Le traitement actuel des Roms est celui d’une Europe oublieuse de ses crimes

par Véronique Nahoum-Grappe

A l’est de l’Europe, en Grèce, l’organisation non gouvernementale Médecins du monde nous alerte sur les agressions et tortures racistes perpétrées par le parti Aube dorée, et autres milices d’extrême droite, à l’encontre de personnes de différence visible : ces crimes racistes en augmentation dans ce pays – plus de 150 cette année -, sont frappés d’impunité : les migrants sans papiers portent rarement plainte. A l’autre bout de l’Europe, en France, la police, avec des bulldozers, parfois montée à cheval, continue de raser les bidonvilles de Roms qui se sont multipliés en Seine-Saint-Denis par exemple, et chasse les familles qui tentaient d’y survivre. Des associations essayent d’aider les personnes se retrouvant à la rue, mais les problèmes sont énormes, ainsi comment aider cet enfant de 4 ans chassé de chez lui, qui a déjà eu deux arrêts cardiaques ?

Vu de loin, un bidonville a quelque chose d’effrayant pour le voisinage et les passants. Le spectacle de personnes assises par terre avec des enfants et de gros sacs, le teint parfois très gris, les femmes portant des foulards et les jeunes gens montrant en souriant leurs dents mal soignées, peut susciter un mouvement de répulsion. Mais à l’intérieur du bidon ville, des trésors d’ingéniosité bricoleuse sont mis en oeuvre pour la survie quotidienne. A quel prix de fatigue, d’insomnie, d’inventions techniques de fortune font-ils/elles face aux premières urgences : l’eau en premier, les lieux où faire ses besoins et bien sûr la nourriture. Il faut penser aussi à la lutte contre l’ennui mortel de l’enclavement, contre la violence de la fatigue, contre l’épouvante sourde que produisent tous ces regards torves autour de leur présence physique dans l’espace public – poids mortifère et menaçant que les enfants perçoivent avec l’acuité atroce des premières grandes douleurs incompréhensibles.

Les bulldozers n’écrasent pas pour la première fois, mais pour la énième fois, non seulement tous les biens restés dans l’habitat, mais aussi tout ce temps de travail, et enfin leur action saccage et déchire les liens sociaux tissés – les différences, les tensions menacent ici comme ailleurs. A chaque destruction, on ne revient pas à zéro, mais avant zéro. La répétition transforme l’épuisement et les vieux désespoirs inutiles et l’on désinvestit le fait d’être d’ici ou d’ailleurs. On tourne le regard vers le fond de l’oeil où risque de s’éteindre ce qui y scintillait.

Détruire sans cesse non seulement l’objet matériel, mais aussi le travail humain, et pas seulement l’habitat déjà considéré comme précaire, voire ” insalubre “, c’est méconnaître qu’un lieu de vie existe ici, où des gens fabriquent du social ensemble.

Brûler, écraser, massacrer tout cela sous les yeux d’une famille que l’on met à la rue, et ce à chaque fois qu’ils reconstruisent, c’est une pratique barbare d’avant la démocratie. Mise à la rue, la famille traîne avec ballots et enfants. Le corps de la mère reste le seul habitat de l’enfant tout petit. Les hommes et les vieux, le blanc des yeux jaune, tournent dans la jungle de la ville : tous vivent dans un temps historique d’avant l’idée d’égalité.

De la Grèce, emblème historique de l’idée de démocratie, jusqu’à la France, pays de la révolution qui inscrivit les droits humains dans la Constitution, toute l’Europe est concernée. En ce début du XXIe siècle, les préjugés et les rejets contre les Roms s’aggravent, ce qui retentit sur leur situation sanitaire et sociale, malgré la richesse culturelle que représente leur différence dans notre monde global. Les mêmes Français qui ” adorent la musique tzigane ” les fuient quand ils les croisent.

Selon un mécanisme sociologique redoutable, la haine collective s’accroît envers ceux qui sont déjà en situation de vulnérabilité, lésés, blessés, par la pauvreté visible, par une maladie stigmatisante, la lèpre, le sida, par un statut politique, ou seulement culturel, d’infériorité, etc. Les riches méprisent les pauvres qu’ils ne croisent pas, et il les détestent quand ils les voient physiquement ” surpeupler ” dans un quartier. Lorsque la pauvreté d’un groupe se double d’une grande précarité politique, celle d’être migrant par exemple, la détestation collective contre eux s’accroît et se nourrit d’une production de rumeurs qui les définissent comme immondes et dangereux, de naissance, par essence, etc.

Actuellement, en Europe, ces leviers de formations haineuses planent au-dessus des têtes des migrants roms sans être clairement dénoncées par les autorités. Au contraire, on l’a vu en France. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’ y ait point de bandits, d’esclavagistes, de cinglés, de crétins machos, etc., chez eux comme ailleurs : mais les désigner en tant que victimes qualifie leur situation, et non pas leur morale.

Les Roms n’ont jamais bénéficié, dans la mémoire collective et européenne, de la reconnaissance de leur statut de victime du génocide nazi, contrairement à ce qui s’est passé pour les juifs, par exemple. Cette dernière injustice – stupéfiante – est l’une des condition historique de la vivacité du racisme qui pèse sur leur présence.

Elle permet de ne pas percevoir le vol collectif et permanent des fonds votés pour eux au niveau européen. Elle favorise aussi la non-visibilité, et donc l’impunité des crimes commis contre eux, par parfois des groupes de civils comme par les autorités. Cette formidable dénégation de l’histoire passée offre aux partis de droite ” dure ” (à la française) un levier facile et efficace de séduction populiste.

La crise économique qui frappe l’Europe se double alors d’une épreuve purement politique et éthique : le degré de civilisation d’un espace collectif est exactement défini par la façon dont sont traités les plus vulnérables des groupes sociaux.

Véronique Nahoum-Grappe

Anthropologue, présidente de la section de la Ligue des droits de l’homme de l’Ecole des hautes études en sciences sociales.

 Les femmes en Egypte par la narration des graffitis/Women in Egypt through the Narrative of Graffiti

Soraya Morayef est une journaliste et une écrivaine habitant au Caire. Elle blogue sur http://suzeeinthecity.wordpress.com/

Toutes les photos © Soraya Morayef

Les deux années écoulées d’art de la rue au Caire ont été un récit fascinant de l’agitation politique et sociale en Egypte depuis le 25 janvier. Des artistes de graffitis ont représenté les soulèvements et les effondrements qui ont saisi notre société, décrivant les luttes des sans voix. Un fil intéressant à suivre est le récit sur les femmes égyptiennes depuis la révolution : les artistes de rue au Caire, dont la plupart étaient des hommes, ont adopté la cause des droits des femmes, éclairant l’injustice et la violence subies par les femmes et rendant hommage aux femmes courageuses luttant pour l’égalité dans l’Egypte post-révolutionnaire.

Ce graffiti-ci a été créé par Bahia Shehab, une historienne libano-égyptienne qui a fait un magnifique discours sur TEDX appelé ‘A Thousand Times No’ (Mille fois Non – sous-titres français)).

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 Jean-Charles Vescovo, fondateur du Parti de gauche 67, viré par la Communauté Urbaine de Strasbourg (présidée par Jacques Bigot, PS…)!

Le changement c’est maintenant“, mais ils se sont juste trompés de sens!

D’ici que l’UMP, avec Robert Grossmann et Fabienne Keller, rabibochés pour l’occasion, soutiennent notre camarade…

Sans attendre, avec SUD, mobilisation générale!

Vendredi 29 juin à 10h

sur le parvis du centre administratif

parc de l’Etoile de Strasbourg.

 

Jean-Charles Vescovo interviewé par

la Feuille de chou le 27 avril 2012

Tribune libre

Salut, une bien mauvaise nouvelle en passant,

Mardi 19 juin dans l’après-midi Jean-Charles se fait appeler dans le bureau de sa responsable par ses chefs, il est censé avoir reçu la visite d’un huissier la veille et donc doit quitter immédiatement son poste, rendre ses clés, son badge, son short et t-shirt immédiatement. JC demande à voir le document qu’il n’a évidemment pas reçu. Impossible d’en obtenir une copie. Son avocate lui conseille donc de continuer à se rendre à son travail jusqu’à ce qu’une notification officielle lui soit remise. Vous comprendrez que nous ne puissions pas vraiment, pour un cas aussi grave, nous contenter de l’oralité. Le lendemain mercredi 20 juin, JC se rend à son travail à 9h et quelques instants plus tard, c’est la police qui vient lui demander de quitter les lieux, rendre ses vêtements de travail, ses clés, badge etc. Ils le raccompagnent vers la sortie.

Ce n’est qu’à 13h ce mercredi, lorsque passe la factrice à la maison, que Jean-Charles reçoit la lettre de l’huissier… Beaucoup de désagréments et d’humiliations ont été causés par la réception tardive de cette lettre, donc JC va voir l’huissier pour essayer de comprendre. Se faire raccompagner par la police à la sortie de son de travail n’est un pas un événement anodin. L’huissier prétend être passé devant l’immeuble, avoir vu la sonnette mais prétend qu’aucun des 4 voisins, ni l’épicier présent de 9h à 21h tous les jours n’étaient présents. Il a préféré ne laisser aucun indice de son passage et notifier aux responsables de JC qu’il avait soit disant déposé un avis de passage.

En tout cas cette petite anecdote est un bel exemple de l’acharnement qu’il y a à l’encontre de JC depuis quelque temps de la part de ses responsables.

Mais Jean-Charles a commis une faute : il a produit et fait usage d’un faux diplôme qu’il n’avait pas….. il y à 12 ans. Ceci est bien sur à réprimander. Des avertissements, des suspensions, diverses façons de punir une telle faute existent. La disproportion de la sanction est aussi un nouvel exemple de l’acharnement qu’il y a contre lui.

Parce qu’il ne faut pas se méprendre, ce n’est pas le fait d’avoir prétendu avoir des diplômes qu’il n’avait pas qui a changé ou amélioré la situation de JC en tant que salarié de la CUS.
L’accès au poste qu’il occupe peut se faire sans diplôme, il n’a gagné que le SMIC pendant toute la durée de son engagement à la CUS… 12 ans dont 3 comme emploi jeune et il était encore au SMIC ! Et les traitements de faveur, il ne les a pas vraiment connus : le travail tous les week-end comme tous les agents catégorie C de son service (et oui c’est moins cher !), dès qu’un créneau commençait à l’intéresser il était changé, on l’envoie systématiquement dans les gymnases les plus « chauds ». Et malgré cela, JC convaincu de son idée de service public donnait le meilleur de lui-même, toujours ponctuel, toujours en tenue, toujours disponible pour les usagers…

Son engagement pendant 8 ans au sein de la CGT ne l’a pas vraiment servi non plus, puisque la CGT n’avait pas envie de ternir son image avec le cas d’un pauvre agent, donc elle a préféré le laisser tomber.

La révocation d’un fonctionnaire, situation assez exceptionnelle, d’ailleurs, tout le monde pense qu’il faut tuer quelqu’un pour qu’un fonctionnaire se fasse « virer », mais pour tous ceux qui ne pouvaient plus supporter le « syndicalisme » de Jean-Charles c’était un objectif à atteindre par tous les moyens. Pourtant ils ont porté plainte au pénal, lequel le procureur a statué sur une prescription (Eh oui cela fait 12 ans et en plus cela ne l’a pas avancé en quoi que ce soit) et ne l’a soumis qu’à un simple rappel à la loi

C’est très grave qu’une telle injustice passe inaperçue. Merci de soutenir Jean-Charles dans cette situation, un rassemblement est prévu à l’initiative de SUD (le syndicat qui soutient Jean-Charles, sans peur de se faire mal voir) le vendredi 29 juin à 10h sur le parvis du centre administratif parc de l’Etoile de Strasbourg.

Un comité de soutien s’est également créé, merci de me dire si vous souhaitez en faire partie.

Évidemment il y a un million des choses à dire sur ces 12 ans que Jean-Charles a passés au sein de la CUS, des milliers d’exemples et de preuves concrètes du harcèlement qu’il a subi, que je ne vais pas écrire dans ce mail, mais nous sommes prêts à en parler avec vous, qui connaissez Jean-Charles et qui savez par dessus tout qu’il est quelqu’un de bien et qu’il fait tout pour l’intérêt général. Aujourd’hui il s’agit de sa personne, donc c’est plus dur de tout écrire et essayer de se défendre devant un tel mur de haine.

Vanessa Viera Giraldo”

Note 290612
Selon certaines sources, la réalité serait un peu différente de ce récit.
La Feuille de chou enquête…

 Hollande et les Roms : il y a urgence à corriger le tir

Déclaration d’un groupe de militants du MRAP

 

En 2010, les déclarations répétées de Nicolas Sarkozy, le démantèlement des camps et les multiples expulsions de Roms – ont constitué durant l’été une véritable campagne d’agression contre ces populations et avaient valu à leurs auteurs la vive condamnation d’une grande partie de la classe politique, des associations et même d’organisations internationales.

 

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 Joseph Kraznai menacé d’expulsion en Hongrie

Communiqué de presse

 

Suite Krasznai….

 

Et voilà….malgré un très bon plaidoyer de Me Mengus, le juge administratif a rejeté toutes les demandes de notre avocate. Et tout cela en 5 minutes de délibération et avec le courage de rentrer dans la salle moins de 5 secondes, de dire ” rejeté” et de s’en aller aussi vite. Quelle belle justice! Quel beau métier!

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 Strasbourg: Libérez Salah Hamouri!

Le franco-palestinien Salah Hamouri a accompli ce 28 novembre la totalité de la peine injuste de 8 ans de prison à laquelle les tribunaux israéliens l’avaient condamné.

Il était libérable ce jour.

Mais ses geôliers israéliens le gardent encore emprisonné de manière arbitraire.

Il  ne serait libéré qu’en même temps que la seconde vague de prisonniers palestiniens en échange de Gilad Shalit.

Une injustice de plus !

Quelques dizaines de personnes sont venues le rappeler ce soir place Kléber à Strasbourg à l’appel des Jeunes Communistes.

 

 Une délégation d’amis de la Palestine reçue à la préfecture du Haut-Rhin

Gaza Colmar préfecture f2c photo

http://www.youtube.com/watch?v=fI0a58L76Xw&feature=player_profilepage

25 personnes s’étaient rassemblées ce mardi devant la Préfecture du Haut-Rhin à Colmar pour manifester contre le blocus de la flottille pour la liberté de Gaza en Grèce avec la complicité de la France, de l’Union Européenne, des USA et de l’ONU.

guy peterschmidt préfecture colmar 1

Henri Stoll de retour de Grèce f2c photo

Une délégation de 10 personnes a été reçue à 16h par une sous-préfète, directrice de cabinet du préfet, celui étant absent de même que le secrétaire général.

Parmi la délégation, le maire et conseilelr général de Kaysersberg, Henri Stoll, qui venait de rentrer le matin même de Grèce, où il est resté bloqué 10 jours au lieu de naviguer vers Gaza.

 

guy peterschmidt préfecture colmar 2

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Gaza solidarité Colmar f2c photo

 

Il était très remonté contre l’Occident “démocratique” qui laisse ce blocus de Gaza s’éterniser et l’État-voyou israélien faire régner sa loi d’injustice en Méditerranée, au détriment du droit international.

 

 

Henri Stoll Guy Peterschmidt Colmar gaza f2c photo

 henri stoll colmar prefecture gaza grece

Intervention de Marie-Christine Vergiat au Parlement européen

Coup de colère dans l’hémicycle à propos de la flottille

mardi 5 juillet 2011

 

Mardi 5 juillet 2011,

Intervention de Marie-Christine Vergiat au Parlement européen le 4 juillet 2011 en soirée dans le cadre des interventions d’une minute.

« Je voudrais ce soir exprimer ma colère et m’insurger contre le sort qui est fait aux bateaux de la flottille de la liberté pour Gaza et aux militants pacifistes qui ont eu le courage de monter à bord pour protester contre la violation répétée du droit international qui constitue le blocus de Gaza. Aucun bateau ne partira. Des militants sont trainés devant les tribunaux. Des bateaux ont été sabotés. Tout le monde condamne le blocus mais, une fois de plus, on cède aux pressions d’Israël qui menaçait de récidiver ses violences et assassinats de l’année dernière. Et le gouvernement grec nous dit donc qu’il a voulu éviter un bain de sang. Où est le droit ?

Ceux qui soutiennent le peuple palestinien se font insulter, voir trainer devant les tribunaux. En France, près de 400 élus viennent nommément d’être traités de ” collabos ” et comparés à ceux qui dénonçaient les Juifs pendant la 2ème guerre mondiale parce qu’ils ont soutenu la flottille. C’est insupportable. Il y en a marre de ce deux poids deux mesures. Au nom de quoi Israël peut-il continuer à ” maltraiter “, à “assassiner ” le peuple palestinien ?

Ce n’est pas parce qu’il se proclame Etat Juif qu’il parle au nom de tout les Juifs du monde. Des témoignages nous le montre tous les jours. La Shoah a été un drame épouvantable et je fais partie de ceux qui pensent qu’elle aurait pu être en partie évitée.

Mais cela ne justifie pas qu’Israël puisse faire n’importe quoi en toute impunité. Cessons d’en faire un Etat à part. Face aux carences des pouvoirs politiques, les citoyens prennent des initiatives pacifistes. Espérons qu’elles le resteront. Mais battons nous ensemble pour faire lever le blocus de Gaza. »

 

Envoyé par

 

Aline Parmentier

Secrétaire départementale du PCF

 

9 rue de Bantzenheim

68100 MULHOUSE

0389640800

0685051713

http://pcf68.over-blog.com

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 Manifeste : Une Vraie Démocratie Maintenant !

Voici le texte qui a lancé le mouvement en Espagne

Nous sommes des personnes normales et ordinaires. Nous sommes comme toi : des personnes qui se lèvent le matin pour étudier, pour travailler ou pour chercher du travail, des personnes qui ont une famille et des amis. Des personnes qui travaillent dur tous les jours pour vivre et permettre à ceux qui nous entourent d’avoir un meilleur futur.

Certains d’entre nous se considèrent progressistes, d’autres plus conservateurs. Certains sont croyants, d’autres non. Certains ont des idéologies bien définies, d’autres se considèrent apolitiques… Mais nous sommes tous préoccupés et indignés par le panorama politique, économique et social actuel ; par la corruption des politiques, des chefs d’entreprises, des banquiers… Par le manque de défense des citoyens normaux et ordinaires.

Cette situation nous blesse quotidiennement. Mais si nous nous unissons, nous pouvons la changer. Il est temps de bouger, de construire tous ensemble une société meilleure. Pour cela nous soutenons fermement ce qui suit :

Les priorités de toute société moderne doivent être l’égalité, le progrès, la solidarité, le libre accès à la culture, l’écologie durable et le développement, le bien être et le bonheur des personnes.

Des droits basiques existent et ils devraient être protégés dans ces sociétés : droit au logement, au travail, à la culture, à la santé, à l’éducation, à la participation politique, au libre développement personnel, et droit à la consommation des biens nécessaires à une vie saine et heureuse.

Le fonctionnement actuel de notre système économique et gouvernemental ne s’occupe pas de ces priorités et cela est un obstacle pour le progrès de l’humanité.

La démocratie appartient au peuple (demos = peuple ; cratie : gouvernement) le gouvernement doit alors être celui du peuple, mais dans ce pays la majeure partie de la classe politique ne nous écoute même pas. Sa fonction devrait être celle d’apporter notre voix jusqu’aux institutions, en facilitant la participation politique citoyenne (…) et en procurant le plus grand bénéfice à la majorité de la société. Sa fonction ne doit plus être celle de s’enrichir et de prospérer sur notre dos, en s’occupant uniquement du diktat des grands pouvoirs économiques et en s’occupant du pouvoir à travers une dictature de la particratie menée par les inamovibles sigles du PPSOE (contraction du PP parti populaire (droite) et PSOE parti socialiste ouvrier espagnol).

L’avidité et l’accumulation de pouvoir entre les mains de quelques uns génèrent inégalités, crispation et injustice, ce qui conduit à la violence, que nous rejetons. L’obsolète et antinaturel modèle économique en vigueur bloque le mécanisme social qui se consume lui-même en enrichissant quelques uns et en augmentant la pauvreté et l’indigence du reste. Jusqu’à la paralysie.

La volonté et l’objectif du système est l’accumulation de l’argent, en le faisant prévaloir sur l’efficacité et le bien être de la société. Le système gaspille les ressources, en détruisant la planète, et en générant du chômage et des consommateurs frustrés.
Nous les citoyens, nous faisons parti de l’engrenage d’une machine destinée à enrichir une minorité qui ne connaît rien de nos besoins. Nous sommes anonymes, mais sans nous rien de cela n’existerait, puisque nous faisons bouger le monde.

Si comme société, nous apprenons à ne pas faire crédit de notre futur à une abstraite rentabilité économique qui ne tourne jamais à l’avantage de la majorité, nous pourrons éliminer les abus et les manques dont nous souffrons tous.

Une Révolution Éthique est nécessaire. Nous avons placé l’argent au-dessus de l’Être Humain, et nous devons le mettre à notre service. Nous sommes des personnes, pas des produits du marché. Je ne suis pas seulement ce que j’achète, je dois savoir pourquoi je le fait et à qui je l’achète.

Pour tout ce qui a été écrit, je suis indigné.
Je crois que je peux le changer.
Je crois que je peux aider.
Je sais qu’unis nous pouvons le faire.
Viens avec nous. C’est dans ton droit.