Résolutions de l’ONU non respectées par Israël

apartheid: boycott mehadrin

http://www.monde-diplomatique.fr/2009/02/A/16775
Saint Valentin

Le 14 février 2013 : la Saint Valentin : N’achetez pas les fleurs de l’occupation ! A l’occasion de la Saint-Valentin, Israël, 3ème producteur mondial de roses, a affrété une vingtaine d’avions cargo spéciaux afin de livrer quelque 50 millions de fleurs, vers l’Union Européenne. Ces lots arrivent dans la nuit à la bourse aux fleurs aux Pays Bas d’où elles repartent étiquetées « origine : Pays Bas » ou « Benelux ». – Ces fleurs proviennent en partie des colonies illégalement installées sur les terres palestiniennes. Ce sont des produits issus du vol des terres et du déni de l’autre. A la Saint Valentin ne dites pas je t’aime avec des fleurs de la violence. Israël occupe et colonise la Palestine : JE boycotte !

D’autres textes et informations sur le site de nos ami(e)s luxembourgeois
http://www.paixjuste.lu/

 L’Etat d’Israël continue de se mettre hors de la communauté internationale : quelles conséquences pour l’ensemble du « peuple des Nations » ?

L’Etat d’Israël continue de se mettre hors de la communauté internationale : quelles conséquences pour l’ensemble du « peuple des Nations » ?

Mireille Fanon-Mendes-France

Fondation Frantz Fanon
http://frantzfanonfoundation-fondationfrantzfanon.com/

Le 29 janvier dernier, l’Etat d’Israël ne s’est pas présenté à son deuxième Examen[1] Périodique Universel lors de la 15e session[2] du Conseil des droits de l’Homme[3]. Craignait-il les recommandations contenues dans le rapport d’Amnesty International[4] ?

Les 193 membres de la communauté internationale ont l’obligation de se présenter tous les 4 ans à l’EPU qui est « l’un des piliers sur lequel s’appuie le Conseil des droits de l’homme pour rappeler aux Etats leur responsabilité (…) de respecter pleinement et de mettre en œuvre tous les droits de l’homme et libertés fondamentales. L’objectif ultime de l’EPU est d’examiner et d’améliorer la situation des droits de l’homme dans tous les pays et de traiter des violations des droits de l’homme, où qu’elles se produisent[5] ». L’EPU a été pensé pour « (…) promote the universality, interdependence, indivisibility and interrelatedness of all human rights; be a cooperative mechanism based on objective and reliable information and on interactive dialogue and ensure universal coverage and equal treatment of all State (…)[6]”.

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 Israël doit cesser la colonisation, selon un rapport de l’ONU

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La colonie juive de Har Homa, à Jérusalem-Est (archives) Photo : AFP/YUVAL NADEL

Un rapport d’experts indépendants commandé par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies demande à Israël de mettre un terme immédiat à la colonisation dans les territoires palestiniens occupés et le retrait progressif de tous les colons.

Le rapport, remis jeudi au Conseil des droits de l’homme, évoque même un éventuel recours à la Cour pénale internationale. « Un nombre important de droits de l’homme des Palestiniens sont violés de manières et de façons diverses en raison de l’existence de ces colonies de peuplement », stipule le rapport.

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 La Palestine à l’ONU: Communiqué du MRAP, suivi de “Ça change quoi pour le peuple palestinien?”

L’ Assemblée Générale des Nations Unies approuve l’admission de la Palestine en tant qu’Etat non membre de l’Organisation :

le MRAP salue cette première victoire de la justice et du droit

Ce 29 novembre 2012, l’Assemblée Générale des Nations Unies, réunie à New-York, a approuvé , à une très grande majorité, ( 138 voix pour, 9 voix contre, 41 abstentions,) la résolution déposée par le Président palestinien Mahmoud Abbas demandant que la Palestine obtienne le statut d’Etat non membre au sein des Nations-Unies.

Le MRAP se réjouit que la France ait voté en faveur de cette résolution.

Ainsi, 65 ans après l’adoption du Plan de partage de la Palestine par l’Assemblée Générale des Nations-Unies, le 29 novembre 1947, l’admission de la Palestine comme État non membre à l’ONU constitue, enfin, un premier pas vers l’édification d’un Etat palestinien souverain, internationalement reconnu.

Le MRAP qui, depuis 1967, proclame «une terre, deux peuples, deux Etats » salue cette première victoire de la justice et du droit. Ce vote réaffirme le droit légitime du peuple palestinien à l’autodétermination et à un Etat indépendant dans les frontières d’avant 1967. Nous savons qu’il ne peut y avoir de paix sans respect du droit. Or, désormais, nous sommes face 2 deux Etats reconnus, dont l’un occupe une partie croissante le du territoire de l’autre. La «communauté internationale» va-t-elle, dans ces conditions, continuer à refuser de prendre ses responsabilités ?

Le chemin vers l’existence d’un État palestinien indépendant et souverain dans les frontières de 1967 avec Jérusalem Est comme capitale, c’est à dire le chemin vers la paix, sera encore long.

Ce 29 novembre est un signe d’espoir pour la poursuite inlassable de notre combat. D’autres étapes restent nécessaires. Le gouvernement français et l’Union Européenne doivent imposer la fin de la colonisation, suspendre la coopération militaire avec Israël, exiger la fin du blocus de Gaza, et la libération des prisonniers palestiniens.

Oui, les négociations doivent reprendre mais il faudra d’abord qu’Israël mette un terme immédiat à sa politique de colonisation, faute de quoi toute tentative de négociation serait vouée à l’échec.

Fidèle à ses engagements, le MRAP solidaire du peuple palestinien et des militants anticoloniaux israéliens, poursuivra, aux cotés de ses partenaires, son combat déterminé pour le droit, la justice et la paix.

Paris le 29 novembre 2012

La Palestine à l’ONU?

Ça change quoi pour le peuple palestinien?

Il y a comme un paradoxe dans cette admission de la Palestine sur un strapontin du genre de celui occupé par le Vatican…Combien de divisions, disait-on à propos du micro Etat pontifical, connu surtout par les collectionneurs de timbres et les numismates entichés d’Euros exotiques.

Cette admission, gagnée d’avance, à l’Assemblée générale, contrairement au Conseil de sécurité où les USA veillent, a d’abord comme effet de faire sortir le “président” de l’Autorité palestinienne du trou noir où la résistance de Gaza l’avait fait sombrer. Rappelons que Mahmoud Abbas, depuis plus de trois ans, usurpe le titre de président, son mandat étant achevé et aucune élection présidentielle n’ayant été organisée.

L’admission de la Palestine ne changera rien à la situation des Palestiniens.

Le blocus de Gaza, s’il est assoupli dans les jours qui viennent, ce sera plus grâce à la résistance des Gazaouis et aux tirs de missiles sur Tel-Aviv et Jérusalem qu’on le devra qu’aux contorsions diplomatiques de Abou Mazen.

La colonisation de la Palestine stoppera-t-elle? Jérusalem cessera-t-elle d’être judaïsée? Les Bédouins du Naqab retrouveront-ils leur liberté? La vallée du Jourdain sera-t-elle rendue à la Palestine? Le mur de l’apartheid sera-t-il détruit? Les pêcheurs de Gaza pourront-ils pêcher au-delà de trois milles sans se faire tirer dessus? Les Palestiniens seront-ils libre de circuler entre leurs bantoustans isolés. Les Palestiniens de Jérusalem pourront-ils en sortir de leur ville et y entrer sans perdre leur carte de résident? Les points de passage autres que Rafah entre Gaza et Israël seront-ils ouverts? Les 600 colons de Hebron cesseront-ils de jeter leurs ordures sur la rue principale de la ville. Leurs enfants arrêteront-ils de jeter des pierres sur les écoliers palestiniens. On pourrait allonger la liste.

Quand tout cela sera acquis,et que sera réaffirmé le droit inaliénable au retour, on se réjouira de l’admission de la Palestine à l’ONU. Encore plus le jour où Mahmoud Abbas déposera devant une juridiction internationale, une plainte pour crimes de guerre et crime contre l’humanité contre les politiciens et les militaires qui dirigent l’État sioniste.

En attendant ce jour béni, poursuivons le Boycott, Désinvestissements, Sanctions contre l’État d’Israël.

 UJFP: Sur la libération des prisonniers Palestiniens


L’ UJFP se félicite de l’accord conclu entre le Hamas et le gouvernement israélien et qui a permis, dans un premier temps, la libération de 477 prisonniers politiques palestiniens contre celle du soldat israélien fait prisonnier – rappelons le – au cours d’une attaque israélienne sur la Bande de Gaza en 2005. Selon cet accord, 550 autres prisonniers palestiniens enfermés dans les geôles israéliennes doivent être libérés d’ici à deux mois.

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 La Palestine à l’ONU ?

Une bataille qui ne doit pas faire oublier l’essentiel.

Le discours vibrant de Mahmoud Abbas à New York lui était sûrement indispensable pour redorer un blason bien terni après des années de soumission à la politique américaine. Mais sur le terrain, rien ne change, au contraire.

La « communauté internationale » et la Palestine.
Si la Palestine se trouve aujourd’hui dans une situation de détresse qui dure, elle le doit largement aux décisions de l’ONU et des grandes puissances. Faut-il rappeler la longue liste de ces décisions ? En 1947-48, il y a consensus pour que le génocide nazi et l’antisémitisme européen soient payés par le peuple palestinien. L’ONU vote une partition très inégale du pays puis reconnaît Israël comme Etat juif sur 78% du territoire palestinien. Dès 1949, Israël viole les conditions de l’armistice qui stipulaient le retour des réfugiés palestiniens, détruit leurs villages et confisque leurs maisons. L’ONU accepte d’avaliser ce nettoyage ethnique et crée l’office des réfugiés (l’UNRWA). 60 ans plus tard, ils sont plus de quatre millions, éparpillés et vivant souvent dans des conditions misérables. La communauté internationale souhaite qu’ils disparaissent et renoncent à leur droit au retour.
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 Faut-il se réjouir de la candidature de la Palestine à l’ONU ?

 

Venant d’un ami de longue date du combat du peuple palestinien, cette question peut sembler paradoxale. Comment ne pas se réjouir de la perspective de voir la Palestine parmi les États membres des Nations-Unies ?

Et pourtant, les objections sont nombreuses.

Jusqu’à maintenant, c’est l’OLP qui se voyait reconnue comme seule représentante du peuple palestinien.

Si la Palestine en tant que telle était reconnue, à supposer qu’elle passe le veto étasunien, qu’en serait-il des Palestiniens de la diaspora, de ceux qui vivent en Israël ?

Que deviendrait le droit au retour reconnu dans une résolution de l’ONU en 1948 ?

Une fois la Palestine reconnue, l’autre État, Israël, serait l’État juif, l’État des Juifs. Ne risque-t-on pas de voir des Liebermann agir pour l’expulsion des Palestiniens d’Israël, dans leur État ? Souhaite-on des États ethniques?

Où serait l’avancée si la Palestine, reconnue aux Nations-Unies, se limitait essentiellement à la Cisjordanie qui elle-même n’est pas entièrement sous le contrôle palestinien dans ses zones B et C, le long du Jourdain, en particulier ?

Qu’en serait-il de Gaza, sous le contrôle, non de l’Autorité palestinienne, mais du Hamas depuis sa victoire aux élections ?

Quelle viabilité pour un État tronçonné en plusieurs parties dont les citoyens ne peuvent circuler librement entre elles sans contrôle israélien?

Quid des 500 000 colons juifs de Cisjordanie?

Et Jérusalem, où la population de colons juifs est en passe d’être plus nombreuse que les locaux palestiniens ?

Que dire d’un État sans souveraineté , sans frontières internationalement reconnues, sans la possibilité de lever une armée, sans espace aérien propre, sans espace maritime à lui, sans sa capitale Jérusalem-Est ?

Les États-Unis et Israël s’opposent pourtant à la reconnaissance de ce nouvel État, en particulier au profit de sempiternelles négociations de paix qui trainent et sans autre résultat que l’affaiblissement du rapport de force pour les droits du peuple palestinien.

Bien sûr, ils veulent éviter que la Palestine reconnue puisse ester à la Cour Pénale Internationale. Ce serait le seul point positif pour le peuple palestinien. Encore que le mur de la honte ait été condamné sans qu’un seul bloc de béton soit détruit.

Alors où serait l’avantage de voir reconnu un État privé de l’essentiel de son territoire, un bantoustan, puisqu’à ce jour, seuls 10 % environ de la Palestine historique sont sous contrôle partiel de Mahmoud Abbas, qui lui-même se maintient depuis deux ans de façon illégitime à son poste.

Plus on y réfléchit, moins on voit l’intérêt de cette reconnaissance onusienne.