Pas de Valls sur les cadavres de Roms

Article paru sur Mediapart
La France construit sa politique anti-roms sur des cadavres
15 mai 2013 Par philippe alain

Depuis lundi 13 mai 2013, la politique de stigmatisation menée par le gouvernement français contre les roms ne se chiffre plus seulement en nombre de reconduites à la frontière ou en nombre de destruction de bidonvilles. Elle se chiffre désormais en nombre de cadavres. Beni, un garçon de 12 ans, ainsi que 2 femmes, Pamela et Patrina sont morts, brûlés vifs, dans l’incendie de l’immeuble dans lequel ils vivaient à Lyon depuis 8 mois.

Il y a quelques jours, en prévision d’une expulsion à venir, la mairie de Lyon, dirigée par le très socialiste Gérard Collomb coupe l’électricité, tenez-vous bien, pour des raisons de sécurité… Les squatteurs ont osé se brancher sur un distributeur de courant et monsieur Collomb craint probablement que des enfants s’électrocutent. Bien lui en a pris, personne n’est mort électrocuté. Il oublie juste que les Roms sont comme nous, ils ont besoin de lumière. (1) Faute de courant, ils s’éclairent donc à la bougie et trois d’entre eux en sont morts.

Quelques heures après l’incendie, alors que les pompiers travaillent toujours sur les lieux du sinistre et que de nombreux journalistes sont présents, les familles se regroupent sur la place voisine. C’est toute la communauté rom de Lyon qui vient présenter ses condoléances aux familles endeuillées. Un peu plus tard dans la matinée, des hommes en noir affublés d’oreillettes blanches descendent de grosses berlines. Les journalistes quittent la place et le bruit commence à courir que Manuel Valls arrive sur les lieux du drame. Dans la confusion la plus totale et en évitant soigneusement les familles, Manuel Valls, Ministre de l’Intérieur, Christine Taubira, Ministre de la Justice, Gérard Collomb, maire de Lyon, Jean-François Carenco, Préfet de la région Rhône-Alpes vont se présenter devant le bâtiment qui fume encore.

Pas une de ces personnalités qui représentent les plus hautes institutions de la République et élevées dans le sérail des grandes écoles françaises où on n’enseigne visiblement pas la politesse la plus élémentaire, ne va venir présenter ses condoléances aux familles qui attendent à quelques mètres. Les roms sont-ils dangereux ? Manuel Valls aurait-il peur de femmes et d’enfants tétanisés par la douleur ? Un geste, une parole, un simple regard d’un ministre pour dire aux familles que la République Française s’incline devant leur douleur ? Non, rien, rien de rien. Roms vous êtes, roms vous resterez. Au contraire, Valls, oubliant la souffrance dans laquelle sont plongées les familles endeuillées va réaffirmer le leit-motiv de sa pré-campagne présidentielle qui est également devenu le fondement de la politique du gouvernement français contre la minorité rom: « Il faut poursuivre le travail de démantèlement et d’évacuation des campements », « comme l’a si bien commencé Nicolas Sarkozy » aurait-il pu ajouter. Aucune pudeur, aucune retenue. Alors qu’il a sous les yeux le résultat de plusieurs années d’expulsions à répétition, il répète inlassablement les même paroles et promet la même politique qui est responsable de la mort de 3 personnes. Valls tient absolument à continuer la chasse aux femmes, aux enfants, aux vieillards. Il tient absolument à les condamner à vivre dans des endroits de plus en plus dangereux quitte à ce qu’ils en meurent.

Madame Taubira, qu’on a connu plus inspirée se contente d’approuver les propos de son ministre de tutelle, comme si elle n’avait plus aucun rôle politique et humain à jouer après sa loi sur le mariage homosexuel.

Au moment de repartir, Valls se fait interpeller par un homme. Le ministre refuse de parler à un père et une mère qui sont submergés par la douleur d’avoir perdu un fils, mais il n’hésite pas à venir serrer la main d’un riverain qui demande l’expulsion des familles depuis des mois. Le voisin se plaint de vivre dans des « conditions épouvantables », abandonné de tous (rassurez-vous, il n’a jamais mis les pieds dans le squat, il parle seulement de la vue depuis son balcon). Valls vient le saluer et tenter de répondre à ses critiques. Alors que la discussion s’engage et que les journalistes commencent à enregistrer l’échange, monsieur Carenco, préfet de région, visiblement sur-excité repousse violemment plusieurs d’entre eux afin d’éviter une médiatisation des propos le mettant en cause.

Carenco. Préfet sous Sarkozy, préfet sous Hollande. Préfet pour toujours ? On garde les mêmes pour appliquer la même politique raciste de stigmatisation des étrangers. A Lyon, on gaze les enfants roms (2) on les parque dans des classes ghetto (3) et on met en garde-à-vue des bébés (4). En revanche on n’applique pas la circulaire inter-ministérielle censée apportée d’autres solutions que les expulsions. Carenco sera-t-il aussi préfet sous Le Pen ? « Le préfet de région a une grande part de responsabilité… Sur le terrain les expulsions se poursuivent malgré la circulaire du 26 août 2012 » accuse le sénateur Guy Fischer.

Dans l’après-midi, alors que journalistes et politiques sont partis, les proches des victimes attendent que les pompiers sortent les corps du bâtiment. L’ambiance sur la place est lourde. L’odeur âcre de la fumée fait mal à la gorge. Certains espèrent toujours et demandent désespérément s’il est possible qu’il y ait encore des survivants : « Il ne sont peut-être pas morts… ». Alors que la grande échelle s’approche d’une fenêtre afin de permettre à un pompier de prendre des photos, plusieurs dizaines de personnes s’approchent du bâtiment en criant le nom de l’enfant: « Béni, Béni » Face à ce mouvement de foule, un policier bien formé à l’école de Valls se fait menaçant et sort de son gilet une bouteille de gaz lacrymogène histoire de montrer aux femmes et aux enfants de quel bois il se chauffe. Pendant plusieurs heures, les familles sont totalement abandonnées à leur sort. Une femme perd connaissance plusieurs fois. La police municipale, à quelques mètres reste les bras croisés. Il n’y a aucun médecin, aucun psychologue, aucun soutien.

Mardi matin, alors que les corps calcinés de Beni, Pamela et Patrina viennent à peine d’être sortis des décombres fumants de l’immeuble, le préfet Carenco ordonne l’expulsion d’un nouveau squat. Une trentaine de personnes dont 15 enfants sont jetées à la rue, sans aucune proposition d’hébergement. Elle dormiront dans la rue, avec des enfants en bas âge, dans les conditions d’insécurité que l’on peut facilement imaginer, avant de retrouver un autre squat, probablement encore plus dangereux et insalubre. Valls nous expliquera à nouveau qu’il faut les expulser pour leur plus grand bien. Voilà une preuve de plus du discours mensonger du ministre qui, quelques heures auparavant, soulignait qu’il fallait poursuivre les expulsions tout en proposant des « solutions dignes ». Pour Valls, la rue est plus digne que le cimetière. Je n’en suis pas sur.

L’extrême droite à de beaux jours devant elle. Après Sarkozy, elle peut compter sur Hollande, Valls et les socialistes pour tenir le même discours de haine contre les étrangers et appliquer la même politique discriminatoire et hors la loi contre les roms. La France profonde applaudit, l’Union Européenne, pas son silence est complice. Marine Le Pen se frotte les mains. Manuel Valls, lui, ne pense qu’aux présidentielles. Le fait que son chemin soit désormais parsemé de cadavres ne le perturbe pas un seul instant. « Il faut continuer le travail » ose-t-il dire.

Mardi soir, la préfecture du Rhône fait savoir que les expulsions vont s’accélérer dans les jours à venir. La chasse aux Roms est ouverte. La campagne des municipales également.

Valls prétend que les roms n’ont pas vocation à s’intégrer en France. En les obligeant à vivre comme des chiens errants à la rue ou à brûler vifs dans des squats ils est certain d’avoir raison.

(1) http://www.mediapart.fr/journal/france/130513/les-roms-sont-comme-nous-ils-ont-besoin-de-lumiere

(2) http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-alain/120113/la-police-gaze-des-enfants-et-saccage-un-camp-de-roms

(3) http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-alain/260113/une-classe-reservee-aux-enfants-roms-dans-un-poste-de-police

(4) http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-alain/050113/un-bebe-en-garde-vue-accuse-d-avoir-mendie

 Les Roms sont comme nous: ils ont besoin de lumière

Incendie de caravanes roms à Strasbourg.

Et l’enquête sur les causes, elle en est où?


 

 

 

 

 

 

 

 

Les Roms sont comme nous

Article de Mediapart :
«Les Roms sont comme nous, ils ont besoin de lumière»

 

 
13 MAI 2013 | PAR CARINE FOUTEAU
Alors que les incendies de campements de Roms se multiplient depuis plusieurs semaines en France, jusque-là sans faire de victimes, celui qui a eu lieu à Lyon dans la nuit du 12 au 13 mai a été meurtrier. Au moins trois personnes, deux femmes et un enfant âgé d’une douzaine d’années, sont décédées après qu’une usine désaffectée (l’ex-usine Leroy-Somer) dans laquelle elles vivaient avec 200 à 300 autres personnes a pris feu.
À proximité du sinistre, la police bloque le passage. © Reuters
En fin d’après-midi, les corps n’avaient pu être sortis des décombres car le bâtiment, situé rue Audibert et Lavirotte dans le 8e arrondissement de la ville, menaçait toujours de s’écrouler. Des rescapés sont restés toute la journée dans les parages, refusant de quitter les lieux avant que l’opération de dégagement n’ait eu lieu. D’autres ont été évacués, en état de choc, et conduits en minibus dans le gymnase d’une école située avenue des Frères-Lumière, dans le même arrondissement, à une vingtaine de minutes à pied. La gestion de l’accueil a été confiée à la Croix-Rouge « avant qu’un relais soit pris par l’association Notre-Dame des sans-abris », a fait savoir la préfecture, qui ajoute qu’une « cellule d’aide médico-psychologique » a été mise en place.
Les occupants, parmi lesquels « un certain nombre » était de nationalité roumaine, avaient trouvé refuge dans ces locaux depuis octobre dernier. Le bilan est provisoire, ont insisté les pompiers inquiets de trouver d’autres personnes sans vie. Les flammes auraient totalement embrasé l’un des bâtiments du site peu après minuit. Dans la matinée, la préfecture indiquait ne disposer d’aucun élément sur l’origine du sinistre. Le procureur a demandé à la police judiciaire d’ouvrir une enquête. Les secours ont fait appel à des renforts, dont des équipes cynophiles. Le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, en déplacement ce jour dans l’agglomération lyonnaise pour dresser le bilan des zones de sécurité prioritaire, s’est rendu sur place, accompagné de la ministre de la justice, Christiane Taubira.
Militante de la Ligue des droits de l’homme (LDH), Gilberte Renard est l’une des premières à être arrivées sur place à l’aube, car elle s’attendait d’un jour à l’autre à une expulsion par les forces de l’ordre. Elle connaissait presque toutes les familles, d’origine Roms, y compris les personnes décédées. « Une des deux femmes étaient une mère de quatre enfants », indique-t-elle. « Il y avait beaucoup d’enfants, des tout-petits et des femmes enceintes », insiste-t-elle. « Ils dormaient souvent dans le grenier. Ils ont essayé de s’échapper par une lucarne, certains ont réussi, pas d’autres. Ça a été affreux », poursuit-elle.
« Tous vivaient en France depuis longtemps. J’en avais rencontré certains dès 2006 », se souvient-elle, énumérant les expulsions successives subies par les uns et les autres. Le terrain est une propriété privée. Une nouvelle fois, une décision de justice a ouvert la voie à une expulsion. Mais l’incendie a ravagé les lieux avant.
Pour Gilberte Renard, qui est également membre du Collectif lyonnais pour l’accès à la scolarisation et au soutien des enfants des squats, ces deux événements ne sont pas sans lien : « Une fois par semaine environ, les familles avaient la visite des policiers. Il y a sept ou dix jours, ils sont venus pour relever les identités de tout le monde, parents et enfants. Mercredi dernier, ils sont venus pour dire que l’expulsion était imminente. À peu près au même moment la mairie a coupé l’électricité. Les Roms sont comme nous, ils ont besoin de lumière. Ils ont dû s’éclairer à la bougie. Voilà le résultat », lance-t-elle, les pompiers ayant laissé entendre qu’une bougie sur une poutre était à l’origine du sinistre. « C’est une sacré responsabilité pour la mairie tout de même », souligne-t-elle.
Représentant local du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié avec les peuples (Mrap), Jean-Philippe, très investi sur le terrain, confirme : « L’électricité fonctionnait jusqu’à récemment. Puis effectivement, cela a été coupé. Ces derniers jours, il n’y en avait plus. La partie dans laquelle vivaient les Roms n’était pas en si mauvais état que ça. C’était même plutôt sain. Il faut être inconscient pour pousser les gens à s’éclairer à la bougie, avec les risques que cela comporte », s’indigne-t-il.
«Cela faisait six mois que l’on demandait le ramassage des ordures. En vain.»
La venue de deux ministres et la conférence de presse du maire de la ville, Gérard Collomb, n’ont en rien apaisé la colère des représentants associatifs présents sur les lieux, tant les pouvoirs publics semblent avoir négligé certaines de leurs responsabilités. Depuis la circulaire interministérielle du 26 août 2012 voulue par Jean-Marc Ayrault, les préfets sont censés intervenir en amont sur les campements pour aider les personnes à trouver des solutions de logement.
Selon ce texte, peu mis en œuvre, les occupants doivent faire l’objet d’un diagnostic et être suivis individuellement. Les collectivités territoriales sont supposées participer. « Rien de tout cela n’a été fait », regrette Aurélie Neveu, coordinatrice de la mission Roms à Lyon de Médecins du monde. « C’est même l’inverse qui s’est produit. Cela faisait six mois que l’on demandait le ramassage des ordures. En vain. Qui dit poubelles qui s’entassent, dit rats, dit maladies, dit aussi problèmes avec les riverains », poursuit-elle. « Les tensions avec les habitants du quartier étaient réelles, mais la mairie n’a pas fait ce qui est de son ressort pour les empêcher », déplore-t-elle.
La responsabilité de l’État est selon elle aussi engagée : « À deux reprises, nous avons sollicité madame Aimée Dubos, préfète déléguée pour l’égalité des chances, qui était la référente sur les questions de logement des Roms. En vain également. » En même temps qu’elle répond au téléphone, alors qu’elle se trouve dans le gymnase où sont accueillis les survivants du drame, elle décrit l’arrivée sur place d’agents de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii), autrement dit des agents de l’État, proposant aux personnes… de retourner dans leur pays d’origine, moyennant une « aide au retour ».
Elle indique aussi que l’hébergement d’urgence local est saturé, estimant à 400 le nombre de refus au 115 ces derniers jours. « En raison de la fin de la trêve hivernale, il y a moins de places disponibles », observe-t-elle. Le gymnase a été réquisitionné pour une durée de quinze jours. Que deviendront ensuite ces personnes ? « Rien n’est prévu pour elles », s’étrangle Jean-Philippe. « Vous verrez qu’après leur avoir proposé de partir, les policiers viendront leur apporter des OQTF, c’est-à-dire des obligations de quitter le territoire », anticipe-t-il. « Si ces personnes ont brûlé, c’est qu’elles ont été expulsées d’autres campements, du quartier de Vaise notamment, sans diagnostic et sans solutions de relogement », reprend-il. « La passivité des pouvoirs publics aboutit à ce genre de situations », insiste-t-il, rappelant l’existence d’une récente décision du tribunal administratif de Lyon qui a condamné le 4 avril le préfet, Jean-François Carenco, à trouver d’urgence un hébergement, sous peine d’astreinte, pour dix familles qui venaient d’être délogées de leur campement à Villeurbanne. Après le démantèlement, des Roms de ce terrain avaient erré jusqu’à s’installer dans l’ex-usine, celle-là même qui a brûlé.
Parmi les enfants désormais hébergés dans le gymnase, certains étaient scolarisés. Mais là encore, à cause des évacuations à répétition, les parcours scolaires s’étaient effilochés. « Que va-t-il leur arriver ? » s’interroge Gilberte Renard. Outre le respect de la circulaire du 26 août, les acteurs associatifs demandent l’accès de ces personnes à des logements « dignes et pérennes ». En attendant, elles exigent l’arrêt des expulsions et la sécurisation des lieux habités, avec une mise à disposition des services vitaux (eau, sanitaires, électricité).
« Devant ce drame, il convient d’abord de s’incliner devant la mémoire des victimes, de s’interroger tous ensemble sur notre collectivité humaine et nos actions », a indiqué la préfecture dans un communiqué, refusant de répondre aux accusations portées à son encontre. La mairie, de son côté, fait savoir à Mediapart qu’un diagnostic a été réalisé sous l’égide de la Maison de la veille sociale, créée en 2009 et regroupant l’ensemble des partenaires concernés. Quant à l’électricité, elle a reconnu qu’elle avait été coupée il y a environ deux semaines parce que les « squatteurs s’étaient branchés sur le transformateur de secteur qui gère la production d’électricité sur le quartier » et que ce branchement « était risqué ». Des « raisons de sécurité » sont donc – paradoxalement – évoquées.
« L’agglomération ne peut pas accueillir tous ceux qui à travers le monde se trouvent en difficulté », a affirmé Gérard Collomb devant des journalistes, considérant être « totalement en harmonie » avec Manuel Valls qui, après avoir exprimé un « sentiment de profonde tristesse », venait d’ajouter qu’« en même temps, ces squats, comme les campements de fortune, doivent être évacués chaque fois quand ils présentent, ici comme ailleurs, de vrais dangers ». Une manière de justifier sa politique de démantèlement, sans s’interroger sur les effets pervers qu’elle peut avoir.

 Régularisez Tarek Yahiaoui et les malades étrangers!

Régularisez Tarek Yahiaoui feuille2chouphoto

Régularisez Tarek Yahiaoui feuille2chouphoto

Régularisez les malades étrangers1

Une trentaine de personnes se sont regroupées à partir de 15h devant la préfecture de la région Alsace, place de la République à Strasbourg.

Non aux expulsions de malades étrangers feuille2chouphoto

Non aux expulsions de malades étrangers feuille2chouphoto

Plusieurs venaient des Vosges, pour soutenir un journaliste algérien atteint d’une maladie grave, le spina-bifida, et soigné actuellement à l’hôpital de la ville.

non aux expulsions feuille2chouphoto

non aux expulsions feuille2chouphoto

Mais une Obligation de quitter le territoire français lui a été délivrée par le Préfet.

pétition pour Tarek feuille2chouphoto

pétition pour Tarek feuille2chouphoto

Une expulsion programmée qui défie les lois de l’hospitalité et de la simple humanité! Car en Algérie, il ne semble pas possible de recevoir les soins adéquats.

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Les manifestants ont accroché une banderole face à l’entrée de la préfecture, d’autres en tenaient une seconde le long des rails du tram.

Pendant tout le temps du rassemblement, ils répétaient , un peu comme une nouvelle forme de moulin à prières orientale, ou à un mantra, les deux mêmes slogans:

Régularisez Tarek Yahiaoui!
Régularisez les malades étrangers!

Une délégation de cinq personnes a été reçue.

On espère que l’administration préfectorale sinon le préfet lui-même aura entendu les slogans et que Tarek pourra rester en France pour continuer à être soigné.

Après la rencontre à la Préfecture

Une délégation a été reçue, hier, 4 avril, par M. Kubicki, directeur du service immigration. Elle a insisté sur l’urgence du dossier de la personne hospitalisée et la préoccupation humanitaire qui l’anime.

M. Kubicki a écouté avec attention les délégués. La préfecture a reçu un dossier de l’hôpital, mais celui-ci doit encore être complété. La possibilité d’un “geste humanitaire” a été évoqué qui reste à confirmer dans un délai non précisé.

Les amis de M. Yahiaoui remercient le Conseil des Résidents étrangers de Strasbourg pour son soutien, son président, Serge Mondogua, ainsi que la Confédération syndicale des familles de Strasbourg-Centre, les participants venus du département des Vosges et les militants strasbourgeois de RESF présents à leurs côtés.

Tous espèrent que le Préfet du Bas-Rhin, prendra bientôt la mesure favorable humanitaire attendue avec impatience par chacun.

5 avril 2013

Rectificatif

Ci joint un communiqué de presse concernant une demande de rectification suite à notre rassemblement devant la préfecture de Strasbourg le jeudi 4 avril 2013.

Karim DELMI, président de l’association EST solidarité aux étrangers.

PS: j’ai mis votre article publié le 04.04.2013 en ligne sur notre site internet http://estsolidarite.com et nous tenons à vous remercier pour votre travail. A bientôt.

CP_STRASBOURG Epinal Yahiaoui

 Le Parti socialiste décide d’apporter sa signature à l’appel fondateur du Réseau Éducation Sans Frontière [27 janvier 2009]

jeu des 10 ressemblances f2c

jeu des 10 ressemblances f2c

De la part de la section L.D.H. Istres-Ouest Provence

Par les temps qui courent un petit rappel ça ne peut pas faire de mal.

C’était le 27 janvier 2009 :

Le Parti socialiste décide d’apporter sa signature à l’appel fondateur du Réseau Éducation Sans Frontière

Communiqué du Secrétariat national
Le Parti socialiste décide d’apporter sa signature à l’appel fondateur du Réseau Éducation Sans Frontière, qui demande la régularisation des élèves et parents d’élèves sans-papier.
Les intrusions policières répétées au sein des écoles, les arrestations injustifiées de parents – sous les yeux des enfants -, les séparations forcées et traumatisantes des enfants et de leurs parents, l’isolement des enfants dans des zones d’attentes avant expulsion sont autant de gestes d’inhumanité délibérées de la part d’un gouvernement décidément peu regardant sur les droits de l’Homme et les libertés dans son propre pays.
Le Parti socialiste condamne fermement les dérives paranoïaques d’un gouvernement qui voit en chaque étranger, y compris les enfants, un danger pour notre pays, alors que les menaces sérieuses proviennent en réalité de sa politique délibérée de tension sociale.
Au moment même où le gouvernement se targue d’expulser du territoire 30 000 personnes comme on brandit des scalps, les socialistes inscrivent aussi leur action dans les mobilisations citoyennes courageuses et déterminées qui entendent préserver le droit à l’éducation, au savoir et à la dignité de tous.
Il est temps également d’affirmer que l’école de la République est un lieu d’universalité et reste le principal facteur d’intégration dans la communauté nationale.
Le Parti Socialiste appelle ses militants et ses élus à prendre toute leur part dans les réseaux d’aide et de solidarité, comme ils le font déjà dans de nombreuses villes de France, aux côtés des parents d’élèves, des réseaux de solidarité et des organisations de défense des droits et des libertés.

 Flash-ball, lacrymo et autre armement policier : Comment dégommer et étouffer la contestation…

DOCUMENTATION COMPLÈTE SUR L’ARMEMENT POLICIER à l’adresse suivante:

https://we.riseup.net/assets/123523/ARMEMENTS%20POLICE%20A3.pdf

Envoyez vos témoignages, photos de blessures, vidéos et docs sur les violences policières armées à : temoignage@riseup.net

http://la-feuille-de-chou.fr/archives/44899

http://la-feuille-de-chou.fr/archives/44913

Liste officielle (de la gendarmerie) des blessés par “gomme-cogne”:

2005 – 7 juil: Aux Mureaux (Yvelines), un garçon de 14 ans est sérieusement blessé à l’oeil par le tir d’un policier qui le poursuit. Le policier indique s’être senti menacé.

2006 – Dans la nuit du 28 au 29 octobre, dans une cité HLM de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), un adolescent de 16 ans est blessé à l’oeil lors d’incidents avec la police venue au secours de pompiers caillassés.

2007 – 27 nov: Un lycéen de 16 ans perd l’usage d’un oeil après avoir été touché à l’issue d’une manifestation contre la loi Pécresse à Nantes.

2009 – 8 juil: Le réalisateur Joachim Gatti, 34 ans, touché par un tir, perd un œil lors d’une manifestation contre une expulsion de squatteurs à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

- 19 mars : Joan Celsis, un étudiant de 25 ans, est gravement blessé à l’œil en marge d’une manifestation d’étudiants à Toulouse quand la police tente de déloger un groupe de manifestants d’un magasin Monoprix.

- 1er mai : A la cité des Fauvettes, à Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis), Samir Aït-Amara, 18 ans, joue à une “chasse à l’homme” avec des jeunes de la cité lorsque, selon sa sœur, un policier sort d’une voiture et lui tire dessus à moins de trois mètres sans sommation. Il perd l’audition de l’oreille gauche.

- 9 mai : A Villiers-le-Bel (Val-d’Oise), deux hommes de 21 et 31 ans sont grièvement blessés à un oeil lors de violences entre des groupes de jeunes et la police.

2010 – 14 oct: Un élève de 16 ans du lycée Condorcet de Montreuil (Seine-Saint-Denis) est gravement blessé à un oeil lors d’affrontements avec des policiers.

- 12 déc: Alors que la police intervient dans une rixe entre locataires, un résident d’un foyer de Marseille âgé de 43 ans, atteint d’un tir au thorax, meurt d’un arrêt cardiaque le lendemain.

2011 – 7 fév: Un adolescent de 17 ans est éborgné par un tir à Audincourt (Doubs). Une instruction visant un policier est ouverte en janvier 2012.

- 4 oct: A Mayotte, un enfant de 9 ans perd un œil à la suite du tir d’un gendarme.

2013 – 6 fév: John David, 25 ans, intérimaire belge d’ArcelorMittal, touché par une balle en caoutchouc, perd un œil lors de la manifestation des “métallos” à Strasbourg, à proximité du Parlement européen.

 

 

 Polémique autour de l’expulsion d’une nonagénaire d’une maison de retraite

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Après l’expulsion d’une dame âgée de 94 ans de sa maison de retraite privée à Chaville pour défaut de paiement, la préfecture des Hauts-de-Seine a chargé l’agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France d’une enquête. L’affaire a suscité l’émoi parmi les professionnels de santé et les politiques. La ministre chargée des Personnes âgées, Michèle Delaunay, parle de «violation du droit et de la dignité humaine».

«Une personne vulnérable a été expulsée sur décision du directeur à la veille d’un week-end, en période hivernale», s’est indignée la ministre chargée des Personnes âgées, Michèle Delaunay, qui a estimé lundi que la maison de retraite qui a expulsé une nonagénaire pour défaut de paiement avait agi «en violation du droit et de la dignité humaine». Saisie par la préfecture des Hauts-de-Seine, l’Agence régionale de santé (ARS) Ile-de-France a été chargée d’enquêter sur les circonstances de cette expulsion. «L’ARS se rend sur place en tout début d’après-midi et doit me rendre compte de la situation précise, même si les données sont déjà très étayées», a précisé Michèle Delaunay. Selon la ministre, il est fort probable que la maison de retraite n’ait pas fait appel à un juge avant de décider de l’expulsion, ce qui serait «une erreur monumentale». «Si la loi a été violée, nous pourrions être amenés à engager une plainte; si la procédure de mise en alerte de la famille a bien été respectée, ce sera peut-être plus conciliant», a encore indiqué Michèle Delaunay, ajoutant qu’«il pourrait aussi y avoir des mesures de mise en demeure de la famille».
Mise à la porte vendredi de son établissement situé à Chaville (Hauts-de-Seine) pour cause de loyers impayés, la dame âgée de 94 ans a d’abord été emmenée au domicile de l’un de ses fils à Brou (Eure-et-Loir). Trouvant porte close, les ambulanciers ont alors déposé la nonagénaire à l’hôpital de Châteaudun.
Un an d’arriérés selon le directeur
«C’est la première fois que l’on se retrouve dans une telle situation avec plus d’un an d’arriérés», a déclaré à l’AFP Sandy Sauvage le directeur de la maison de retraite Villa Beausoleil. Selon lui, le fils était «parfaitement au courant» de la démarche de la maison de retraite. Un premier préavis lui a été envoyé en recommandé fin novembre 2012, suivi d’un second courrier début janvier expliquant qu’il devait réagir avant le 6 janvier. Ces deux courriers sont restés sans réponse selon le directeur, qui assure avoir tenté de contacter l’homme par téléphone sans succès. Une action devant le juge des référés de Nanterre qui a ordonné le paiement des arriérés a également été engagée.
Depuis, la direction de la maison de retraite de Chaville dit «regretter» une «décision maladroite» et souhaite réintégrer la dame de 94 ans dans sa maison de retraite. Une ambulance a ainsi été envoyée à l’hôpital de Châteaudun, où la vieille dame est prise en charge, afin de la ramener à Chaville mais l’un de ses fils s’y est opposé. Elle devait être transférée dans la journée dans un hôpital privé d’Antony.
Du côté des professionnels de santé, on s’indigne aussi. Certains estiment que cette affaire révèle un problème majeur lié à la dépendance. Pour l’AD-PA (directeurs de maison de retraite et de services à domicile), cette expulsion «montre le scandale que constitue la réglementation concernant les établissements pour personnes âgées: des centaines de milliers de Français doivent donner l’ensemble de leurs revenus et de leur patrimoine et doivent même faire participer parfois leurs enfants et petits-enfants !». L’AD-PA estime que «la charge financière de l’aide à l’autonomie doit être assumée par l’ensemble des Français et non par les seules personnes âgées concernées et leurs familles».

Caroline Laires-Tavares (avec AFP)
Article du 07/01/2013
http://www.legeneraliste.fr/layout/Rub_ACTU.cfm?espace=ACTU&id_rubrique=101859&id_article=35485

 Mourir pour des papiers?

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1 – Appel mobilisation générale – FAUT-IL MOURIR POUR AVOIR DES PAPIERS ?

2 – Communiqué de presse de la FSU nationale concernant les sans papiers lillois.

3 – Communiqué du Front de Gauche 59

4 – Communiqué de presse du Parti de Gauche
5 – Sans papiers de Lille : Le Front de gauche interpelle le ministre de l’Intérieur

6 – Communiqué de « Femmes en Luth »

7 – Lyon (mel reçu)

8 – Article L’Humanité

9 – Photos de la manifestation du vendredi 4/01 à Paris

10 – Exemple d’intervention auprès de l’Etat

11 – Lille : nouvelle manifestation en soutien aux sans-papiers, avec Mgr Gaillot (La Voix du Nord)

LILLE : Rassemblement tous les jours 18H, Parvis de l’église Saint Maurice

PARIS : Rassemblement Lundi 7 janvier et tous les jours suivants jusqu’à la régularisation des sans-papiers de Lille devant le siège du Parti Socialiste à 18H00 – 10 rue de Solferino – Metro Solferino (Ligne 12)

1 – Appel mobilisation générale – FAUT-IL MOURIR POUR AVOIR DES PAPIERS ?

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Faut-il mourir pour avoir des papiers ?

Lundi 7 janvier sera le 67ème jour de grève de la faim des sans-papiers de Lille. Les choses sont désormais dramatiquement simples : des vies sont en jeu.

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 Les organisatrices du Salon du Livre de la Wizo à Strasbourg font expulser deux visiteurs

Quand j’entends le mot de culture…

Wizo expulsion 2

Les organisatrices du Salon du Livre de la WIZO à Strasbourg font expulser manu militari deux visiteurs.

Cet après-midi, à 14h30, deux visiteurs du salon du livre organisé par les femmes sionistes, ont été expulsés de force par la sécurité, à la demande des organisatrices.

Perrine Olff-Rastegar, membre de l’UJFP et présidente du Collectif judéo-arabe et citoyen pour la paix, ainsi que Jean-Claude Meyer, responsable de l’UJFP-Alsace, ont été jetés dehors du bâtiment du Crédit Industriel et Commercial du Wacken où se déroule chaque année un salon du livre avec la participation de nombreux auteurs  .

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