Damien Meslot, les Frères Musulmans et les pains au chocolat

Affaire Meslot-Copé à Belfort

Notre droit de réponse, jeudi 01 novembre 2012.

A ce jour, seul l’Est Républicain a communiqué un court extrait où les allusions racistes ne sont pas mentionnées.Merci à toutes les bonnes volontés de relayer notre droit de réponse, au niveau national…

Rappel de l’affaire:
http://blog.france3.fr/politiquefranchecomte/2012/10/30/damien-meslot-les-freres-musulmans-les-pains-au-chocolat/

Damien Meslot, les Frères Musulmans et les pains au chocolat

La scène se déroule devant la salle des fêtes de Belfort samedi. A l’intérieur, les militants UMP attendent patiemment

Notre droit de réponse :

« Choco-islamisme »

Suite aux allégations par médias interposés, nous, Collectif Contre le Racisme et l’Islamophobie souhaitons répondre aux différentes accusations diffamantes portées par monsieur Meslot.
Concernant notre action liée à la venue de Monsieur Copé qui se voulait pacifiste, même si nous sommes plus que déterminés à ne pas accepter la stigmatisation faite à l’encontre des populations musulmanes, à des fins électoralistes, sur fonds de discours islamophobe, profondément raciste, paternaliste, et colonialiste, a vite dégénéré.

Nous tenons déjà à clarifier que nous ne souhaitions absolument pas assister à un meeting politico-démago orchestré par Monsieur Copé et qu’en aucun cas nous souhaitions forcer l’entrée.

Alors que nous étions tranquillement installés sur les escaliers de l’entrée de la salle des fêtes de Belfort, en train de distribuer des pains au chocolat, un membre du service d’ordre de l’UMP, nous a délibérément provoqués par une série de propos contenant des allusions racistes : «vos petits pains sont ils halal?», «vous avez déjà essayé avec des petits lardons?», «Pourquoi vous n’essayez pas de faire ça en Syrie?», «Allah Ou Akbar!» ?? S’en est suivi un échange verbal musclé, mais jusque là, nous avions la situation en main. Tout a dégénéré lorsque M. Meslot député UMP de Belfort, est subitement sorti de la salle des fêtes, agressif et a pris à parti une de nos militantes en lui arrachant des mains la cagette de pains au chocolat, lui a saisi les bras et l’a violemment repoussée, lui occasionnant une blessure.

A ce moment précis, tout s’est emballé, la pseudo garde rapprochée a violemment saisi nos militants tentant de projeter un d’entre nous en bas des escaliers. Un des membres nous a même montré son arme à feu afin de nous intimider. Nos deux porte-parole et un troisième militant étaient au milieu de l’altercation pour tenter de séparer les personnes et calmer les esprits.

Le virilisme dégauchi de M. Meslot, emprunté sans doute à son mentor, ex-président de l’UMP et de la République, qui prétend défendre les intérêts de la femme menacée par l’hydre communautaire musulmane, est inacceptable.

Un élu de la république, afin de délégitimer tout débat contradictoire, se permet de criminaliser toute voix contestataire, en lançant à la figure d’un de nos portes parole et ce à plusieurs reprises, « on n’a pas élevé les cochons ensemble ! » car ce dernier s’était permis de le tutoyer et de lui reprocher que son attitude était inacceptable! Devant les caméras de France3 : «Voyez comment on traite un élu de la république, les frères musulmans ont une longue tradition de provocation, filmez ! ». Déjà, en 2001, alors que nous militions dans une association citoyenne, Civisme Participons Ensemble, et que nous avions pris position contre M. Meslot dans une affaire de violence urbaine, ce dernier nous avait qualifié de « groupuscule intégriste, islamiste et communautariste ».

L’altercation verbale filmée par FR3 est la réponse à l’agression verbale et physique de M. Meslot et ses sbires, que nous avons eu à subir. La laïcité sans cesse invoquée, n’est que la feuille de vigne servant à masquer un racisme primaire. C’est la novlangue UMPiste et la Gauche n’est pas exempte, selon laquelle : l’islamophobie est un racisme nécessaire, garant de la laïcité.

En effet, alors que nous nous présentions comme un collectif de militants, contre le racisme et l’islamophobie, M. Meslot nous réduit à une «islamité» criminogène fantasmée. Il réutilise les même ficelles qu’en 2001. Cette projection porte un nom : l’essentialisme. Et cet essentialisme malveillant s’appelle racisme. Et en l’occurrence, quand il vise les musulmans : islamophobie.. Nous comprenons mieux pourquoi M. Meslot, ce voleur de petits pains, choisit d’apporter son soutien à Fillon au détriment de Copé. En conclusion, nous avons du pain au chocolat sur la planche et nous avons bien conscience que la déferlante islamophobe ne va pas s’arrêter demain…

Nous venons, d’apprendre que nous aurions proféré des «insultes racistes», (sous entendu racisme anti-blanc) et «antisémites» à l’encontre des membres de l’UMP. Ces accusations sont inacceptables et relatent le fait que dans le vil esprit de monsieur Meslot, un musulman est par définition un islamiste, qui «contraint les femmes à porter le voile», et est forcément antisémite.

Coordination Contre le Racisme et l’Islamophobie Belfort.
http:/:crifrance.com

 Plainte du MRAP contre un militant UMP d’Eure-et-Loire pour propos racistes anti-Roms

Face aux propos racistes outrageants de Mehdy Mikkiche à l’encontre des Roms, le MRAP porte plainte

Le MRAP exprime son indignation suite aux propos racistes tenus par Mehdy Mikkiche, militant UMP d’Eure-et-Loire, à l’encontre des Roms qu’il a notamment qualifié de « vermines » qui plus est « au teint crasseux ».

Ce militant n’a pas hésité à suggérer d’envoyer à l’Université d’été du PS le norvégien Anders Behring Breivik, condamné cette semaine par les tribunaux norvégiens à la peine d’emprisonnement maximale de 21 ans renouvelable pour la tuerie d’Utolia et l’explosion de bombes dans le quartier des ministères d’Oslo.

En conséquence, le MRAP décide de porter plainte contre Mehdy Mikkiche pour diffamation raciste à l’encontre des Roms.

Paris, le 27 août 2012.


Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples
43 bd Magenta – 75010 Paris – Tél. : 01 53 38 99 99
Site web : http://www.mrap.fr

 Monsieur Maurer, désavouez vos militants qui frayent avec la bête immonde !

 

 

….Sinon vous cautionnerez ces dérapages indignes du “républicain” que vous prétendez être !

Photo prise sur le marché de Neudorf, ce samedi 26 Mai, deux militants UMP et FN posant ensemble, rigolant ensemble comme si de rien n’était.

Partagez mes amis, il faut que cela se sache autour de vous, de telles collusions sont insoutenables pour les progressistes, syndicalistes et citoyens que nous sommes !

Le FN est-il compatible avec le programme UMP ? S’il est vrai que tous les deux partis partagent une même démagogie anti-ouvriere, antisociale, anti-quartiers populaires… une certaine droite, gaulliste ou centriste, avait tout de même d’autres valeurs !

Voilà qui sont les amis de Monsieur Maurer, copains comme cochons avec les militants de FN, faisant la pause photo ensemble, sans gêne !

Voilà la vraie face du FN:
Soupape de l’UMP, béquille du système et arnaque anti-ouvrière !

Il faut que cela se sache.

 Rectificatif: C’est l’UMP qui se forme auprès des jeunes blogueurs égyptiens…

par Xavier Monnier
le 13 mai 2011 à 09:04

Comment les héros de la révolution égyptienne ont jeté l’UMP

13/05/2011 | 09H04
Crédits photo: Des Egyptiens manifestent en avril 2011. (Stringer/Reuters)

Le parti présidentiel a tenté de récupérer les jeunes héros de la révolution égyptienne. Récit du jour où il s’est fait jeter.

Mi-mars à Dokki, quartier populaire du Caire. Tout à dévorer une pâtisserie bien crémeuse, Mohamed Adel entend à peine sonner son portable. Et le jeune leader du mouvement du 6 avril qui a chassé Moubarak de décrocher, les doigts collants, la bouche mi-pleine. “Bonjour, c’est le secrétaire du Département d’Etat à l’appareil. La Secrétaire d’Etat Hillary Clinton est au Caire et souhaiterait vous rencontrer…” Réponse immédiate de Mohamed : “Vu la politique étrangère américaine au Moyen-Orient, nous ne vous rencontrerons pas.” Fin de la communication.
C’était surréaliste”, détaille, encore médusé, le journaliste français Alex Jordanov qui écrit un livre sur la révolution et qui a assisté à la scène. “On était dans un boui-boui en train de se marrer et les Etats-Unis qui appellent ce gamin de 28 ans pour se faire rembarrer.”
Jeunes, frais, bronzés et pas rasés. Ces gamins n’en reviennent toujours pas d’avoir réussi à mobiliser toute une foule, jeune souvent comme eux, dans ce monstre de 18 millions d’habitants qu’est Le Caire. Puis d’avoir renversé le régime et chassé Moubarak du pouvoir. Puis d’être maintenant ouvertement dragués par le gouvernement américain.
Quelques minutes plus tard, c’est Hillary Clinton qui appelle
Deuxième coup de fil quand Mohamed et ses potes entrent dans le métro du Caire. Cette fois, c’est Hillary Clinton en personne qui est au bout du fil. Pour s’entendre dire “I told you no” [je vous ai dit non] et se faire raccrocher au nez. Hillary rappelle aussitôt : “Mais vous savez, notre politique a changé.” Réponse de Mohamed : “Ca m’étonnerait, vous avez soutenu Moubarak jusqu’au dernier moment !” Mohamed, quand il dit non, c’est non.
Les jeunes du mouvement du 6 avril, héros de la révolution égyptienne, viennent d’envoyer bouler la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton dans sa tentative de copinage politique.
Quelques semaines plus tard, le 14 avril à Paris, le chef de l’UMP Jean-François Copé nous sort un communiqué triomphant. On y apprend que les jeunes du Caire, ceux qui raccrochent au nez d’Hillary Clinton, vivent une saga amoureuse avec le parti de Nicolas Sarkozy.
“A l’initiative de Valérie Hoffenberg, secrétaire nationale de l’UMP en charge des relations avec les think tanks et partis étrangers, l’UMP accueille aujourd’hui et demain une délégation de jeunes responsables politiques et de blogueurs égyptiens pour deux demi-journées de formation.”
L’UMP, premier parti à former les jeunes Egyptiens à la démocratie
Cette formation qui a pour but de “favoriser l’émergence d’une classe politique renouvelée dans les nouvelles démocraties arabes” est résumée ici : “Les jeunes rencontreront des responsables du siège [de l’UMP] pour évoquer tous les aspects de l’organisation de la vie militante au sein de l’UMP.” Voilà qui devrait passionner la jeunesse égyptienne. Copé, d’ailleurs, leur en donne plus : “Tous les sujets seront abordés dans la perspective des grandes échéances électorales que l’Egypte va connaître dans les années à venir.” Puis de conclure, pas peu fier : “L’UMP est le premier parti à s’engager en faveur de l’organisation des formations politiques dans la jeune démocratie égyptienne.”
L’UMP, donc : premier parti de la planète à réussir à embrasser les jeunes du 6 avril. Le premier à leur enseigner la démocratie. Et par l’exemple : celui du fonctionnement interne de l’UMP. C’est presque un rêve, le parti de Sarkozy et Copé devenant le modèle universel de la démocratisation des vieux régimes renversés par les jeunes. En fait, le rêve va avoir du mal à se réaliser. Parce que le lendemain du texte de Copé, un autre communiqué sort des ordinateurs du mouvement de la jeunesse égyptienne. Assez violent. Et écrit en français pour bien se faire entendre.
“Le mouvement de la jeunesse du 6 avril nie les rumeurs qui courent à travers les médias égyptiens internationaux et français disant que le parti français au pouvoir Union pour un mouvement populaire (parti de Sarkozy) accueillerait les membres et les dirigeants du mouvement de la jeunesse du 6 avril à une grande fête à Paris, suivie par un certain nombre de cours de formation sur la démocratisation et la pratique politique, au cours de deux jours de formation (…). Ces nouvelles sont totalement fausses.”
Copé et l’UMP se seraient-ils pris comme Hillary Clinton un vent des jeunes héros du Caire ? “Evidemment, on ne veut rien à voir à faire avec Nicolas Sarkozy ou avec son parti”, explique aux Inrocks Walid Rashid, le porte parole du mouvement du 6 avril. Et il s’en justifie : “Sarkozy allait à Louxor dans les hôtels de luxe quand Moubarak nous mettait dans les caves. Il a soutenu Moubarak et quasi jusqu’au bout ! Quelle démocratie il voudrait nous apprendre ?! Quelle formation pourrait-il nous donner ?!”
“Nous leur avons dit qu’il n’était pas question de nous associer à eux”
Mais alors, comment s’explique l’annonce de Jean-François Copé ? Les jeunes du 6 avril n’ont-ils pas été clairs ? “Si si, rigole Walid dans un anglais chantant. Nous leur avons dit très vite par email qu’il n’était pas question de nous associer à eux de quelque façon que ce soit.”
Voyons un peu ces échanges d’emails. Le premier contact est pris le 25 février par Valérie Hoffenberg, la femme de l’UMP chargée des relations avec les partis étrangers, la conseillère de Sarkozy pour le Moyen-Orient. Dans ce message adressé en copie au Quai d’Orsay, et que nous avons pu lire, elle propose à Walid et sa bande de participer à une rencontre.
Après les félicitations d’usage pour la révolution égyptienne et le “grand rôle joué par le mouvement”, place aux avances. Au menu, “des échanges de vues sur la structuration d’un parti” et un peu de formation pour “vous aider à assurer la transition démocratique et peut-être vous aider à préparer les prochaines élections”. Evidemment, les frais sont à la charge du parti présidentiel.
Walid demande un temps de réflexion. Un engagement nécessite un peu de calme, surtout quand le prétendant semble aussi chaud. Il se renseigne sur l’UMP. Il découvre les déclarations de ses dirigeants sur l’immigration en général et sur les musulmans en particulier. Il se rend compte aussi que ce parti est celui de Sarkozy. Sa réponse est cinglante.
“J’ai à présent assez d’informations. Nous ne voulons rien avoir à faire avec votre parti.”
L’UMP ne se décourage pas
Telle Hillary Clinton, Valérie Hoffenberg ne se décourage pas. Le 8 avril, la conseillère de Sarkozy adresse à Walid un email qui laisse entendre qu’elle n’a pas lu les réponses précédentes.
“Cher Walid, je viens juste de revenir de maladie. J’ai été informé que vous n’étiez pas dans la liste des invités du ministre hier soir. Néanmoins, nous avons toujours planifié de donner notre séminaire à l’UMP les 14 et 15 avril. Si vous êtes toujours d’accord, nous serions enchanté de votre venue. Nous sommes désolés pour les complications, mais si vous le souhaitez, nous pouvons nous occuper des billets d’avions et des réservations.”
Walid n’en revient pas mais prend le soin de lui répondre : “Désolé, je vous répète que je n’accepterai pas votre invitation et comme je vous l’ai déjà dit, j’ai bien assez vu ce qu’était votre parti.” Au revoir.
Huit jours plus tard, pourtant, Copé annonce dans son communiqué que son parti va former à la démocratie les jeunes du 6 avril. Enfin, presque. Les jeunes du 6 avril ne viendront pas. Mais l’UMP a quand-même réussi à faire venir quatre jeunes Egyptiens, qui ont profité de ses enseignements politiques, quatre garçons issus des partis de centre-gauche. Après son grand succès en France, Kouchner, Besson, Bockel, la politique d’ouverture sarkozienne irait-elle s’ensabler en Egypte ?
Xavier Monnier