La voix des Rroms

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# Commémoration du génocide des tsiganes: appel à candidatures
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Appel aux jeunes Rroms, Gitans, Manouches, Sintés et non-Rroms à
participer à la

Commémoration par les jeunes Européens du Génocide des Tsiganes

du 30 juillet au 4 Août 2013 à Cracovie, Pologne

Les effets pervers de la circulaire du 26août 2012

29 mai 2013

Environ 200 Rroms ont été expulsés hier matin à Saint-Denis, Porte de Paris. Dans la soirée, après une manifestation devant la sous-préfecture et la mairie, la préfecture du département a dit pouvoir répondre par des hébergements à l’hôtel pour seulement 3 familles et deux adultes malades.

Une circulaire du 26 août 2012 “relative à l’anticipation et à l’accompagnement des opérations d’évacuation des campements illicites” invite les préfectures à mener des diagnostics sociaux afin de répondre globalement à chaque situation lorsqu’un bidonville est expulsé, et ceci le plus en amont possible. En pratique, et c’est confirmé une fois de plus ici, la fameuse “réponse” consiste en un hébergement à l’hôtel pour quelques nuits. Pour ce groupe de familles expulsées hier, la préfecture dit qu’un tel hébergement a été proposé pendant le diagnostic social, réalisé par GIP (groupement d’intérêt publique) Habitat il y a quelques semaines, mais que personne n’avait demandé un tel hébergement. Et pour cause, pourquoi demander aller à un hôtel dont on ne sait pas où il se situe, mais dont on sait pertinemment qu’il sera loin, qu’on ne pourra pas y cuisiner, qu’il faudra prendre ses repères autour et qu’on n’y restera pas plus que quelques nuits, lorsqu’on est dans la baraque qu’on a construit soi même dans une ville qu’on connaît et où on se sent chez soi?

Cet événement, comme d’autres, pose la question de la circulaire du 26 août 2012 “relative à l’anticipation et à l’accompagnement des opérations d’évacuation des campements illicites”. A quoi sert-elle en réalité?

D’abord, elle a servi à rassurer la Commission européenne, qui avait mis encore sous surveillance la France lorsque, l’été dernier M. Valls a déclaré vouloir poursuivre le “démantèlement des campements illicites”, terminologie créée par Brice Hortefeux en 2010. Avec cette circulaire, assez vague, le gouvernement français montre à la Commission européenne que sa politique respecte la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. La Commission européenne sera-t-elle dupe?

Ensuite, la circulaire permet de continuer la politique menée depuis longtemps en la matière. Cette politique combine démagogie tsiganophobe et gaspillage de l’argent public. Depuis plus d’un an, le ministre de l’intérieur Manuel Valls persiste à créer des tensions en répétant à l’envi que les riverains de ces “campements illicites”, qui se situent dans des “quartiers populaires” sont “exaspérés” et “excédés”. Il cite en exemple de cette exaspération des incendies dont précisément, la police n’a jamais pu établir la cause. Dans les rues, dans les magasins, partout, le rejet raciste des Rroms est de plus en plus palpable, nourri par ce type de discours.

En plus du racisme qui la sous-tend et qu’en même temps elle suscite, cette politique est désastreuse financièrement parlant. M. Valls se vante d’avoir supprimé l’”aide au retour humanitaire”, qui avait selon lui “des effets pervers” et qui en fait était perverse dans les raisons qui ont mené à sa création. Il ne faut en effet pas oublier que les premiers “demandeurs” de cette aide signaient la demande dans des autocars affrétés par l’Etat pour partir vers Bucarest, sous la menace de passer quelques jours ou semaines en centre de rétention et d’être expulsés en avion sans les 300 euros proposés. Autre gouvernement, autre temps, autre méthodes: Il faut consommer en France et français avant tout!

Avant, les 300 Euros étaient dépensés en Roumanie, y compris les 100 dédiés au retour en France en autocar. Désormais, l’argent français est bien dépensé en France. Il va aux caisses des opérateurs de l’Etat chargés de faire les diagnostics sociaux et aux hôteliers qui hébergeront quelques nuits quelques Rroms expulsés de leurs habitations.

Dans le département de al Seine-Saint-Denis (93), l’un des moins chers, le tarif pratiqué par les hôteliers pour l’hébergement d’urgence est de 37 euros par personne et par nuit, soit bien plus cher que le prix pratiqué en temps normal, et fixé par chambre, pas par personne. L’hébergement à l’hôtel est une mise à l’abri, toujours provisoire. Généralement, il est maintenu pour 2-3 nuits.

La France devrait avoir honte de ceux qui la dirigent. Marianne, si elle était en chair et en os, serait la femme la plus malmenée de France et de Navarre, et même au-delà. Et ce n’est certainement pas les Rroms qui sont responsables. Ils ne sont qu’une carte avec laquelle les autorités et leurs alliés jouent un sale jeu de poker, où les enjeux, politiques ou financiers, sont complètement étrangers aux Rroms. Il y a d’autres cartes dans ce sale jeu: les mal-logés, les chômeurs, les sans-papiers… le jour où ces cartes deviendront des joueurs, ils pourront casser le jeu et construire le vivre ensemble.

campement petite forêt

12 JUIN 2013 LATCHO ROM

A Strasbourg, le préfet du Bas-Rhin, préfet de la région Alsace a fait “mieux”, en profitant de l’absence provisoire de familles sur le terrain Petite Forêt: il a ordonné de détruire au bulldozer avec la complicité (le capitaine de la police municipale était présent sur le terrain) de la Ville de Strasbourg, 8 baraques.
Depuis les familles de retour en ont reconstruit 3, dont une inachevée à ce jour, faute de matériaux, mais une famille (une femme et trois enfants adultes) vit sous des tentes données par Emmaus.

 Est-ce ainsi que des humains vivent? En 2013, à Strasbourg, siège de la Cour européenne des droits de l’homme et du Conseil de l’Europe?

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Vidéo

Diaporama

Latcho Rom, Changer d’R et Reconstructeurs roms réunis…

Remarque à propos de quelques organisations humanitaires

Autrefois, les grandes organisations humanitaires distribuaient des dons reçus du public et les redistribuaient aux personnes dans le besoin pour les choses essentielles de la vie quotidienne.

De nos jours, elles reçoivent toujours, mais revendent, certes pour des sommes qui apparaissent faibles, dès lors qu’on a du revenu, même petit, mais qui sont largement au dessus des capacités de ceux qui n’ont rien ou presque rien.

Ainsi à la Vestiboutique de la Croix Rouge française, rue Schweighauser, à Strasbourg, un pantalon coûte deux euros, des chaussures, quatre euros, un T-shirt, un euro cinquante.

La justification donnée, cet après-midi, un peu avant 15 h, est que lorsque c’était gratuit, cela entraînait des difficultés, et que les gens voulaient de la marque…

Or il y a des personnes qui n’ont pas même deux euros.

Est-il normal que des organisations qui ont de gros budgets fassent de l’argent en transformant de fait des biens d’usage, reçus gracieusement, en biens marchands?

Reviens, l’abbé Pierre!

 Latcho Rom: Une journée de solidarité avec les Roms de Strasbourg

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Album photo: Roms, de la rue des Mérovingiens à la rue de l’Ain, à Strasbourg

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Latcho Rom, de la rue des Mérovingiens à la rue de l’Ain

Un couple avec une fille de 11 ans scolarisée en CM2, a habité 3 ans sur un terrain privé, au bord de l’Ill, à la Montagne-Verte Le voisinage s’est fait hostile, et , en mars, la famille ne pouvait plus accéder à ses baraque, car la chaîne avait été cassée et un gros cadenas la remplaçait.

Toutes leurs affaires étaient restées dans le petit campement à une famille. Depuis, ils avaient été relogés par la ville dans une caravane sur un terrain entre autoroute et canal du Rhône au Rhin.

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Ce mercredi matin, ils ont constaté que le cadenas avait été cassé et que des voleurs s’étaient servis dans leurs affaires sur l’ancien campement. Le propriétaire est passé, a remis le cadenas, la ville de Strasbourg est venue aussi, ainsi que Latcho Rom.

La famille a pu prendre quelques affaires, grâce à Latcho Rom. On a pu constater que le jardin était laissé à l’état sauvage par son propriétaire, que des détritus s’entassaient sans qu’une benne soit mise à disposition.

La famille est repartie vers sa caravane, dans laquelle manque une gazinière. S’adresser à Latcho Rom si voue en avez une. A côté vit aussi un Français sous tente.

Un jardin potager rom près de Cosmeurope à Cronenbourg

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En début d’après-midi, nous avons visité le campement en bordure d’autoroute, près de Cosmeurope à Cronenbourg. Plusieurs familles y vivent, dont un Monténégrin qui cultive son jardin au-dessus de l’autoroute.

A cause de la pluie, il a dû replanter ses pommes de terre. Il a aussi aménagé une petite basse-cour où se trouvent un beau coq et deux poulettes.

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Du gravier a été répandu sur le sol, contre la boue, en temps de pluie, grâce à la générosité d’une entreprise proche. La solidarité de proximité n’est pas un vain mot, parfois.

Reconstruire

Album photos

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Les travaux de reconstruction du campement détruit par le préfet se poursuivent. Deux cabanes ont déjà poussé, et une troisième serait achevée si les habitants avaient eu assez de bois.Là aussi, votre générosité est sollicitée.

Ils ont aussi besoin de meubles, de couchages, de matériel de cuisine.

Un nouveau déplacement s’est fait avec Latcho Rom à Emmaus Mundolsheim où nous avons récupéré 4 matelas, des couvertures, des chaussures, de la vaisselle et des casseroles.

Une mère de plusieurs jeunes femmes et d’un garçon, veuve récente, suite au décès de son mari, d’un cancer, revenue ce jour de Roumanie, se trouvant sans sa baraque détruite par le préfet a dû provisoirement se loger dans des tentes récupérées à Emmaus Montagne-Verte.

On y a acheté, pour 16,70 €, tout un nécessaire de cuisine.

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Il faut donc prévoir encore d’autres reconstructions de baraques, car toutes les familles reviennent.

Ce qui fait défaut, outre le bois ou tout autre matériau, pour les murs et le toit, ce sont des protections comme de la bâche, des linos, du plastique afin de rendre ces logements précaires un peu plus imperméables, d’autant que la pluie est à nouveau annoncée pour la fin de semaine.

Demain est un autre jour…

 Familles Roms de Strasbourg: ” L’autoconstruction, c’est maintenant ! “.

Reconstructeurs réunis et Emmaus-Mundolsheim feuilel2chouphoto

Album photographique
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Vidéo

Ce matin à 10h, un seul média était présent à la conférence de presse de Latcho Rom sur les marches de la CUS, 20 Minutes.

4 juin 20 Minutes
A l’entrée de Koenigshoffen, une partie du camp rom de la « Petite Forêt » a été rayée de la carte. Une pelle mécanique a détruit huit baraques fin avril, alors que leurs occupants étaient retournés en Roumanie pour quelques semaines à l’occasion de la fête orthodoxe de Pâques, raconte Jean-Claude Meyer, de l’association Latcho Rom. « Et quand deux familles que l’on suivait, soit 10 personnes dont trois enfants, sont rentrées la semaine dernière et ont voulu reconstruire, des policiers sont venus pour les en dissuader », dénonce-t-il. Finalement, une première baraque a pu être assemblée à partir d’éléments servant à la construction de chalets de Noël, mis à disposition par la communauté Emmaüs de Mundolsheim. Latcho Rom demande à la ville d’intervenir auprès du préfet pour que cette construction ne soit pas démolie. L’association déplore aussi que la préfecture ait décidé de raser les cabanes sans proposer de solutions alternatives. Contactée, celle-ci n’a pas donné suite à nos questions. T.C.

Leur photographe s’est ensuite rendu sur le terrain avec l’association et a pris des clichés des baraques et de leurs habitants.

Les familles de Roms ne sont pas venues, car le matin, elles sont contraintes de faire la manche pour la nourriture.

Le Parti de Gauche 67 a fait un bon  communiqué de presse suite à l’intervention en fin de rassemblement place Kléber et à la collecte de vivres sur place.

Dès 13 h, Latcho Rom et des Roms sont allés à Emmaus-Mundolsheim qui a prêté un véhicule afin de transporter des éléments de chalets de Noël stockés là-bas. Merci à eux et aux compagnons qui ont aidé à charger.

Deux aller-retour ont suffi. Il y a maintenant de quoi reconstruire encore au moins une sinon deux cabanes. Il manque des bâches, des plastiques ou tout élément couvrant et imperméabilisant. et aussi, des lits, matelas, meubles, ustensiles divers pour la vie quotidienne.

Rappelons que ces familles ne sont pas nouvelles à Strasbourg.Il n’y a pas de prétendu “appel d’air”. Ce sont deux des familles dont les baraques avaient été détruites par le préfet Bouillon sur ordre du sinistre ministre Valls.

Il s’agit donc de reconstruire ce que l’État a détruit, sans qu’il ait tenu compte de la présence parmi la dizaine de personnes, de trois enfants mineurs, de 7, 10 et 15 ans, dont les deux plus jeunes vont à l’école.

Imagine-t-on à la préfecture que des enfants sans-abri pourraient facilement respecter l’obligation scolaire de la République française?

Ils ont du mérite, dans les conditions où ils survivent dans la “capitale des droits de l’Homme”…

La solidarité avec les populations de Roms s’exprime heureusement de mille façons. Certains donnent de leur temps, d’autres récoltent vêtements ou nourriture,comme Changer d’R, d’autres encore vont apporter des meubles, puisque les démolisseurs préfectoraux ont tout cassé au bulldozer.

La ville de Strasbourg, qui est une des rares où le maire a promis de respecter la circulaire, qui prévoit le relogement avant toute expulsion de campements, peut sûrement accélérer le processus.
En particulier elle peut demander au préfet de ne plus démolir.

Et pour ce qui la concerne, elle doit enfin mettre à disposition un terrain viable pour y réinstaller de manière plus digne les populations qui survivent encore sur des campements misérables, comme Saint-Gall et quelques autres plus disséminés.

Latcho Rom s’est adressé ce week-end au sénateur-maire Roland Ries et au député Philippe Bies en ce sens.

Il faut aussi une campagne d’information en direction de la population de Strasbourg et de la CUS, afin de combattre les préjugés.

Que penser quand même certains fonctionnaires parlent de “propreté” ou de “trafic”, comme si tous les Roms, comme hélas l’a affirmé Manuel Valls, étaient des brigands et des sauvages!

Il suffit de passer du temps avec eux dans la solidarité pour comprendre que dans 95 % des cas, c’est à dire comme chez les populations locales, les Roms sont des gens comme les autres qui sont dans la misère et la débrouille pour survivre. Ils font la manche, récupèrent des métaux, recyclent des matériaux.

N’importe quelle population dans les conditions où ils vivent, sans eau, ni WC, ni chauffage, ni courant électrique, ni gaz, dans certains cas, aurait les mêmes difficultés.

Et s’ils sont venus en France, c’est que leur situation est pire dans leurs pays. Ici, au moins, leurs enfants vont à l’école, et même s’il y a trop de xénophobie, on ne les tabasse pas.

Latcho Rom vous appelle à les soutenir comme vous le pouvez, afin que ces citoyens européens puissent accéder, comme disent les autorités, au droit commun, comme c’est le cas à l’Espace XVI, rue des Remparts, derrière la gare centrale.

Sans oublier la promesse d’un terrain viable le plus tôt possible.

Pour Latcho Rom, le second vice-président, JCM.

Rue89Strasbourg Pierre France 1er juin
Des Roms chassés d’un campement
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L’association d’aide aux personnes d’origine Roms à Strasbourg « Latcho Roms » a dénoncé dans un communiqué la destruction d’un campement par la police. Selon cette association, plusieurs familles roms installées le long d’une bretelle d’autoroute à Hautepierre ont vu leurs abris détruits par la police. Ils ont tenté de se réinstaller, notamment grâce à des chalets du marché de Noël, prêtés par la communauté Emmaüs de Mundolsheim. Mais les policiers leur aurait intimer l’ordre d’évacuer le campement, selon le communiqué.

Latcho Roms s’indigne qu’une nouvelle fois, des familles entières soient délogées sans que ne leur soit proposé une solution de repli. La ville de Strasbourg doit augmenter la capacité d’accueil des campements existants, notamment celui de l’Espace 16 près de la gare, actuellement complet.

 Communiqué de presse Latcho Rom: “La journée des voisins”? Les Roms aussi?

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Communiqué de presse de Latcho Rom

Strasbourg, le 31 mai 2013, 17h

« La Journée des voisins », dans les campements de Roms à Strasbourg.

Des familles de Roms, revenues de Roumanie, après la Pâques orthodoxe, ont découvert que leurs baraques au campement Petite Forêt, le long de la bretelle d’autoroute de Hautepierre à la route des Romains, avaient été détruites pendant leur absence, sur ordre du Préfet du Bas-Rhin.

Elles s’apprêtaient à les reconstruire grâce à un don de Emmaus-Mundolsheim qui stockait plusieurs anciens chalets de Noël, du Christkindelsmärik.

Mais l’opération de reconstruction a été interrompue hier en fin d’après midi, suite à la visite d’une quinzaine de policiers menaçants.

D’après des témoignages, recueillis ce matin, de personnes déjà installées depuis plusieurs années, les policiers auraient menacé de détruire leurs propres cabanes si de nouvelles installations se construisaient.

Est-ce de cette façon que la préfecture compte appliquer la circulaire du 26 août 2012 qui prévoit un diagnostic et un accompagnement social en amont des destructions de campements et des expulsions de familles ?

La politique du mépris, du racisme, de l’exclusion brutale, de la négation des droits les plus élémentaires, « c’est maintenant » ?

Parmi les familles revenues cette semaine, l’une d’elle a deux enfants d’âge scolaire. Ces derniers étaient retournés hier à leur école et les parents avaient été reçus par le directeur et les maitresses.

Toutes ces personnes ont dû dormir, la nuit dernière, et dormiront cette nuit, adultes et enfants, dans une des baraques actuellement inoccupée et qui avait échappé à la destruction. Les enfants, heureux d’être retournés hier à l’école, n’y sont pas retournés ce jour.

Ce vendredi 31 mai est, paraît-il Journée des voisins.

Les Roms, citoyens européens dont le pays, la Roumanie, appartient à l’Union européenne, ne seraient-ils pas nos voisins ?

C’est ce qu’on peut penser alors que la préfecture leur met des bâtons dans les roues dans leur lutte pour leur survie, alors qu’en même temps, la Ville de Strasbourg s’engage dans un plan de pré-formation professionnelle, lancé hier, lors d’une réunion avec Marie-Dominique Dreyssé, adjointe aux Affaires sociale, en charge des populations de Roms.

Le double langage État/Ville de Strasbourg doit cesser.

Il est temps de choisir entre le discours xénophobe du ministre de l’Intérieur qui juge ces populations « in-intégrables » et destinées à retourner dans leur pays, et celui du sénateur-maire de Strasbourg, Roland Ries, et de son adjointe qui ont engagé des processus visant à les faire entrer dans le droit commun, en terme de logement et de de travail.

Les associations soussignées exigent la cessation immédiate de la politique d’intimidation policière quotidienne contre les populations de Roms de Strasbourg.

Pas de destruction sans relogement !

Les familles dont les baraques ont été détruites doivent pouvoir les reconstruire pour se reloger provisoirement.

La ville de Strasbourg doit accélérer la mise en place du terrain viable prévu, afin d’en finir avec les conditions inhumaines des campements actuels.

Annexe

Manuel Valls

14 mars : «La situation, devenue intolérable, ne peut perdurer: il faut faire respecter la loi en démantelant le maximum de camps de Roms insalubres…»

« La France aux Français » ?

«Je partage les propos du premier ministre roumain quand ce dernier dit “Les Roms ont vocation à rester en Roumanie, à y retourner”.»

Latcho Rom

avec

Arpomt
Cercle Menachem Taffel
Changer d’R
Cimade
Emmaus Mundolsheim
Justice & Libertés
Secours Populaire 67
Union juive française pour la paix-Alsace

Pour Latcho Rom, Jean-Claude Meyer
06 83 69 17 93

 Menaces et chantage contre des Roms à Strasbourg

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Une quinzaine de policiers sont intervenus hier en fin d’après-midi sur le campement des Roms dit “Petite forêt, à Strasbourg-Koenigshoffen.

Selon des témoignages recueillis ce matin sur place, les policiers auraient interdit aux familles de Roms revenues de Roumanie et dont les baraques avaient été détruites sur ordre du préfet du Bas-Rhin M. Bouillon, de les reconstruire avec les chalets de Noël récupérés grâce à Emmaus-Mundolsheim.

Et pire encore ils auraient menacé les autres habitants du campement de détruire leurs propres cabanes!

Les Roms de retour du pays ont dû dormir tous ensemble, adultes et enfants d’âge scolaire dans une des baraques momentanément inoccupée.

Et les deux enfants qui étaient retournés très contents hier après-midi à l’École des Romains n’ont pu y aller ce matin, fait confirmé par le directeur.

Il est grand temps que le double discours de l’État et de la Ville de Strasbourg cesse!

Ce vendredi 31 mai c’est paraît-il la “Journée des voisins

Faut-il en conclure que les Roms ne sont pas nos voisins et qu’il faut les renvoyer, comme l’a déclaré Manuel Valls, dans leur pays?

La devise de la République,”Liberté, égalité,fraternité“, serait-elle subrepticement devenue, sous Hollande, “La France aux Français?

Alors que hier, à la mairie, la Ville de Strasbourg engageait un processus de préparation à des formations professionnelles pour des Roms, le même jour, le préfet envoie ses policiers pour terroriser des populations européennes pauvres qui recherchent une vie meilleure en France.

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Il est temps que cette politique contraire à la vocation des droits humains de notre pays et à celle, tant de fois affirmée, européenne de Strasbourg, cesse.

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Pendant ce temps, Médecin du Monde accompagne les Roms dans le dépistage de maladies vers le camion de radiologie stationné près du campement Saint-Gall.

 Des familles de Roms reconstruisent leurs maisons détruites par le préfet du Bas-Rhin

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A mesure que les familles de Roms reviennent de Roumanie à Strasbourg; elles découvrent catastrophées l’emplacement vide de leurs cabanes sur le campement Petite Forêt.

Parmi celles qui sont déjà là de retour, une famille dont deux enfants sont scolarisés à l’école Verlaine de Koenigshoffen.

Le directeur a été prévenu, ainsi que le réseau RESF, et les enfants retournent en classe dès cette après-midi.

Pendant ce temps, les Roms et leurs amis de Latcho Rom sont allés récupérer des éléments d’anciens chalets du Chritskindelsmarik (le marché de Noël), entreposés chez Emmaus.

http://www.flickr.com/photos/69546723@N03/sets/72157633807434328/

Et sans tarder la reconstruction commence.

Retour des courses.

Une veille permanente est organisée sur place avec tous les ami(e)s des Roms afin d’empêcher la police de venir, comme hier, se mettre en travers de l’auto-construction de leurs abris par ces familles.

Les volontaires sont les bienvenus!

On verra si le préfet laissera à la rue des enfants scolarisés et leurs parents.

D’autres Roms qui habitaient sur le campement petit Forêt sont attendus les jours suivants.

Solidarité avec les Roms de Strasbourg!

Action et reportage: Latcho Rom et Feuille de chou

 Latcho Rom Strasbourg: la police empêche des Roms de reconstruire leurs cabanes

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Photographies F2C LatchoRom

http://www.flickr.com/photos/69546723@N03/sets/72157633786019037/

Latcho Rom s’est rendu une fois de plus sur le campement Petite Forêt de Strasbourg-Koenigshoffen cet après-midi suite à l’appel de familles qui, une fois revenues de Roumanie où elles s’étaient rendues quelques semaines pour la Pâque orthodoxe, n’ont pu que constater que leurs cabanes avaient été détruites par le Préfet en collaboration avec la Ville de Strasbourg.

On se souvient que au moins huit de ces logements avaient été démolis par un bulldozer, après avoir été marqués d’une croix de couleur jaune.

Archives
Bulldozer à l’œuvre

L’association Latcho Rom avait pourtant prévenu que ces familles allaient revenir en France. Mais rien n’y a fait.

Le préfet, oublieux comme son chef Manuel Valls de la circulaire d’août qui prévoit un relogement préalable, et probablement partageant le contenu des déclarations contradictoires et scandaleuses du ministre selon lesquelles ces gens ne seraient pas intégrables, s’était fait démolisseur.

Un fois revenues, une partie de ces familles a voulu reconstruire leur logement de fortune au bord de l’autoroute de Hautepierre à la route des Romans, sur ce terrain parfaitement tenu, dont les enfants, parfois nés en France, sont tous scolarisés.

Et deux policiers ont empêché la reconstruction ce mercredi matin et les a contraints à jeter les matériaux dans la benne en bout de terrain.

Est-ce ainsi que la République française traite des citoyens européens, des Roumains dont le pays appartient déjà à l’Union européenne sans que ses citoyens en aient tous les droits?

C’est inacceptable!

Et pendant ce temps, se multiplient les réunions diverses à la Ville, comme celle prévue demain avec l’adjointe aux Affaires sociales, Marie-Dominique Dreyssé, sur la formation, et le 6 juin encore, un Carrefour des solidarités est en préparation sur la place de l’Étoile face à la CUS.

A quoi bon les paroles lénifiantes si les actes ne suivent pas?
Il faut que ce double discours cesse!

Les Roms émigrés à Strasbourg parce que leur situation au pays est invivable, doivent pouvoir se loger et travailler. Dans l’attente du feu vert et du terrain pour l’auto-construction proposée par Latcho Rom, les familles doivent pouvoir reconstruire leurs logements détruits.