“Ce qui n’est pas dans le Journal unique [ DNAlsace] ni Rue 89 Strasbourg est dans la Feuille de chou

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Je l’ai lu dans le Journal“, entend-on souvent dire, ce qui signifie non seulement que l’information s’y trouvait, mais aussi, implicitement, que la chose a eu lieu, dans le monde réel.
Par conséquent, même si ce n’est pas explicite, ce qui n’est pas dans le Journal, ou sur les écrans, de BFMTV, par exemple, le France Info de l’image, n’a pas du tout existé.

Ainsi, pour eux qui lisent les Dernières Nouvelles d’Alsace, ce mercredi 13 mars 2013, il n’y a eu qu’une “seule contestation notable à la visite du président israélien au Parlement européen hier“.

Voici ce qu’on peut lire en page 6 du premier cahier des DNA:

Sous la pluie qui arrosait Strasbourg hier, la banderole avait du mal à tenir debout. Et donnait bien du fil à retordre à la poignée de militants qui comptait accueillir Shimon Peres avec un « Free Palestine » (« Libérez la Palestine » ou « Palestine libre ») de 15 mètres de long.

Une banderole mouillée. Seule contestation notable à la visite du président israélien au Parlement européen hier.”

Et la Feuille de chou vous offre même la photo de l’action que les DNA ne montrent pas:

flashmob anti Pérès

flashmob anti Pérès

Bien entendu, on ne saurait en rendre responsable Anne-Camille Beckelynck, la correspondante des DNA dans l’hémicycle azuré. Elle était à l’intérieur du Parlement et ne peut être au four et au moulin.

Mais, qu’on sache, les DNA sont une grosse entreprise de presse, où les journalistes et autres photographes se comptent par dizaines.

Pourtant, contrairement à France 3 Alsace qui s’est rendue place Kléber, à 17h30, et a produit un bref contrepoint aux images de Shimon Pérès au parlement, en filmant les 40 à 50 manifestants dénonçant le criminel de guerre et président israélien, les DNA sont totalement muettes. Pas une ligne, pas une photographie! Un non-événement?

France3 Alsace était présent, le reportage débute à 05’19 : http://pluzz.francetv.fr/videos/jt_1920_alsace_,78702053.html

On attend avec curiosité les explications que les responsables du Journal ne manqueront pas de fournir.

Les DNA qui ont vu “une poignée de militants” n’ont vu ni les deux autres sur place, près des agriculteurs et des moutons, ni la cinquantaine place Kléber en fin de journée.

Dégage, Pérès feuille2chouphoto

Dégage, Pérès feuille2chouphoto

Ni les élu(e)s de la GUE/VN, qui ont eu un certain mal, eux-mêmes, à manifester à l’intérieur du Parlement, leur opposition à la politique israélienne et à Shimon Pérès, ce prix Nobel de la paix qui poursuit la guerre au peuple palestinien.

http://www.flickr.com/photos/guengl/sets/72157632975318653/show/

Cette fois encore, le “jingle” de la Feuille de chou se justifie: “Ce qui n’est pas dans le Journal est dans la Feuille de chou.

Et cette remarque vaut aussi pour Rue 89 Strasbourg tout aussi taiseux.

A quand Rue 93 Strasbourg?

 Le MEDEF revendique l’immunité judiciaire pour les entreprises !

Position critique du SAF sur le projet d’accord présenté par le MEDEF aux syndicats dans le cadre des négociations sur la sécurisation de l’emploi.

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Communiqué du Syndicat des Avocats de France

“Le MEDEF revendique l’immunité judiciaire pour les entreprises !” :

“Ce n’est pas de sécurisation de l’emploi dont il est question à chaque ligne du projet d’accord national interprofessionnel élaboré par le MEDEF.

La sécurisation n’y est conçue qu’au profit des entreprises, pour se prémunir de toute obligation de transparence et de justification, et se constituer une véritable immunité judiciaire.

La revendication n’est pas neuve ; elle a déjà servi de fil rouge à l’ensemble des positions patronales des 15 dernières années et a connu déjà plusieurs succès, avec le mécanisme de la rupture conventionnelle obtenue des partenaires sociaux puis du législateur en 2008, ou la pratique des plans de départs volontaires qui se répand elle aussi sans aucun contrôle judiciaire possible.

 

Mais le MEDEF n’entend pas s’en contenter, et réclame désormais le droit :

 de museler les représentants du personnel en leur imposant la confidentialité sur les informations qu’ils reçoivent, et des délais préfix pour entendre leur expert et rendre leur avis ; 

 de subordonner le maintien du CDI à la réalisation d’un projet, transformant ainsi le CDI en CDD ; 

 de licencier sans avoir à justifier d’un motif économique le salarié qui aura refusé une modification de son poste ou de son lieu de travail dans le cadre d’une réorganisation, et de s’exonérer par là même de toute mise en place d’un plan de sauvegarde de l’emploi et des règles encadrant le licenciement économique ; 

 de licencier sans contrôle les salariés refusant les modifications de leur rémunération ou de leur temps de travail issues des accords dits « de maintien dans l’emploi », en se libérant là aussi de toutes les règles propres au licenciement pour motif économique ; 

 lorsque l’obligation de mettre en oeuvre un plan de sauvegarde de l’emploi n’aura pu être contournée, de s’affranchir par accord collectif de toutes les règles encadrant sa présentation, ou de se prémunir de tout contrôle judiciaire sur ce plan par le jeu d’une homologation de l’administration du travail pouvant être simplement implicite ;

 de se prémunir de toute contestation quant à la validité ou la justification de leurs décisions, en tous domaines, en cas de violation des règles de procédure et de formalisme édictées par le code du travail pour encadrer le pouvoir de décision des employeurs (Exit la requalification de nombre de CDD pour absence de motif, exit la requalification des temps partiels pour absence de fixation de l’horaire, exit la nullité des licenciements économiques pour défaut de plan social, exit les garanties procédurales conventionnelles spécifiques, etc…) ; 

 de compenser a posteriori l’indigence de la motivation des lettres de licenciement ;- de plafonner le risque financier des litiges par une barémisation des indemnités en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse ;

 d’échapper encore et enfin à tout contrôle judiciaire et risque de sanction par des délais de prescription exceptionnellement brefs.

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 Une fissure dans le droit local d’Alsace-Moselle

UNE FISSURE A ELARGIR VERS LA LEGISLATION LOCALE NON-LAÏQUE.

C’est Noël, une fois n’est pas coutume, le Conseil constitutionnel vient de faire un cadeau aux partisans d’une évolution du droit local vers une harmonisation avec le droit général. Ce n’est qu’un début, mais il peut amorcer cette évolution.

Pour la première fois, le Conseil constitutionnel a sanctionné, sur le fond, une disposition de droit local, encore en usage en Alsace et Moselle, en matière de corporations, en la déclarant inconstitutionnelle.
Jusqu’à présent, en matière de droit local, le Conseil constitutionnel reprenait la jurisprudence du Conseil d’Etat et se contentait de juger sur la forme (existences des lois de prorogation transitoires du droit local “justifiant” les différences de droit) et non sur le fond ( légalité de certains aspects du droit local au regard des lois générales et des principes constitutionnels).

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 Du stalinisme au négationnisme: exit Roger Garaudy

A propos de Roger Garaudy
samedi 23 juin 2012 par Alain Gresh

C’est avec un peu de retard que je réagis. Je suis actuellement au Caire et mobilisé par d’autres problèmes plus importants. Pourtant, la mort de Roger Garaudy suscite plus de commentaires dans le monde arabe qu’ailleurs, nombre de personnes voyant d’abord en lui un intellectuel qui soutenait la lutte du peuple palestinien et qui avait été condamné pour cela.

Dans une première esquisse du livre Israël-Palestine, vérités sur un conflit, je revenais sur le cas de cet homme. J’ai retrouvé cette « lettre à ma fille » concernant le négationnisme et Garaudy.

Le 21 juin 2012

Pourquoi, malgré toutes les preuves, des gens continuent-ils de douter de l’existence du génocide ? Les « négationnistes » ne sont pas le seul groupe dont les théories résistent à la réalité. Des millions d’Américains croient que le monde et leur gouvernement est infiltré par les extra-terrestres. Depuis une dizaine d’années, certains, dont des scientifiques confirmés, prétendent que le HIV n’est pas à l’origine du sida. Mais les thèses de Robert Faurisson et de ses adeptes s’alimentent de l’antisémitisme traditionnel et, plus récemment, s’ancrent dans la critique radicale de l’Etat d’Israël. Le raisonnement est le suivant : Israël utilise le génocide pour asseoir sa légitimité, donc il faut nier le génocide pour lui ôter sa légitimité. Ces thèses ont connu une nouvelle jeunesse en France et dans le monde arabe avec Roger Garaudy.

Ce nom ne te dit sans doute rien. C’est un vieux monsieur, dont l’itinéraire est pour le moins surprenant : communiste et stalinien dans les années 1950 et 1960, « rénovateur communiste » dans les années 1970, il se convertit d’abord au christianisme puis à l’islam. Des convictions fortes donc, mais peu durables. En 1996, il publie un ouvrage intitulé Les mythes fondateurs de la politique israélienne. En vertu de la loi Gayssot, il est condamné par les tribunaux français pour « contestation de crime contre l’humanité ». De nombreux intellectuels arabes, des Français musulmans, ont vu dans ce jugement un procès en sorcellerie, une preuve de l’influence sioniste en France.

Contrairement à la plupart des membres de la secte des négationnistes, Roger Garaudy se démarque de l’antisémitisme traditionnel. Il dénonce, par exemple, comme un faux, Le Protocole des sages de Sion – et il salue la mémoire des « martyrs du soulèvement du ghetto de Varsovie ». Mais il est mû par une hostilité viscérale à l’Etat d’Israël, hostilité qui l’aveugle et lui vaut ses sympathies dans le monde arabe. Faut-il célébrer Jean-Marie Le Pen parce qu’il dénonce le blocus contre l’Irak, alors qu’il poursuit ses diatribes anti-arabes ?

« Les mythes du XXe siècle », tel est le l’intitulé du troisième chapitre de son livre. L’auteur, qui fut un antifasciste, a-t-il désappris que ce fut le titre d’un classique de l’idéologue nazi Alfred Rosenberg ? « Y a-t-il eu, au cours de la guerre, un “génocide” des juifs ? », s’interroge l’auteur. Non, répond-il ; il ne « s’agit pas de l’anéantissement de tout un peuple » puisque le judaïsme « a connu un essor considérable dans le monde depuis 1945 ». Donc il n’y a pas eu de génocide des Arméniens puisque des Arméniens ont survécu, ni de génocide des Tutsis, ou des Khmers… Avec un tel raisonnement, on pourrait aussi dire que les Palestiniens n’ont pas été expulsés en 1948, puisque certains ont pu demeurer dans leurs foyers…

Hitler était bien sûr hostile aux juifs, continue Roger Garaudy, mais il ne voulait pas les exterminer. La « solution finale » se résume à une déportation vers l’Est, qui s’opéra dans de terribles conditions : marches forcées, famines, privations, épidémies, etc. Il n’y eut donc jamais de machine d’extermination. Et il entame une macabre comptabilité, pour expliquer que les chiffres avancés des victimes ont varié au cours des années. Il est vrai que l’évaluation du nombre de tués à Auschwitz a oscillé : de 4 millions au lendemain de la guerre à 1 million aujourd’hui. Est-ce étonnant ? Connaissait-on vraiment le nombre de morts durant la guerre d’Algérie en 1962 ? On débat encore du nombre de victimes de plusieurs conflits. Mais, dans le cas du génocide des juifs, nous sommes à peu près fixés sur le nombre de morts, près de 6 millions – la moitié dans les chambres à gaz, un million par balle (notamment sur le front de l’Est), les autres ayant péri dans les ghettos et du fait des mauvais traitements, de la sous-alimentation, etc. C’est le résultat d’innombrables travaux dont Roger Garaudy ignore tout.

Son texte se borne à un collage de citations détachées de leur contexte, procédé dont il use enfin pour « démontrer » que les chambres à gaz n’ont jamais existé. Ainsi, au sens propre, Roger Garaudy est un négationniste que rien ne sépare de Robert Faurisson et de tous ses acolytes antisémites. En le condamnant, les autorités françaises en ont fait, aux yeux de certains, une victime. Mais il est regrettable que des intellectuels européens ou arabes aient pu défendre son « droit à l’expression », sans condamner les thèses dont il se fait le propagandiste.

Une critique de la politique israélienne ou même du sionisme n’équivaut pas toutefois à de l’antisémitisme, à du « négationnisme ». Il faut rejeter tout chantage, comme celui qu’exerce Patrick Gaubert, le président de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), dans une tribune du Figaro du 7 juin 2001. Il dénonce la montée des actes antisémites en France et la maladie à l’origine de ces « dangereuses métastases » : « On connaît le mal. L’antisionisme, vaste et fumeuse entreprise intellectuelle et politique – quand elle n’est pas raciste – vise à ne pas reconnaître le droit du peuple juif à retourner sur la terre de ses ancêtres ou, plus concrètement, le droit d’Israël à exister. »

Blog Nouvelles d’Orient

Alain Gresh

 Procès d’un désobéissant: Xavier Renou

Amis désobéissants,

Mon procès se déroule ce mercredi 22 février à partir de 8h45 (mais si vous
n’êtes pas ponctuels ce n’est pas trop grave, venez quand même !) au Tribunal
d’instance de Senlis (60). Votre présence me fera du bien et montrera que le
combat contre le fichier des empreintes génétiques concerne tout le monde…
Grâce à vos soutiens et vos dons, nous avons pu faire traduire les documents
scientifiques et payer nos avocats. Le combat risque cependant d’être long (on
fera appel si les QPC -voir ci-dessous- ne sont pas acceptées et si le
jugement est défavorable), nous avons donc besoin de votre soutien constant et
fidèle : pour soutenir le collectif des désobéissants et le combat contre
l’ADN, il est possible de faire un don en ligne sur notre site ou par chèque à
l’ordre de “Campagne M51″ (envoyer à : Les désobéissants c/o Librairie
Résistance 4 Villa Compoint 75017 Paris). Merci !

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 B.A.C à poubelle !

 

 

Il est environ 23h le 28 décembre, nous nous trouvons sur le parking du nouveau Spar de Saint-Benoît. Ces poubelles ne nous ont jamais trahi sur l’abondance de nourriture, encore tout à fait consommable, qu’elles contiennent. Triste constat du consumérisme ambiant, mais grande réjouissance face à la semaine de survie qu’elles nous offrent.

 

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 Lois mémorielles et clientélisme électoral

par Esther Benbassa, directrice d’études à l’Ecole pratique des hautes études (Sorbonne) et sénatrice Europe Ecologie – les Verts du Val-de-Marne

Le 23 janvier, le Sénat débattra d’une proposition de loi pénalisant la négation du génocide arménien. Présentée par une députée UMP, elle a été votée à l’Assemblée nationale le 22 décembre 2011 par une poignée de députés. La Commission des lois de l’Assemblée avait modifié son intitulé, la répression de la négation du génocide arménien ayant été élargie à celle de la «contestation de l’existence des génocides reconnus par la loi». La première mouture de cette loi avait en fait déjà été votée par l’Assemblée le 12 octobre 2006 mais, transmise au Sénat, elle y était restée lettre morte. De même, une proposition de loi similaire déposée le 5 juillet 2010 au Sénat y avait été rejetée le 4 mai 2011.

 

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 Palestiniens et Israéliens en soutien à la contestation sociale en Israël et contre l’occupation

Quelque 20 partis politiques et mouvements sociaux des deux côtés de la Ligne verte ont publié une déclaration historique en soutien à la protestation sociale qui secoue actuellement Israël et son lien nécessaire avec la lutte contre l’occupation israélienne et les politiques coloniales.

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