“HommeMort”, une semaine après: des interprétations variées , mais surtout ne pas parler d’Etat policier…

dna 220513

Il ne s’autorise que de lui-même”, j’ajouterai “… et de quelques autres“.  Les non-dupes errent
Après une semaine de battage médiatico-policier autour de “HommeMort”, un vent de relativisation souffle, au moins dans les médias, comme dans les DNA de ce mercredi 22 mai.
En “une”, “Vraie prudence, fausse menace?“, avec un révolver policier en gros plan.
On peut aussi penser, à la lecture attentive du message déclencheur, que, soit le fabulateur est assez au courant des symptômes du mal-être de certains jeunes, soit qu’il s’agit d’un vrai appel au secours, qui, une fois la super-médiatisation réussie, au-delà de toute espérance, ne passerait pas à l’acte, ni tourné contre lui-même, ni contre d’autres.

Un commentaire n ‘est jamais fait dans les médias, qui consiste à souligner, comme on l’a fait ici déjà, que la mobilisation sécuritaire à l’occasion de ce fait divers virtuel, a une fonction éminemment politique dans la perspective d’habituer toujours plus la population qui craint pour sa sécurité, à s’en remettre à un État “protecteur” policier. Les médias instantanés en tout cas surfent depuis longtemps déjà sur ce type d’événements.
Admettons un moment que ce soit un jeune très mal dans sa peau.
Tout ce qui suit est dans le message:

“Je” vis chez mes parents, je suis sans emploi, je n’ai pas terminé mes études. J’en ai marre. Toute ma famille se moque de moi. Je suis dans une situation merdique. Tout le monde me rabaisse. Je n’ai plus d’amis depuis le collège.Je suis désintéressé de l’IRL (In Real Life, la vie réelle). Je passe mon temps sur Internet, à des jeux-vidéos.Les gens se sont éloignés de moi. Ma mère m’a coupé Internet, a vendu mes consoles, pour me faire sortir à nouveau. Cela n’a pas marché. Je reste asocial. Je déteste ma mère encore plus. Quelques années plus tard, je me sens insignifiant.J’ai arrêté la fac après 6 mois. Les gens sont faux autour de moi. Me lever le matin n’a aucun intérêt. Je veux avoir un intérêt? [Inter-esse=être entre les autres, vivre ensemble!]. Dehors, il n’y a que des larves.

Le réalisme de cette auto-description des symptômes d’un type de maladie psychique actuelle d’une minorité de jeunes, est tel que si ce n’est pas un éventuel patient, ce pourrait être un psychiatre…

Un psychiatre sur France bleu Alsace affirme le contraire:
DNA

Les menaces de l’internaute HommeMort postées à Strasbourg

Un psychiatre relève trois éléments “atypiques” qui plaident pour le canular
Ce matin, sur France Bleu Alsace, le psychiatre et criminologue Roland Coutanceau a donné quelques éléments d’analyse du texte de l’internaute “HommeMort”, posté le 14 mai depuis un cybercafé de Strasbourg, qui plaident, une fois de plus, pour le canular…

Interrogé ce matin, au lendemain de la décision du procureur de la République de Strasbourg d’ouvrir une information judiciaire pour “diffusion de fausse information”, Roland Coutanceau se livre à une analyse du texte posté le 14 mai par un internaute anonyme, “HommeMort” qui menaçait de semer la terreur dans un lycée avec une arme semi-automatique. Pour le psychiatre, ce texte contenait effectivement des éléments alarmants renvoyant à “l’imaginaire potentiel d’un meurtrier de masse”.

Mais Roland Coutanceau relève aussi trois éléments “atypiques” qui plaident pour le canular :

- l’internaute recherché par la police s’est exprimé dans un espace de jeu, le forum des 18-25 ans de jeuvideo.com

- il “donne une chance à la police” en l’invitant à l’arrêter avant la date fatidique du vendredi 17 mai, jour pour lequel il dit programmer son action

- il annonce son intention de passer à l’action et de commettre un acte dans lequel il laissera lui-même sa vie, ce qui serait inhabituel pour un meurtrier qui envisage d’opérer dans un établissement scolaire.
Ch.B.
On peut réécouter l’interview de Roland Coutanceau sur France Bleu ci-dessous (son intervention est à 1mn40)

F2C
On peut interpréter les “trois éléments atypiques” autrement.
- ce n’est pas d’abord, ou pas du tout, un meurtrier, mais un suicidaire
- il souhaite que son entreprise soit interrompue
- il s’exprime là où il en a l’habitude

Archives

Hikikomori: http://archive.wikiwix.com/cache/?url=http://psyzoom.blogspot.fr/2012_06_03_archive.html&title=ici
Phobie sociale: http://fr.wikipedia.org/wiki/Phobie_sociale
Communauté hikikomori: http://hikikomori.e-monsite.com/
France-Japon: http://hikikomori2013.sciencesconf.org/

Archives Feuille de chou

http://la-feuille-de-chou.fr/archives/50233

http://la-feuille-de-chou.fr/archives/50371

http://la-feuille-de-chou.fr/archives/50371

 

 Laïcité en danger

Logolaicitedaccord

Correspondant

La lecture du Monde.fr offre des découvertes surprenantes.

Ci-joint l’article paru ce jour à 12 h, rédigé par Nathalie BRAFMAN.

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On y apprend que le gouvernement prépare un plan de soutien pour les sciences humaines et l’on s’en réjouit d’avance …

Mais, dans le cours du texte, on découvre une énumération de douze « disciplines rares » qui méritent une attention particulière, car « au ministère, on estime qu’en deçà de 400 enseignants chercheurs, il y a menace. Douze disciplines rares ont déjà été recensées : de la théologie à l’histoire du droit en passant par les sciences politiques, la philosophie et les langues. Des filières entières sont en train de disparaître. Les langues slaves, germaniques, scandinaves, romanes ou orientales sont, dans de nombreux établissements, sur la sellette. Sans parler du grec et du latin… »

Il convient peut-être de se renseigner davantage sur le soutien dont pourrait bénéficier la théologie « discipline » qui, à ma connaissance, fait l’objet d’un enseignement dans une université publique seulement à STRASBOURG et METZ !

Si je change de « chaîne » et passe sur le Figaro.fr je trouve, toujours aujourd’hui, un autre papier intéressant !

Download (DOC, 29KB)

Fioraso et Valls veulent former les imams dans des établissements publics.

Fioraso : « C’est un travail en profondeur que nous menons avec la communauté musulmane. À Strasbourg, il y a déjà des formations qui se font dans un cadre laïc», a-t-elle précisé sur RMC mardi. Elle souhaiterait les étendre.

Les deux ministres ont confié cette mission à Francis Messner, directeur de recherche au CNRS et spécialiste des questions religieuses » …

Pour ceux qui ont oublié, Messner participe à l’INSTITUT DU DROIT LOCAL et écrivait par exemple sous Sarkozy : « Il est difficile de trouver un équilibre entre neutralité de l’État et politiques publiques … il faut modifier le régime des cultes pour mieux intégrer de nouvelles communautés » … (La Croix 2011)

 Pinar Selek: La maison du Bosphore [DNA]

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Photo Cédric Joubert DNA

Dans une salle comble, l’auteure Pinar Selek a évoqué hier soir à la librairie Kléber sa vie d’exilée à Strasbourg et sa « Maison du Bosphore ».

Elle fait de grands gestes , parle avec tout son cœur, s’excuse en riant pour son français « pas génial » et pour ses paroles trop nombreuses -croit-elle. Mais dans la salle blanche à l’étage de la librairie Kléber, le public strasbourgeois adore ça.

Ils sont 250 à être venus hier soir rencontrer Pinar Selek, intellectuelle turque exilée à Strasbourg depuis deux ans et victime d’une persécution judiciaire dans son pays.

Son premier roman, qui vient de paraître en français (DNA du 06/04/13)* raconte la route de quatre jeunes Turcs qui cherchent leur voie après le coup d’état de 1980.
« Je crois qu’on peut avoir plusieurs chez-soi »

Au fil de son témoignage, Pinar Selek laisse transparaître la douleur de son exil forcé, mais aussi toutes les forces de vie qui la portent. « J’avais déjà écrit ce roman dans ma tête quand j’étais en Turquie », raconte-t-elle.

« En 2009 [date de son exil d’abord à Berlin], j’étais au bord de la folie, c’était un chagrin immense. Ce roman, c’est devenu mon amour. Je déteste la jalousie en amour mais il me voulait toujours à la maison avec lui. Maintenant je peux le partager avec tout le monde. C’est vraiment l’histoire qui m’a sauvée. »

Le public écoute religieusement sa lecture d’un passage en turc, très musicale, avant celle en français, calme et pénétrée, de Pascal Maillard, chercheur en littérature à l’Université de Strasbourg, qui mène la conversation.

Dans cet extrait, le doudouk, instrument d’origine arménienne, qui tient une place centrale dans le roman, fait naître des mélodies à remuer les pierres.

Et dans la foulée, Michel Roth (pasteur à Schiltigheim) joue de son doudouk. Écoutant les oscillations de l’instrument, certains dans le public ferment les yeux. Un petit garçon vient s’asseoir près de l’estrade, subjugué.

« Quand je suis arrivée à Strasbourg, je ne devinais pas que je trouverais quelqu’un ici qui sache jouer du doudouk », s’extasie Pinar. D’ailleurs, dans un moment émouvant, elle confie : « Je commence à me sentir chez moi. Je crois qu’on peut avoir plusieurs chez-soi. Ça demande du travail, du partage, de l’amour. »

La maison du Bosphore est à Istanbul, mais elle peut être ailleurs. « Il y a des maisons partout, témoigne Jacqueline, au premier rang. Dans le tram, à un feu rouge, on peut se parler, se reconnaître comme des frères humains. Ce moment magnifique où le public et l’intime se rejoignent, pour moi, c’est ça la maison. »

Un peu comme ce soir, où chacun, autour de la vibrante Pinar, partage un peu de sa généreuse humanité. Un chez-soi virtuel et allégorique, en attendant de retrouver ses droits et ses racines.

*« La Maison du Bosphore », Pinar Selek, éditions Liana Lévi, 319 pages, 21 €.
par Charlotte Dorn, publiée le 08/05/2013 à 05:00

 La haine de la religion ou comment l’athéisme est devenu l’opium du peuple

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Pierre Tévanian
http://www.avanti4.be/videos/article/la-haine-de-la

« La religion est l’opium du peuple : relisez Marx ! » C’est en ces termes qu’au début de l’année 2010, le NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) fut renvoyé à ses chères études par un chœur politique et médiatique unanime. Le motif ? La candidature, jugée saugrenue, d’une jeune militante qui avait le mauvais goût d’être musulmane et de porter un foulard. Ce sarcastique conseil de lecture est depuis lors repris quasi-rituellement, dans l’ensemble de la gauche française, à chaque fois que des musulmans investissent le champ politique, tandis que se multiplient les professions de foi antireligieuses.

C’est ce conseil qu’on a ici choisi de prendre au sérieux – et l’expérience se révèle passionnante. On découvre en chemin qu’il est fort difficile d’enrôler post mortem l’auteur du Capital dans la cabale éradicatrice des chasseurs de voile, d’islam ou de religion. On découvre même qu’un des grands apports du mouvement socialiste au combat progressiste est d’avoir pointé les limites du combat antireligieux issu de la tradition des Lumières, en le dénonçant comme un écueil, un idéalisme ou une ruse de la bourgeoisie. On découvre que Marx et les marxistes ont même théorisé et pratiqué l’alliance entre « celui qui croit au Ciel et celui qui n’y croit pas ». On réalise enfin la malicieuse actualité de leurs analyses : c’est aujourd’hui l’athéisme et le combat antireligieux qui peuvent être considérés comme l’opium du peuple de gauche.

 Les citoyens ont-ils des groins?

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Le citoyen, version DNA

C’est la question qu’on se pose à la lecture de la page deux des Dernières Nouvelles d’Alsace du 30 avril.

Le Chournal titre en gros caractères: “La grogne de printemps“. Dans la dernière colonne de droite, on peut lire: “grogne salariée“, “grogne d’extrême-droite“,”grogne des anti Hollande de gauche“, “grogne des anti Hollande de droite“.

Dans l’article principal, on lit: “un mois d’expression des grognes syndicales et politiques”, “les Français manifestent, les Français s’inquiètent et grognent“.

A un sociologue, la question est posée: “Comprenez-vous la grogne des Français,“. Il répond: “C’est plus grave qu’une simple grogne

Les groins qui ont éructé ce terme répété jusqu’à en dégueuler, se nomment Ludovic Bassand et Francis Brochet.

 Yom Hashoah 2013 judéo-juif à Strasbourg? Une crispation identitaire régressive.

birkenau
Archives
Yom Hashoah mai 2011
http://la-feuille-de-chou.fr/archives/23354

2013
Cette année, en Alsace, le Yom Hashoah (journée de l’extermination, avec lecture des noms des victimes du génocide) n’a été organisée que par L’Union juive libérale de Strasbourg, avec le CRIF Alsace.

Georges Yoram Federmann et le Cercle Menachem Taffel, inventeurs ici de cette commémoration, en ont été exclus.

Conséquence, la lecture des noms n’a concerné que les Juifs exterminés, et seule une mention a été faite du génocide des Tziganes. Par contre, ont été laissées dans l’ombre les autres catégories de victimes, évoquées les années passées, en présence de leurs représentants: homosexuels-lles, malades mentaux, sourds, handicapés, etc.

En même temps, l’absence de GYF, empêchait que soit mentionnée l’actualité des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, aussi bien au Rwanda qu’en Bosnie ou en Palestine occupée…

Georges Yoram Federmann:
Tout a commencé le 1er avril 2012 par ma prise de position relayée par le CAPJPO et Parténia
http://www.europalestine.com/IMG/article_PDF/article_a7087.pdf
Je ne pouvais plus prendre la parole.
J’ai accepté à la condition que nous préparions avec l’ UJLS (qui fait partie du CRIF) le Yom Hashoah 2013 sur la base de ma lettre jointe.(11 avril 12)
Ce qui n’a jamais été fait par nos ex-partenaires durant 7 ans…

Chers amis,(UJLS)

Je vous remercie pour votre appel qui encourage la réflexion.

J’ai relu ma lettre qui a été relayée par le site de Partenia et celui des Citoyens du monde sans susciter de réactions outragées.

J’ai relu ma lettre qui traite de sujets complexes et délicats et qui appelle à la paix comme je crois l’avoir toujours fait.

Qui tente d’en faire autant ,localement, avec les risques que cela peut représenter?

Pourquoi ,d’ailleurs, les réactions ne surviennent-elles qu’ aujourd’hui alors que j’ai pris des positions aux côtés du CAPJPO depuis 2005?

Je reste perplexe car elles réveillent en moi celles de mes anciens amis ,cofondateurs du Cercle Taffel, qui l’ont quitté fin 2010 parce que le CRIF avait rejoint le Yom Hashoah!!(cf lettre jointe du 1er février 2011 jointe).

CRIF qui est ,au passage,connu pour ses positions radicales et communautaristes. (Je ne parle pas de Pierre Levy).

J’ai relu ma lettre et me demande ce qui vous semble devoir heurter ?

N’aide-t-elle pas à avancer?

Appelle-t-elle à la haine ? A la Guerre?

Elle critique l’État d’ Israël?
Oui ,nous devrions nous l’interdire?

En quoi cette lettre écrite en mon nom et qui n’engage jamais Taffel est-elle un danger pour le Yom Hashoah et la mémoire des morts que nous honorons ?

En quoi l’actualité internationale serait proscrite de nos journées.

C’est bien le député Jung qui parle régulièrement du massacre des Tamouls à notre tribune?

En première intention ,je ne comprendrais pas les raisons du silence de Taffel dimanche.

A ce sujet ,qui serait appelé à prendre la parole?

Mais je suis en train de consulter le Cercle Taffel et m’effacerai à titre personnel si la majorité le suggérait.

Permettez-moi simplement de rappeler que Taffel est en grande partie à l’origine de la diversité de la manifestation en ayant aidé ,avec votre soutien, à ouvrir aux manouches ,homosexuels, sourds et malentendant et usagers de la psychiatrie.

Et ,l’on viendrait reprocher à “un faiseur de paix” son pacifisme en légitimant la violence d’Etat?

Je trouve dommage votre réaction car nous restons bien les organisateurs du Yom Hashoah.

Ou bien l’institutionnel et le religieux nous auraient-ils déjà rattrapé pour faire de cette manifestation une journée convenue et figée “entre nous”, confondant la mémoire de la Shoah avec le soutien inconditionnel à l’État d’ Israël?

Les mêmes qui critiquent mon texte “pour la paix” n’ont rien trouvé à redire au programme des Oubliés de l’ Histoire que je co-organise.

La nuit va entretenir nos réflexions et je souhaite comme vous
un dénouement favorable à la défense de la cause des victimes et de l’humain.

Fidèlement

Georges Yoram

enzo traverso

lu dans les DNA

Strasbourg Cérémonie Yom Hashoa
L’identité retrouvée

« Abraham Charles , 59 ans, convoi 68. Ackermann Théodore, 51 ans, convoi 70. Adam Georgette, 56 ans, convoi 39. Adler Chaim, 23 ans… » Les noms des victimes juives alsaciennes de la déportation noircissent des dizaines de pages. Ils ont tous été lus, hier, place Broglie à Strasbourg, au cours de la cérémonie Yom Hashoa. Commencée un peu avant 11 h, la lecture publique s’est achevée vers 15 h 30.

Cette façon de rendre hommage aux morts a pour objectif « de mettre en échec la volonté des bourreaux de transformer les victimes en numéros », rappelle Pierre Levy, représentant en Alsace du Conseil représentatif des institutions juives de France, qui patronne cette cérémonie organisée par l’Union juive libérale de Strasbourg (UJLS).
« Les valeurs
de la République »

Avant que la lecture ne commence, plusieurs enfants ont allumé six bougies symbolisant les six millions de juifs tués durant l’Holocauste, mais aussi les 600 000 Roms qui ont subi le même sort – bien que leurs noms ne soient pas lus, « nous tenons à les évoquer. Nous ne les oublions pas », explique Pierre Haas, trésorier de l’UJLS.

Robert Herrmann, premier adjoint au maire de Strasbourg, s’est réjoui de pouvoir « participer à l’œuvre de mémoire » mais aussi à « une occasion de célébrer la fraternité ». « Les valeurs de la République sont à l’opposé de celles des génocidaires », a pour sa part souligné Raphaël Nisand. Rappelant les assassinats perpétrés par Mohamed Merah, le maire de Schiltigheim a souligné que « des questions sont encore posées. L’an passé à Toulouse, des enfants ont été tués parce qu’ils étaient juifs. Yom Hashoah ne doit pas juste servir à se rassembler pour lire des noms. Il faut aussi réfléchir pour qu’un génocide ne se reproduise pas. »
par Aurélien Poivret, publiée le 08/04/2013 à 05:00

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 Les Frères Musulmans contre la libération des femmes, suivi de L’islam et les femmes, par Tariq Ramadan

coran-islam-islamique-femmes-musulmanes-religion

Déclaration des Frères musulmans sur la Convention pour l’élimination de toutes les formes de discrimination contre les Femmes (CEDAW) qui viole tous les principes de la Charia islamique et de la communauté islamique.

La Commission du statut des femmes tient une conférence dans la période du 4 au 15 mars 2013 pour approuver un document intitulé (Convention pour l’élimination de toutes les formes de discrimination contre les Femmes) un titre trompeur qui comprend des points qui entrent en conflit avec les principes de l’Islam et ses éléments unanimes de base du Coran et de la Sunnah, qui détruisent l’éthique islamique et cherchent à démolir l’institution de la famille, que la Constitution égyptienne a confirmé dans le groupe de construction de la société, et ainsi réaliser le démantèlement de la communauté, et terminer jusqu’à la dernière étape de l’invasion intellectuelle et culturelle et éliminer l’aspect privé qui préserve les éléments des sociétés islamiques et leur cohésion.

Il suffit d’une lecture plus approfondie de ces points pour réaliser ce qu’ils signifient pour nous, et ces points sont :

1. Accorder aux filles une liberté sexuelle complète, ainsi que la liberté de choisir leur sexe et la liberté de choisir leurs partenaires sexuels (i.e. choisir d’avoir une relation sexuelle normale ou atypique) avec l’augmentation de l’âge du mariage.

2. Fournir la contraception à des adolescentes et leur enseigner comment en user avec la légalisation de l’avortement pour avorter d’une grossesse non désirée au nom de droits reproductifs et sexuels.

3. Egalité entre une adultère et une épouse, et égalité entre les enfants adultérins (enfants hors mariage) et légitimer tous les droits des fils.

4. Accorder tous leurs droits, , protection et respect aux homosexuels, et accorder la protection pour les femmes dans la prostitution.

5. Accorder aux épouses tous les droits pour poursuivre leur mari pour viol ou harcèlement, et les autorités compétentes devraient donner les mêmes punitions que pour un viol ou un harcèlement par un étranger.

6. L’égalité d’héritage.

7. Remplacer la tutelle par le partenariat, et partager pleinement les rôles dans la famille entre hommes et femmes comme : les dépenses, le soin des enfants, les affaires de la maison.

8. Accès égal aux législations du mariage comme : Stopper la polygamie, Iddah, le mandat ( ???) et la dot et stopper les dépenses obligatoires de l’homme dans la famille et permettre à des femmes musulmanes d’épouser un non-Musulman et d’autres.

9. Retirer l’autorité d’un divorce des maris et l’autoriser au pouvoir judiciaire et partager la propriété après le divorce.

10. Supprimer l’autorisation obligatoire du mari pour : voyager, travailler ou sortir ou utiliser la contraception.

Tels sont les moyens destructifs de l’institution de la famille et de la communauté qui appelle au renvoi de la première ignorance.

Les Frères musulmans appellent les dirigeants des pays islamiques et leurs Ministres des Affaires étrangères et leurs représentants à l’ONU à rejeter ce document et nous invitons aussi cette organisation à répondre aux relations purement familiales prescrites par l’Islam.

Les Frères musulmans appellent aussi al-Azhar à agir en fonction de son rôle dirigeant et de condamner ce document et déclarer la position de l’Islam vis-à-vis de ces articles, car c’est la référence pour les Musulmans.

Nous appelons aussi d’autres groupes et associations islamiques à prendre une position décisive contre ce document ou un document semblable.

Nous appelons aussi les organisations de femmes à adhérer à leur religion et à la morale de leurs communautés et les éléments de notre vie sociale et à ne pas être séduites par des appels trompeurs, fallacieux et destructeurs pour l’urbanisation.

Les Frères musulmans

Le Caire : 13 mars 2013

Tariq Ramadan L’islam et les femmes

 Ne dites plus UHA, dites UNISTRA!

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Et ce sera pareil avec la Collectivité Territoriale d’Alsace si vous oubliez de VOTER NON le 7 avril!

lu dans les DNA:

Mulhouse
Contrat de site Alsace UHA : « La mort de l’autonomie »

Les enseignants et les personnels de l’Université de Haute-Alsace découvrent, atterrés, le contrat de site transmis par le ministère. S’il est voté, dans le cadre du rattachement, l’Université de Strasbourg sera le seul pilote.

À l’appel du syndicat FSU, les enseignants et les étudiants se sont réunis hier en assemblée générale à Mulhouse. La plupart des élus universitaires étaient présents, visiblement très inquiets du contenu de ce texte, qui s’inscrit dans la nouvelle loi sur l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) que le Parlement va étudier prochainement. Le rattachement, pour lequel ils se sont prononcés après des tensions récurrentes au sein du conseil d’administration précédent, est en train de se transformer en fusion. L’UHA serait alors réduite à un « simple collège universitaire de premier cycle », et le Sud-Alsace perdrait « un levier majeur de sa dynamique territoriale ».

La présidente, Christine Gangloff-Ziegler, était présente pour les débats. Avec son équipe, elle a demandé à décaler les délais prévus pour la signature du contrat de site, qui lui est parvenu le 8 mars ; suivi par le contrat d’établissement, le 20 mars. Dans le contexte de l’ESR et de la collectivité territoriale d’Alsace, la région « devient le lieu d’expérimentation idéal ; l’idée est de créer un modèle que l’on puisse transmettre ». Mais « le modèle coopératif » fait place à « un modèle intégratif. Si le ministère veut concentrer les universités, qu’il l’affirme ! Nous avons précisé que le texte était inacceptable. »
« La chimie disparaîtra de Mulhouse »

« Tout est organisé autour de l’Unistra. Dans cette logique de grand pôle, elle est le grand vainqueur », indique Hervé Boeglen (Snesup-FSU). L’UHA se retrouve sur le même plan que l’Institut national des sciences appliquées de Strasbourg ou que la Bibliothèque nationale et universitaire. L’identité commune aux établissements du supérieur sera d’ailleurs réduite à « Université de Strasbourg ».

Aux chercheurs réunis dans l’amphithéâtre, Hervé Boeglen lance : « Vous allez tous rejoindre des laboratoires de l’Université de Strasbourg. Je pense qu’aujourd’hui, on a perdu nos écoles doctorales. Il y aura un pilotage centralisé de la recherche. » Au niveau de la chimie mulhousienne, qu’il pensait être la seule préservée, il est contredit par Pierre Llopiz, directeur de l’École nationale supérieure de chimie de Mulhouse. « J’ai une lecture contraire. Si le texte est appliqué, la chimie disparaîtra de Mulhouse. » Dans le calendrier, la structuration de la filière est prévue pour 2015.

En attendant, l’UHA suit de très près l’accréditation de l’école doctorale de sciences chimiques. Face à « ce match inégal », les membres du conseil d’administration émettent l’hypothèse de voter contre le contrat de site si elle leur échappe.

« Les décisions politiques sont très lourdes et l’enjeu est considérable », estime Pascal Maillard, secrétaire académique du Snesup-FSU (CA de l’Université de Strasbourg). « En Alsace, on anticipe le contrat de site, alors que la loi de décentralisation et la loi ESR ne sont pas encore votées. Si on excepte l’université pilote, c’est la perte progressive et programmée d’autonomie de dizaines d’établissements. C’est un rattachement pré-fusionnel. L’Insa a déjà dit non à cette fusion. »
par Karine Dautel, publiée le 03/04/2013 à 05:00