“Peur sur les lycées”, “Traque à l’apprenti terroriste”: le rôle des médias dans la psychose sécuritaire d’Etat

peur sur les lycées dna 180513

Ce samedi 18 mai, seuls les quotidiens régionaux d’Alsace, font leur une sur l’affaire.
http://unes.spqr.fr/?date=20130518

Mais quelle une!

Peur sur les lycées“, selon les Dernières Nouvelles d’Alsace.au-dessus d’une photo volontairement floue, où l’on distingue un brassard “Police” orange au premier plan, et quelques lycéens, en tenue réglementaire, jean-blouson-baskets, mains dans les poches, démentant le titre.

La photo semble prise devant le Gymnase Jean Sturm, au centre-ville, établissement privé, protestant, sous contrat, où la bourgeoisie envoie ses rejetons.

Le sous-titre de la photo fait dans l’exagération et le hors-sujet, en écrivant que “un jeune homme avait menacé sur Internet de commettre une tuerie..;”, sans mentionner la menace de suicide.

La Feuille de chou y était hier vers 17 h, où on pouvait observer que, si un véhicule de police nationale était garé sur le trottoir, et que des policiers en uniforme surveillaient la sortie, on ne percevait rigoureusement aucune différence avec l’ambiance décontractée d’une sortie de classe habituelle.

Même chose au Lycée Marcel Rudloff, dans le quartier plus excentré et populaire des Poteries, proche de Hautepierre, avec le véhicule de police sur le terre-plein, juste en face de la fontaine toujours sèche, transformée en pot-de-fleur géant, et de l’entrée. Quant aux policiers, ils étaient invisibles à l’heure du constat, avec, peut-être, l’un ou l’autre en civil, adossé comme une pseudo “caillera, à l’angle d’un mur, pianotant son portable. Calme plat, chef!

Les DNA en rajoutent une couche dans la confusion mentale organisée par l’État et les médias déchainés réunis. “Traque à l’apprenti terroriste“, saute aux yeux du lecteur de la page région 13.

N’importe quoi!

Le sous-titre parle d’un “message évoquant une tuerie dans un établissement scolaire..”, passant sous silence que la première menace du dit message est celui du suicide d’un adolescent.

Le papier signé Antoine Bonin, rappelle la chronologie des faits depuis l’alerte d’une mère de famille de Versailles, [des Versaillais, au sens historique?] informée par son fils. Alors que la presse se plaint habituellement (s’oubliant elle-même), de la non-maitrise par la jeunesse de la langue française, ici, on a l’impression qu’écrire un “texte relativement long dans un français impeccable” serait une preuve à charge. Il y a d’ailleurs à la place de préparatifs qu’on attendrait, le mot préparations, qui peut convenir aussi.

Racaille

Tous les jeunes à capuche suspects?

Dans sa contribution aux recherches policières, le Journal qui a, comme beaucoup, publié des photos du responsable présumé de l’expédition du message, et les reproduit en agrandissement dans cette édition papier,et sur la toile, remarque que “Sur les clichés qui ont été diffusés aux médias à la mi-journée, apparaît un jeune homme portant un sweat-shirt sombre à capuche“.

On espère que les milliers de garçons ainsi vêtus, auront pensé à se changer ce matin, sans quoi, ils risquent d’être abattus comme des loups par le GIPN.

Et voilà pourquoi “le préfet a décidé, en concertation avec le procureur, les forces de l’ordre et le recteur d’académie, de mettre en place un dispositif monstre aux abords de l’ensemble des lycées du Bas-Rhin.“. Les plus fous ne sont pas ceux qu’on pense.

255 OPJ, 500 policiers et gendarmes mobilisés!

Tout ça pour un jeune qui, soit a fabriqué “un canular“, selon le mot du Procureur, soit, mal dans sa peau, lance un appel au secours, par une menace de suicide public, au lendemain d’un autre, réussi, et hyper-médiatisé déjà, dans la cour d’une école maternelle. C’est le SAMU qu’il faut appeler, pas l’armée et la police.

Le Journal se fait cependant, in fine, l’écho de la sagesse lycéenne et populaire: “Pas de psychose parmi les lycéens, dans l’ensemble convaincus qu’il s’agit d’une ‘mauvaise blague’“.

A l’opposé de cette sagesse, le directeur des DNA, Dominique Jung, éditorialise en sens inverse.

Dès le titre “Angoisses“, au pluriel, on s’attend aux pires amalgames. Et on n’est pas déçus.

A sa décharge, on relève ceci : “Cette lettre qui naguère aurait pu finir au panier, devient une affaire d’État“.

Mais enfin, Dominique Jung, pour quoi ne pas creuser et documenter ce bon sens? Ce qu’on a essayé de faire ici.

Archives F2C
A qui, à quoi profite le climat médiatico-politique toujours plus sécuritaire? http://la-feuille-de-chou.fr/archives/50233
La guerre se prépare à Jeoffrecourt http://la-feuille-de-chou.fr/archives/49492

Sur-lignage grassé par la F2C

Angoisses

Nous sommes démunis. Et sur les nerfs. On l’a vu hier en Alsace.

Une lettre anonyme postée à partir d’un cybercafé de Strasbourg promet une fusillade dans un lycée indéfini. Coup d’esbroufe d’un gamin qui ne sait pas comment exister, canular mal calibré, vraie menace ? On n’en sait rien. Le texte est sorti de nulle part, il est vague mais il fait froid dans le dos. Le principe de précaution va jouer à plein.

L’hypothèse d’une fusillade, aussi peu documentée soit-elle, dessine le scénario le plus noir. Cette lettre qui naguère aurait pu finir au panier devient une affaire d’État. Ne rien faire est impensable. On dépêche des policiers et des gendarmes devant les lycées du Bas-Rhin parce qu’il y a des précédents : la tragédie scolaire est hélas à la mode, qu’il s’agisse de fusillades aveugles, de prises d’otages ou, comme jeudi à Paris, d’un suicide programmé sous les yeux d’enfants de six ans. La réaction collective était donc indispensable.

La surveillance policière n’épuise toutefois pas les questions. Jusqu’à quand cette protection ? Et pourquoi juste dans le Bas-Rhin ? Si un esprit dérangé envisage vraiment une fusillade, rien ne l’empêche de se transporter un peu plus loin.

Mais notre société est ainsi faite que le déploiement policier décidé à l’échelon d’un département entier apparaît comme une marque d’attention suffisante et appropriée de la part des pouvoirs publics. Le symbole rejoint ici l’action. Nous avons besoin d’être rassurés. Vigipirate fonctionne comme jadis l’ange gardien ; c’est le complément obligé de la panoplie chargée de conjurer nos angoisses.

Espérons au moins que si la menace émane d’un suicidaire, il a eu le temps de se raviser et de renoncer à son acte fou. Et si c’est un mauvais plaisant, qu’il soit sanctionné à la mesure de l’émotion des familles.
publiée le 18/05/2013 à 05:00

L’Alsace 180513

L'Alsace 180513

Un jeune homme a fait part de son intention de se tuer, mais avant cela, de provoquer un carnage dans un lycée : canular ou menace réelle, un dispositif impressionnant a été déployé.

L’Alsace

« On ne flippe pas, mais… »
le 18/05/2013 à 05:00 H. de C.

Les lycéens du Bas-Rhin ont vécu hier une journée très particulière : des cours ordinaires, mais une présence policière, des déplacements parfois limités… et une angoisse sourde.

On s’attendait à trouver l’effervescence. Mais devant ce grand lycée strasbourgeois, hier en milieu d’après-midi, il règne un calme inhabituel. « D’habitude, il y a toujours plein de jeunes devant la porte, qui fument, qui discutent… Là, c’est vrai que c’est beaucoup plus tranquille » , constate Maximilien, élève de seconde, un des rares lycéens dehors à ce moment-là, avec deux amies.

Cette tranquillité apparente est peut-être due à la voiture bleu foncé stationnée juste devant l’entrée. Elle est banalisée, mais ça n’est franchement un mystère pour personne : les trois hommes à l’intérieur sont des policiers en civil. Toutes les entrées de ce lycée sont ainsi surveillées, et il y a au moins une présence devant chaque établissement du secteur. « Et pendant ce temps, la ville est ouverte aux délinquants ! » , lâche un de ces « surveillants » d’un nouveau genre…

Absentéisme

À l’intérieur du lycée, le téléphone de l’accueil ne cesse de sonner. « On assure les cours, rien ne change » , répond la standardiste à un parent inquiet. « Ça n’arrête pas depuis ce matin ! , confie-t-elle après avoir raccroché. Après, généralement, ils sont rassurés. » Mais pas tous… Certains parents sont venus rechercher leurs enfants, hier matin. « Je crois que des élèves en ont profité… »

Maximilien confirme un absentéisme élevé : « Cet après-midi, il manquait près d’un tiers des élèves de ma classe ! On ne flippe pas, mais c’est vrai qu’on fait attention… » Et ça n’empêche pas de rigoler un peu : « Des filles ont fait semblant d’avoir peur et, pour les calmer, le prof a dû fermer la porte de la classe à clé… » Une façon comme une autre d’évacuer la crainte sourde de ce qui peut ou aurait pu survenir… Tandis qu’elle répète aux parents que tout va bien, la dame de l’accueil surveille avec une attention particulière les entrées sur ses écrans de vidéosurveillance ; juste à côté des moniteurs est posée la photo du suspect. « Mais ici, il n’y en a pas beaucoup qui entrent avec des capuches… »
Devant un autre grand lycée de la ville, la présence policière est, cette fois, bien visible : la voiture de police garée devant l’entrée n’est pas banalisée et ses quatre occupants sont bien en uniforme. Seules les deux entrées principales de cet établissement ont été laissées ouvertes, tous les portails secondaires ont été temporairement fermés. Une autre voiture s’est positionnée dans l’enceinte même du lycée. Et dans un troisième établissement, hier matin, des policiers arpentaient le hall d’entrée…
Un œil sur les caméras de télésurveillance

« Des policiers sont venus jeudi nous montrer la photo du suspect, pour nous demander si on le connaissait , raconte un enseignant. C’est vrai qu’il y a un peu plus d’anxiété que d’habitude, surtout de la part des parents, et qu’on regarde les élèves un peu plus attentivement… Mais sinon, rien n’a changé ! »

Malgré tout, dans certains établissements, on a restreint les déplacements des élèves : ici, ceux-ci devaient rester dans un périmètre bien défini entre midi et deux ; là, ceux-là n’ont pas eu le droit de quitter l’enceinte du lycée à la pause de 10 h. Et ce matin, un examen dans un lycée strasbourgeois sera raccourci de deux heures parce qu’il n’y aura pas assez de présence policière pour aller jusqu’au bout des cinq heures d’épreuve…

 

 Laïcité en danger

Logolaicitedaccord

Correspondant

La lecture du Monde.fr offre des découvertes surprenantes.

Ci-joint l’article paru ce jour à 12 h, rédigé par Nathalie BRAFMAN.

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On y apprend que le gouvernement prépare un plan de soutien pour les sciences humaines et l’on s’en réjouit d’avance …

Mais, dans le cours du texte, on découvre une énumération de douze « disciplines rares » qui méritent une attention particulière, car « au ministère, on estime qu’en deçà de 400 enseignants chercheurs, il y a menace. Douze disciplines rares ont déjà été recensées : de la théologie à l’histoire du droit en passant par les sciences politiques, la philosophie et les langues. Des filières entières sont en train de disparaître. Les langues slaves, germaniques, scandinaves, romanes ou orientales sont, dans de nombreux établissements, sur la sellette. Sans parler du grec et du latin… »

Il convient peut-être de se renseigner davantage sur le soutien dont pourrait bénéficier la théologie « discipline » qui, à ma connaissance, fait l’objet d’un enseignement dans une université publique seulement à STRASBOURG et METZ !

Si je change de « chaîne » et passe sur le Figaro.fr je trouve, toujours aujourd’hui, un autre papier intéressant !

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Fioraso et Valls veulent former les imams dans des établissements publics.

Fioraso : « C’est un travail en profondeur que nous menons avec la communauté musulmane. À Strasbourg, il y a déjà des formations qui se font dans un cadre laïc», a-t-elle précisé sur RMC mardi. Elle souhaiterait les étendre.

Les deux ministres ont confié cette mission à Francis Messner, directeur de recherche au CNRS et spécialiste des questions religieuses » …

Pour ceux qui ont oublié, Messner participe à l’INSTITUT DU DROIT LOCAL et écrivait par exemple sous Sarkozy : « Il est difficile de trouver un équilibre entre neutralité de l’État et politiques publiques … il faut modifier le régime des cultes pour mieux intégrer de nouvelles communautés » … (La Croix 2011)

 Vague blanche pour la Syrie à Strasbourg ce vendredi 15 mars à 17h place Kléber

Syrie

Un rassemblement aura lieu ce jour de 17 à 19h30 place Kléber à l’occasion du second anniversaire du déclenchement de la guerre que le pouvoir syrien de Bachar el Assad mène contre son peuple.

Chacun-e est appelé-e à se munir d’un papier ou tissu blanc marqué STOP.

Interview par les DNA de Nazih Kussaibi, enseignant d’arabe à Strasbourg, et président de Alsace-Syrie, organisateur du rassemblement.

Strasbourg
Deux ans de conflit en Syrie.
« Ne laissez pas ce pays comme cela ! »

Larmes de Syrie feuille2chouphoto

Larmes de Syrie feuille2chouphoto

La révolte syrienne a débuté le 15 mars 2011. Nazih Kussaibi, le président de l’association Alsace-Syrie, revient sur ce conflit qui a déjà fait plus de 70 000 morts.

Il y a deux ans débutait la guerre en Syrie. Que se passe-t-il aujourd’hui ?

– Le régime de Bachar El Assad est un régime sanguinaire qui veut laisser la Syrie en ruines. Il ne voudra pas partir tant qu’il y aura un édifice debout. Il veut démolir le pays, le régime est en train de brûler le pays. Et malheureusement, actuellement, on a des groupes islamistes, il faut le reconnaître, qui s’infiltrent en Syrie. C’est une réalité.
Armez les non-djihadistes, armez les laïcs…
Est-ce qu’ils sont nombreux ?

– D’après les statistiques, ils représentent maintenant au moins quinze pour cent des combattants. Ils viennent de l’étranger, de partout, et je trouve que la faute revient aux Occidentaux qui ont laissé faire, qui ont laissé le pays sans aide, livré à lui-même sans soutien militaire. D’ailleurs, les ministres français et anglais des affaires étrangères prennent conscience qu’il y a un problème. On ne peut pas rester comme cela, indifférent à ce qui se passe en Syrie, sinon ces groupes islamistes vont aussi prendre de l’ampleur et on risque d’avoir un pays comme la Somalie. C’est insupportable de voir le pays en train d’être détruit.
Qu’est-ce que vous attendez des pays occidentaux ?

– J’aimerais qu’on arrête cette guerre.
Comment ?

– En aidant l’armée libre, en lui donnant les moyens de faire face au régime syrien et terminer cette guerre. On ne veut pas une intervention étrangère, on a assez de combattants en Syrie. Mais on voudrait terminer cette guerre, et cette guerre, malheureusement, ne se terminera qu’en faisant chuter le régime d’Assad.
Mais les Occidentaux ne veulent pas armer les djihadistes.

– Je leur dis : armez les non-djihadistes, armez les laïcs, armez qui vous voulez, mais armez ! Armez les gens qui sont avec vous, armez-les, ne laissez pas ce pays comme cela. Laisser faire signifie qu’il y aura plus de morts et une plus grande démolition du pays. Imaginez que Strasbourg soit démolie à soixante pour cent. C’est horrible pour les gens. Ils n’ont plus d’habitations.
Est-ce qu’une partie de la population syrienne soutient le régime ?

– Oui, ceux qui profitent du régime, ceux qui ont profité, qui participent, qui ne peuvent plus reculer. Le régime essaye aussi d’entraîner avec lui toute la communauté alaouite en lui faisant peur, en disant qu’elle sera massacrée par les sunnites. Mais heureusement, elle n’est pas complètement avec lui. Il y a beaucoup d’opposants alaouites. Mais il y a aussi une erreur de la part de la résistance, c’est vrai, il faut le dire : c’est de ne pas assez rassurer cette communauté.

L’association Alsace-Syrie appelle à un rassemblement aujourd’hui de 17 h à 19 h 30, place Kléber à Strasbourg, en solidarité avec le peuple syrien à l’occasion du deuxième anniversaire de la guerre en Syrie.

par Recueilli par Olivier Claudon, publiée le 15/03/2013 à 05:00

 Le proviseur du lycée Le Corbusier d’Illkirch-Graffenstaden critique des médias

A la suite de la publication le 6 février d’un papier sur un vol à l’arraché, le proviseur du lycée mentionné a demandé et obtenu une précision de la part des Dernières Nouvelles d’Alsace.

Je m’étonne qu’une communauté scolaire accueillant 1350 élèves, 610 apprentis et 360 adultes puisse être citée alors qu’elle est étrangère à cette affaire. Je n’ai jamais remarqué que quand des adultes étaient impliqués dans des affaires pénales, leurs employeurs étaient systématiquement désignés.

En effet, mais cette pratique du Journal est assez fréquente lorsque des faits divers concernent des personnes de nationalité étrangère, alors même que ne sont pas marqués “Alsaciens” ou “Français” les autres…

Lu dans le Chournal

par A.P., publié le 06/02/2013 à 05:00

Illkirch-Graffenstaden Vol à l’arraché Une femme de 86 ans hospitalisée

Une femme de 86 ans est actuellement hospitalisée à Illkirch-Graffenstaden à la suite du vol à l’arraché de son sac à main jeudi dernier. Quatre mineurs ont été interpellés. Trois d’entre eux sont toujours en garde à vue.

Selon les policiers de la sûreté départementale, les images du centre de supervision vidéo (CSV) sont impressionnantes. Lorsque l’agresseur s’empare de son sac, la victime qui se trouve à l’arrêt de tramway Lixenbuhl est projetée en l’air. Elle chute ensuite lourdement au sol.

Souffrant de fractures à l’épaule et à la pommette, l’octogénaire a été transportée au centre de traumatologie et d’orthopédie d’Illkirch-Graffenstaden, où elle est toujours hospitalisée. Dix jours d’incapacité totale de travail lui ont d’ores et déjà été délivrés.

Un butin de 30 euros

Grâce aux caméras, les enquêteurs ont rapidement pu identifier un groupe de trois jeunes gens présents lors de l’agression. Interpellés et interrogés, ils ont livré le nom du voleur qui était avec eux. Ce dernier a été appréhendé lundi.

Âgés de 16 à 17 ans, les quatre adolescents sont scolarisés au lycée Le Corbusier d’Illkirch-Graffenstaden. L’un d’entre eux a été mis hors de cause et remis en liberté.

Les trois autres étaient encore hier soir en garde à vue dans les locaux de l’hôtel de police de Strasbourg.

L’auteur des faits aurait agi par manque d’argent après avoir été encouragé par l’un de ses camarades. Le troisième aurait récupéré le butin de 30 euros.

Tous trois doivent être déférés aujourd’hui devant le parquet des mineurs.
par A.P., publié le 06/02/2013 à 05:00

 Mutualisation dans le groupe EBRA: vers une PravdaLucas?

pravda

Les effets de la mutualisation dans le groupe EBRA se font de plus en plus sentir dans la Presse quotidienne régionale.

Un bureau parisien du groupe, de 15 journalistes, alimente les quotidiens de Michel Lucas, patron d’EBRA et du Crédit Mutuel.

L’avantage, selon un journaliste des DNA, c’est que ces quotidiens ne se contentent plus de publier, sans signature, les dépêches de l’Agence France Presse. L’inconvénient, selon l’ Acrimédienne Feuille de chou, c’est qu’à terme, les mêmes articles se trouveront dans tous les quotidiens du groupe.

Une nouvelle Pravda serait-elle en formation?

Exemple, ce matin, dans les Dernières Nouvelles d’Alsace et L’Alsace.

Patrick Fluckiger signe le papier sur la prise d’otage dans le sud algérien. Même texte dans les DNA et L’Alsace. Sauf le titre qui, dans les DNA dit: “L’assaut vire au drame“, et dans L’Alsace: “L’assaut de l’armée vire à la tragédie“!

Les lecteurs ne s’apercevront de rien, car, à l’exception de quelques Acrimédiens et autres observateurs critiques des médias, qui donc va lire, le même jour, deux quotidiens “alsaciens” du même groupe la même journée?

Alors, “tragédie” ou “drame“?

Heureusement, la langue française est riche…

On espère que le patron a acheté un gros stock de dictionnaires des synonymes!

Cependant, ces termes ne sont pas vraiment synonymes, sauf peut-être dans les médias dominants.

Poussant l’abnégation jusqu’à ses limites extrêmes, par pure conscience “professionnelle”, on a été consulter, comme ça au hasard, -merci la toile- Le Progrès de Lyon.

Et là, sans surprise, le même papier signé du même Patrick Fluckiger, doué, merci patron, d’ubiquité. Son salaire a-t-il été augmenté? Touche-t-il des royalties?

Cependant, petite variante dans le titrage du “Progès”: ” L’assaut de l’armée algérienne à In Amenas vire à la tragédie “.

C’est pas beau, ça?

Allez, un dernier pour la route?
Vosges Matin, quasi mallarméen: “L’assaut sur In Amenas” est titré le même article de Patrick Fluckiger.

Suggérons à nos lecteurs d’aller, dans chacune des régions desservies par la PravdaLucas, collationner les autres variantes…

 Dénoncer “le Parti sioniste” expose à des injures mais aussi à des encouragements.

Sur le site Boulevard Voltaire, site “chic” d’une droite extrême, où on rencontre l’inénarrable avocat Goldnadel, Rayski, Ménard, Lugan et autres super sionistes ou fascistes, José Meidinger a publié un papier intitulé Le Parti sioniste

On verra ci-dessous la volée d’insultes qu’il a reçues, mais aussi des encouragements.

http://www.bvoltaire.fr/josemeidinger/le-parti-sioniste-veille-au-grain,5442

Florilège de réactions sionistes….

Sabine Eyal
vous puez,meidinger,et vous faites honte à votre profession

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 Les Dernières Nouvelles d’Alsace deviendraient-elles régionalistes ou autonomistes?

Bien sûr que non, mais c’est la Une des DNA de ce 7 décembre qui nous a inspiré cette question, ainsi que le contenu de l’article signé par le très alsacien Jacques Fortier, toujours en première ligne, comme les dirigeants de l’ Institut du Droit Local pour la défense de ce droit alsacien-mosellan particulariste pris en bloc.

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