Appel des quartiers populaires pour la 6e République !

Nous, les populations des Quartiers Populaires, sommes la première cible des attaques économiques et des politiques d’austérité imposées par les libéraux de tous bords depuis 30 ans.

Nous servons de boucs émissaires à la crise économique et subissons de plein fouet le racisme distillé par le Front National et repris en chœur par l’UMP avec des suites jusque dans la politique du gouvernement PS. Le chômage de masse qui sévit au sein de nos familles est la conséquence de l’avidité des actionnaires mais ce sont nos supposées« origines », « culture » et même « religion » qui déchaînent la violence verbale des médias et de nombreux politiciens.

Aujourd’hui la diversion ne fonctionne plus ! Il est maintenant limpide que ces « belles personnes » de la politique, des médias, de l’industrie et de la finance partagent et défendent les mêmes intérêts : l’argent, le profit pour eux-mêmes et les leurs. Leurs liens avec la finance sont dévoilés au grand jour alors que rien n’est fait pour combattre la fraude et l’évasion fiscale des puissants. Les partis politiques prônant l’économie de marché ont pour moteur le profit individuel. A eux d’assumer la misère qu’ils engendrent ! A nous d’œuvrer pour l’intérêt général, le nôtre !

Marre de ce système ! Marchons pour un grand coup de balai et pour la 6e République ! Ni la couleur de peau, ni la tenue vestimentaire, ni la langue de nos parents ou notre pays d’origine ne sont responsables de la situation économique et politique lamentable du pays dont nous portons les dramatiques conséquences. Nos Quartiers sont depuis 30 ans les laboratoires de la gestion de la misère : contrôle policier, attaques des droits sociaux, destruction des services publics, clientélisme ; et de son exploitation maximum : travail précaire, spéculation immobilière, discriminations.

En première ligne, militant-es et habitant-es des Quartiers nous nous battons quotidiennement pour l’accès aux droits et à l’égalité. Notre colère et notre volonté de renverser les privilèges doivent, plus que jamais, trouver la voie de la construction, de la solidarité et de l’intelligence. Nous voulons faire face à l’individualisme, à la haine de classe et aux stigmatisations religieuses et culturelles.

Nous savons désormais que les dirigeants actuels sont moins aptes que nous à régler les crises économiques et institutionnelles. Nous savons qu’ils ne défendent pas nos vies mais leurs intérêts. Nous sommes révoltés par le mépris et l’arrogance de l’oligarchie quand tous les jours la précarité est le quotidien de millions d’entre-nous.

Il est temps de reprendre la main sur nos vies et d’envisager des destins dignes et humains en devenant acteurs face à ce régime politique en perdition : nous, habitants des Quartiers Populaires, militants politiques, bénévoles d’associations, syndicalistes, acteurs, sportifs et citoyens, appelons à participer à la grande marche citoyenne pour la 6e République. Rejoignez-nous dès le 5 mai 2013 pour agir ensemble et reprendre le pouvoir !

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Autres appels récents:

L’appel de la Fondation Copernic

Appel de jeunes chercheurs pour la 6ème République

L’appel du monde de l’Agriculture à la marche du 5 mai contre l’austérité et la finance et pour la 6ème République

Appel du Front de Gauche Afrique à la grande marche citoyenne du 5 mai pour la VIème République

110 PERSONNALITES QUI MARCHERONT LE 5 MAI

 Luttes ouvrières: chacun pour soi, ou solidarité ouvrière internationale?

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B.A. BA marxiste
Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!

L’article ci-dessous, paru dans la Voix du Nord, et reproduit sur la page fesse-bouc de la CGT-Bridgestone, est la preuve de l’impasse chauvine dans laquelle le syndicalisme comme les partis politiques et des gouvernants se mettent en défendant l’emploi des travailleurs, pays par pays, dans le cadre des États-Nations, au détriment de la nécessaire lutte internationalement organisée des salariés de tous les pays et continents, contre leur ennemi capitaliste, lui-même mondialement organisé.

C’est l’anarchie capitaliste qui fait que l’Europe produit “8 millions de pneus en trop“, car, au lieu que la production soit organisée en fonction des besoins préalablement recensés, elle se fait en fonction du profit espéré. C’est ce phénomène de cycles économiques qui font se succéder, comme si c’était des phénomènes naturels, des phases de récession, et des phases d’expansion de la production.

Les capitalistes, à la recherche du profit maximum, délocalisent vers des pays où le salaire est le plus bas, licencient ailleurs ou ferment des usines.

Quand La Voix du Nord se réjouit en écrivant :
La fermeture de l’usine de Bari a rassuré les salariés béthunois.“, il serait contre-producteur que les salariés béthunois, en concluent que c’est “leur emploi”, d’abord, qui doit être défendu contre celui de leur camarades russes, vietnamiens et hongrois.

On ne peut sortir de ce piège nationaliste qui oppose les travailleurs les uns aux autres (ce qui, entre parenthèses, est contenu dans la prétendue “patrie citoyenne” de Mélenchon et du Front de gauche) entre pays différents et concurrentiels, qu’en posant la question de la planification internationale de la production en fonction d’un calcul rationnel des besoins, contre la loi du profit maximum, ce qui suppose tout simplement l’expropriation des propriétaires capitalistes de toute la branche!

Inquiétude grandissante à Bridgestone

Publié le 25/04/2013

Par La Voix Du Nord

« Bridgestone est frappé de plein fouet par la crise de l’automobile il livre quelques chiffres : 8 millions de pneus en trop en Europe, et 45 jours de production en moins dans le site béthunois jusqu’à la fin de l’année. Conséquences : ralentissements de la production journalière et des journées de chômage partiel.

La fermeture de l’usine de Bari a rassuré les salariés béthunois. Soulagement de courte durée. Une nouvelle entreprise est annoncée. « Le groupe nous a appris il y a huit jours l’ouverture d’une usine en Russie, à 900 km au sud-est de Moscou. Elle produira des pneus neige, ce qu’on fait à Béthune, surtout depuis deux ans, mais ces pneus, cloutables, seront spécialement conçus pour les Russes. Béthune ne devrait donc pas être inquiétée mais on est méfiant. » Christian Antoniewicz évoque l’usine en Hongrie qui va augmenter sa production journalière de 12 000 pneus en 2016 et l’usine au Vietnam qui va être opérationnelle en 2014 avec 24 000 pneus par jour destinés au marché asiatique.

Deux alternatives (sic) se présentent : adapter l’effectif au volume ou augmenter la production quotidienne pour conserver les 1 200 emplois du site béthunois. « Nous n’accepterons pas un plan d’austérité, annonce le délégué CFTC. On ne touche pas aux salaires, aux acquis et aux conditions de travail. Ce n’est pas encore le sujet mais on craint de devoir y passer. »

Note:
La CGT se moque à juste titre du délégué CFTC qui fait mine de défendre les travailleurs alors que sa centrale a signé le désastreux ANI qui organise la précarité…

 Margaret Thatcher a vécu plus longtemps que les grévistes de la faim de l’IRA

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Ken Loach sur Thatcher : “Privatisons ses obsèques !”:

Margaret Thatcher fut le premier ministre le plus diviseur et destructeur des temps modernes : chômage de masse, fermeture d’usines, des communautés détruites, voilà son héritage. Elle était une combattante et son ennemi était la classe ouvrière britannique. Ses victoires, elle les a obtenues grâce à l’aide des figures politiquement corrompues du Parti travailliste et de nombreux syndicats.

C’est à cause des politiques mises en place par elle que nous sommes aujourd’hui dans cette situation. D’autres Premiers ministres ont suivi son exemple, notamment Tony Blair. Elle a tiré les ficelles, il fut sa marionnette. Souvenez-vous qu’elle a qualifié Mandela de terroriste et qu’elle a pris le thé avec Pinochet, ce tortionnaire et assassin. Comment lui rendre hommage ? En privatisant ses obsèques. Faisons jouer la concurrence et allons au moins offrant. C’est ce qu’elle aurait fait.

Ken Loach

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20130408.OBS7193/ken-loach-sur-thatcher-privatisons-ses-obseques.html

Margaret est morte : 10 chansons anti-Thatcher

http://www.lesinrocks.com/2013/04/08/musique/margaret-est-morte-10-chansons-anti-thatcher-11382768/

 Collectif des précaires des chômeuses et des chômeurs de Strasbourg

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Ne restez pas seul-e-s ! Défendez-vous, défendons-nous!

Un homme s’immole par le feu devant Pôle Emploi à Nantes

Cet acte terrible est le témoignage d’un désarroi incommensurable et d’une profonde douleur. Ce terrible drame est un drame social, c’est notre drame. Le problème du chômage que l’on retranche dans la sphère individuelle et intime est de nature économique et doit être traité collectivement. La fin des droits d’allocation de chômage, la mise au RSA, l’impossibilité d’avoir un dialogue sain avec les institutions qui gèrent ces situations, la déchéance financière et sociale… tous ces facteurs cumulés construisent des drames matériels, relationnels, psychiques et finissent par atteindre les personnes dans leur chair.

Ne laissons pas l’économie du profit d’un petit nombre régir les vies des peuples et les détruire! Nous payons trop cher les tributs de la crise d’un système économique qui ne met pas la vie, l’émancipation et la liberté des êtres en somme, la société, au centre de ses préoccupations. Ce système est antisocial et inhumain il nous divise et nous isole. Soyons ensemble une force de lutte trouvons la force d’imposer nos intérêts! Rassemblons-nous! La détermination et la volonté d’en finir avec tout ça faisons-en un force collective!

Rejoignez le collectif des précaires des chômeuses et des chômeurs de Strasbourg et ensemble luttons!
Collectif Précaires, Chômeuses et Chômeurs de Strasbourg
Permanences les lundis de 15h à 18h30 3ème étage
1, rue Sédillot (Chez Solidaires Alsace)
67000 Strasbourg
http://ccp67.overblog.com

———————————————–

Communiqué de l’union syndicale Solidaires

La mort du chômeur de 43 ans, privé de tout revenu, devant les locaux de l’agence Pôle Emploi de Nantes-Est vient allonger la longue liste des suicides des personnes laissées pour compte et des salariés-es victimes du stress au travail. Nous exprimons notre soutien à ses proches. Nous exprimons aussi notre soutien aux agents confrontés à ce drame social dont ils ne sont pas responsables.

Il y en assez de cette société fondée sur la course à la rentabilité, sur le démantèlement de la protection sociale, et sur l’insécurité sociale généralisée.

Il y en a assez des politiques de régression sociale, de réduction des droits des chômeurs et des discours réactionnaires de stigmatisation des victimes de la crise.

Il y en a assez de la destruction des principes de solidarité du système social et des moyens des services publics.

Avec l’ensemble des agents de Pôle Emploi et des associations de chômeurs-euses, nous exigeons un système d’indemnisation permettant de vivre dignement, la suppression du système arbitraire de contrôle et de radiation, le retour à un véritable service public de l’emploi.

 

 He comes the sun! (Ya llega el sol !)

L’Espagne résiste dignement aux conséquences désastreuses et parfois homicides des politiques “austéritaires” (austérité-autoritaire…) européennes mises en place par leurs gouvernements succéssifs.

La méthode et stratégie de résistance la plus remarquable est une “solidarité joyeuse” indéfectible qui consiste à afficher publiquement une “joie de vivre ensemble” par des manifestations chantantes, des rassemblements dansants, des flash mob musicaux…, afin de renverser le rapport de force entre l’image des officiels et des médias (hyper-normalisée, austère, confite, moribonde et marchant sur la tête), et l’image que le peuple espagnol veut donner de lui: vivant, plein de bon sens et marchant sur ses deux jambes!

2 exemples en vidéo:

Un flash mob « here comes the sun » dans une agence espagnole pour l’emploi (en Espagne, le chômage touche 25% de la population active…).

 

Le mouvement de protestation contre le sauvetage à coups de milliards publics de la banque en difficultés Bankia alors que le pays est plongé dans l’austérité, provoque des formes originales d’« occupation ». Ici, à Séville, le 17 mai 2012, des protestataires se sont livrés à une démonstration de flamenco dans une succursale de Bankia, durant laquelle un chanteur accompagné de danseuses ont mis en scène une chanson intitulée « Bankia, pulmones y branquias »:

 

 Interdire les pétards, ou les licenciements?

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Le bilan de la nuit du réveillon est lourd en Alsace, deux morts, un troisième jeune homme dans le coma, des dizaines de blessés et le lot désormais “traditionnel” de voitures brûlées.
Les autorités sonnent l’alarme, les médias font couler l’encre, des élus saisissent le flic en chef, Valls, d’autres élucubrent une interdiction généralisée, illégale eu égard aux libertés, et heurtant de front une tradition alémanique ancienne.
Ces morts, ces blessés sont de trop, mais n’y a-t-il pas quelque chose de suspect dans cette médiatisation à outrance d’accidents, évitables avec quelques règles de sécurité, inscrits au calendrier aussi sûrement que les carnavals rhénans? Va-t-on encore supprimer les quelques libertés qui n’ont pas encore été confisquées?
Souhaitez-vous vivre dans le monde aseptisé, et super-fliqué qu’ILS nous destinent?
Pourquoi ces cris d’orfraie qu’on n’entend pas pour les accidents du travail bien plus nombreux, qui ne font qu’exceptionnellement la une des journaux? Le gouvernement, les élus n’ont-ils rien de plus urgent à traiter que ces accidents du loisir? La misère qui s’étend, les licenciements, le chômage, le racisme, la xénophobie, la guerre d’Assad contre son peuple, le sociocide des Palestiniens, font-ils l’objet de tant de sollicitude? Et si, au lieu de condamner les lampistes, quelques jeunes ramassés au hasard des charges policières, dans les quartiers dits sensibles, pour masquer le chômage de masse de la jeunesse, la désespérance d’une situation où des gens qui travaillent vivent dans la rue, pour ne pas parler des demandeurs d’asile ou des Roms dans leurs bidonvilles, on commençait à parler des vrais problèmes et à combattre le capitalisme et ses méfaits qui nous mènent tout droit à une catastrophe annoncée sinon au retour de la guerre portée par les nationalismes de la libre concurrence des marchés et de la finance sans loi? L’année 2013, en France, en Europe, dans le monde sera plus terrible que l’année qui vient de s’achever. L’UMPS dévalué, s’ouvre, pour dire les choses en gros, la course de vitesse de l’alternative Le Pen/Mélenchon, avec un retard du second. En attendant mieux…
Bonne année de luttes à toutes et tous!

 Compétitivité, flexibilité à l’ère «hollandiste»

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par Gérard Deneux
A contrecourant

Ce que l’on veut nous faire croire, en brandissant le manque de compétitivité dont souffrirait l’économie française face à ses concurrents, consiste à faire admettre le besoin d’allègement massif des «charges» sociales (voir encart «Rappel») que subirait le patronat ainsi que la nécessaire suppression des contraintes réglementaires qui l’empêcheraient de s’adapter à la concurrence : la flexibilité des salariés serait donc requise pour mieux s’ajuster à la demande. Derrière cette novlangue il y a la réalité d’une stratégie dite de croissance partagée par les gouvernants. De Sarko à Hollande rien de changé fondamentalement. Quand l’un jurait qu’il allait «chercher la croissance avec les dents» le suivant promet qu’il «va redonner des chances à la croissance». Tous les deux brandissent les mêmes recettes : réduction des dépenses de l’Etat, donc des services publics et diminution des charges et contraintes qui pèseraient sur le capital. Sauf que la majorité dite de gauche entend aller plus loin et taper plus fort que Sarko sous la pression de Merkel, de la Troïka et la menace des marchés. Pour démontrer la supercherie de cette construction rhétorique, il convient d’abord de saisir la réalité qui réside derrière les mots compétitivité, flexibilité afin d’en souligner la logique antisociale.

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 Les Saoudiennes tracées électroniquement lors de leurs voyages à l’étranger


Les Saoudiennes tracées électroniquement lors de leurs voyages à l’étranger

Par: rédaction
21/11/12 – 12h38 Source: afp.com

Privées du droit de conduire et de voyager sans autorisation, les Saoudiennes
sont désormais soumises à une nouvelle mesure de contrôle avec un système
électronique mis en place par les autorités avertissant leur famille dès
qu’elles quittent le royaume.

Depuis la semaine dernière, le “gardien” de la femme saoudienne –père,
époux, frère ou tuteur– reçoit sur son téléphone un message SMS l’informant
que la femme placée sous sa garde légale a franchi les frontières du royaume,
même si elle voyage en sa compagnie.

C’est la militante Manal al-Chérif, icône de la campagne pour obtenir le droit
des femmes à conduire qui a relayé l’information sur Twitter, après avoir été
alertée par un couple. L’époux, qui voyageait pourtant en compagnie de sa
femme, a reçu un message par SMS des services de l’émigration, l’informant que
son épouse “a quitté l’aéroport international de Ryad”.

“Les autorités ont recours à la technologie pour surveiller les femmes”,
déplore la romancière et éditorialiste Badriya al-Bichr, dénonçant “l’état
d’esclavage dans lequel est maintenue la femme saoudienne”.

Les femmes n’ont pas le droit de quitter le royaume sans une autorisation de
leur “gardien”, qui peut être son propre fils pour une veuve ou une divorcée,
et doivent produire à l’aéroport ou aux frontières du royaume une “feuille
jaune” signée par ce dernier servant d’autorisation de voyager.

Cette nouvelle décision a été violemment dénoncée sur Twitter, rare bulle de
liberté dans le royaume. “Qu’ils nous passent les menottes, tant qu’ils y
sont”, affirme une femme. “Il ne reste plus qu’à équiper nos femmes d’une puce
électronique, pour qu’on puisse suivre tous leurs déplacements!”, ironise un
homme.

“La technologie au service d’une mentalité arriérée”
“C’est la technologie au service d’une mentalité arriérée. Ils veulent garder
les femmes prisonnières”, estime de son côté Badriya al-Bichr, qui a dénoncé
dans ses romans l’état de servitude des Saoudiennes, estimant que “le
gouvernement ferait mieux de s’occuper des femmes soumises à la violence
familiale”.

Le royaume applique une interprétation rigoriste de l’islam et il s’agit du
seul pays au monde où les femmes n’ont pas le droit de conduire. Des
militantes avaient lancé en juin 2011 une campagne pour braver cette
interdiction, et avaient adressé une pétition au roi, mais sans obtenir gain
de cause.

Le roi Abdallah, un prudent réformateur, a accordé le droit de vote aux femmes
à partir des prochaines élections municipales en 2015 et allégé la pression de
la terrible police religieuse, qui traque les femmes qui ne sont pas dûment
voilées ou les couples non mariés.

Pour la militante libérale Souad Al-Chammari, c’est “l’establishment
religieux” qui fait pression pour maintenir les restrictions sur les femmes,
“traitées comme des mineures toute leur vie, même si elles occupent des postes
élevés”. Elle estime “qu’il ne peut y avoir de véritables réformes en Arabie
saoudite sans changer le statut de la femme et lui accorder l’égalité avec les
hommes”.

Outre les restrictions sur leurs déplacements, les femmes sont obligées de
sortir voilées, qu’elles soient Saoudiennes ou étrangères. L’interdiction de
la mixité rend en outre difficile l’accès des femmes à plusieurs métiers et
cette situation fait que le taux de chômage dépasse les 30% parmi les
Saoudiennes selon une étude officielle, alors que le royaume fait appel à
quelque huit millions de travailleurs étrangers.

En octobre, la presse locale avait rapporté une directive du ministère de la
Justice selon laquelle les avocates seraient autorisées à plaider devant les
tribunaux dès le mois de novembre. Dans cette directive, le ministère
demandait aux tribunaux de permettre aux avocates, détentrices d’un diplôme en
droit et ayant effectué un stage de trois ans dans un cabinet de droit, de
plaider devant eux, mais cette annonce est restée lettre morte.