour, évoqué par Mgr Kratz, croit-il que ces questions ne puissent être abordées avec ou sans réponses par une éthique laïque qui serait commune à tous ? Que l’Église apporte sa pierre à l’édifice, pourquoi pas, mais qu’elle exige que son enseignement reste obligatoire, et soit considéré comme un «service public» est une atteinte à la liberté de conscience.
Non, pas d’accord pour penser à «la chance que nous avons de bénéficier d’un statut local» et encore moins pour accepter l’idée, jamais vérifiée, selon, laquelle «la population alsacienne (l’) apprécie dans sa grande majorité».
Dans son homélie finale, Mgr Kratz crie, à propos du statut scolaire religieux local, un «laissons le vivre», dont la connotation empruntée aux anti-IVG fait mal aux oreilles.
Non, Mgr Kratz, ne vous en déplaise, la «modernité” est du côté de la laïcité, qui est inclusive de tous, croyants et incroyants.
http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&ved=0CDEQFjAA&url=http%3A%2F%2Femig.free.fr%2FALSACE%2Fpdf%2FMorgen-2012.pdf&ei=03IXUYnNE9Ga0QXPi4HICw&usg=AFQjCNEPbmawo5GfSXoJkmMhtxBsJ9ugVQ&sig2=R9qoup_6qGUFAKAEox8g9w&bvm=bv.42080656,d.d2k&cad=rja
Le calendrier interreligieux, une coproduction Roland Ries-Religions…A chaque jour suffit sa peine !
Les DNA du jeudi 24 janvier font état d’une “Première expérience du genre, le calendrier interreligieux”.
Jusque là tout va bien.
Le problème c’est que ce calendrier qui a pris 12 mois de gestation est piloté…par la Mairie socialiste de Strasbourg qui l’édite et l’a présenté à l’Hôtel de ville.
Il recense toutes les fêtes religieuses “des plus grandes communautés strasbourgeoises”. Chaque fête est expliquée en 10 lignes ( ce qui a donné lieu à des tractations entre cultes pour les définir quand elles sont communes) et chaque mois une grande fête est mise en évidence. Seule intruse…le 14 juillet…(sanctifié ?)
Cette opération est destinée à promouvoir “le vivre ensemble” et le “dialogue entre les différentes communautés” (religieuses).
Cet objet est destiné en priorité aux communautés religieuses et professeurs de religion, mais on peut se le procurer au Centre administratif.
La mairie serait-elle en train d’écrire un “nouveau Concordat” ?
Le Député-maire PS d’Argenteuil, en terre laïque, a fait mieux, il a fait voter au conseil municipal le 3 décembre 2012 une délibération créant un “Conseil des cultes”, toujours pour le vivre ensemble (l’équivalent du bureau des cultes sous concordat). Il a également institué une “journée de la spiritualité”. Le PRG, le PC, l’UMP, le Modem ont protesté et l’Observatoire de la laïcité du Val d’Oise étudie un recours au tribunal administratif.
On n’arrête pas le progrès.
Le Ciel vous bénisse !
C.H.
Act-Up Paris pastiche la prière universelle du Cardinal Vingt-TroisVade retro Escada
1, rue du Miroir
Strasbourg
20 h