Fukushima : le même coup que Tchernobyl ?

Fédération Grand-Est STOP déchets nucléaires

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Communiqué

Mercredi 25 Mai

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Lettre ouverte

à

ANDRA-Soulaines, CLI-Soulaines, ASN

Fukushima : le même coup que Tchernobyl ?

Mesdames, Messieurs,

L’un des très rares laboratoires indépendants en France, la CRIIRAD -que vous connaissez particulièrement pour ses révélations de novembre 2006- vient de rendre public un communiqué au titre évocateur « Tchernobyl bis repetita ? »

Le suivi de la catastrophe de Fukushima par le laboratoire vient de l’amener à faire d’ahurissantes découvertes, synthétisées par elle-même ci-dessous :

La CRIIRAD publie ce jour la carte qui prouve que la France a été contaminée dès le 22 mars 2011 :

1/ les masses d’air contaminé par les rejets radioactifs de la centrale nucléaire de fukushima daiichi sont arrivées 2 jours avant la date indiquée par l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) ;

2/ elles ont affecté les trois quarts de la France (et non pas le seul sommet du Puy-de-Dôme) ;

3/ l’activité de l’iode 131 particulaire était plus de 20 fois supérieure à celle annoncée pour le 24 mars.

Ni l’IRSN, ni les grands exploitants du nucléaire, ne pouvaient l’ignorer. Omission involontaire (mais invraisemblable) ou délibérée… mais dans quel but ?

La CRIIRAD a saisi ce jour, le Premier ministre et le président de l’Autorité de Sûreté Nucléaire d’une demande d’enquête sur la chronologie des faits et les différents niveaux de responsabilités.

A la lecture du communiqué détaillé et argumenté de la CRIIRAD -http://www.criirad.org/actualites/dossier2011/japon_bis/sommaire.html- notre attention a été attirée par le courrier au Premier Ministre, daté de ce mercredi 25 mai.

On peut en effet y lire, en haut de la page 4 :

« (…) Nous vous signalons à cet égard que, le 21 mars 2011, une activité en iode 131 gazeux de 0,98 mBq/m3 a été mesurée par l’Andra sur son site de Soulaines-Dhuys. C’est la seule station concernée (…) »

Dit autrement, le site de déchets nucléaires Andra de Soulaines aurait été le premier à détecter dans l’air la présence d’iode radioactif (absent en temps normal), et ce dès le 21 mars, 3 jours avant les prévisions de l’IRSN.

Une telle information, à priori inédite, soulève de lourdes questions, que nous vous soumettons et auxquelles nous vous demandons réponses :

- cette radioactivité anormale détectée émanait-elle de la poubelle nucléaire Andra ? dans la négative, cet iode était-il dû aux émanations, massives, du complexe atomique de FUKUSHIMA-DAIICHI ? et alors, pourquoi ne dispose-t-on pas de résultats d’autres balises (de la proche centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine, par exemple) ?

- cette élévation de radioactivité dans l’air ambiant ayant été décelée, comment expliquer que le public n’en ait aucunement été informé ? d’autant que chacun-e sait que toute dose de radioactivité augmente les risques sanitaires (cf CIPR-CERI…) ; les riverains de Soulaines n’étant pas rassurés du tout par l’étude -polémique- de l’Institut national de veille sanitaire

- pourquoi la CLI de Soulaines n’a-t-elle pas été destinataire de l’information, elle dont l’un des rôles majeurs est de transmettre

- comment expliquer que les outils dits à la disposition du public ne permettent aucune information ? ni par le Réseau national de mesures de la radioactivité de l’environnement -http://www.mesure-radioactivite.fr/- ni par le site CRITER de l’IRSN – http://criter.irsn.fr/exercice/acteur/ – qui, pour Andra-Soulaines, ne donne des indications qu’à partir… du 21 mars, empêchant ainsi toute comparaison avec les jours précédents (pour rappel, catastrophe de Fukushima : 11 mars)

Alors que se succèdent les révélations sur l’ampleur des mensonges tant de l’exploitant de Fukushima (Tepco) que des autorités nipponnes (état des réacteurs, contaminations…), et que nos dirigeants s’enferrent dans le suicide nucléaire, nous vous enjoignons, Mesdames, Messieurs, de nous apporter réponses au plus vite.

En vous en remerciant

Contacts :

Michel MARIE > 06 66 959 777

Michel GUERITTE > 06 71 06 81 17

 Fukushima au-dessus de nos têtes

RETOMBEES SUR LA FRANCE
Chère adhérente, Cher adhérent,
Les masses d’air contaminé par les rejets de la centrale nucléaire de FUKUSHIMA DAIICHI sont désormais présents sur une grande partie de la France.
Les analyses effectuées par notre laboratoire sur des prélèvements d’air du week-end attestent de la présence d’iode 131 dans l’air de la vallée du Rhône, d’Avignon au sud jusqu’à Péage de Roussillon au Nord (Sud de vienne).
Les niveaux restent heureusement très faibles mais la radioactivité se retrouve évidemment dans l’eau de pluie, voir à ce sujet le communiqué ci-joint.
Il n’y a pas d’inquiétude à avoir pour le moment mais les dépôts vont s’accumuler dans le temps (pendant au minimum 15 jours, probablement plus étant donné la situation au Japon).
Notre laboratoire va donc suivre l’évolution de très près.
Par ailleurs, quand une contamination est d’envergure planétaire, il est très important de pouvoir accéder à toutes les mesures disponibles de façon à anticiper au mieux les risques et les mesures à prendre. Aussi trouvons-nous scandaleux que les résultats de contrôle de l’activité de l’air soient confisqués par les Etats. Si vous partagez notre sentiment, merci d’imprimer, signer et faire signer autour de vous la pétition ci-jointe. Vous avez également la possibilité de la signer en ligne (voici le lien à diffuser autour de vous).
Pour nous suivre sur Twitter, nous vous avions une adresse fausse, merci de noter la nouvelle adresse : https://twitter.com/criirad.
Toute l’équipe vous remercie de votre soutien et du relais de nos informations.
Le Service Adhérents
Marie-Christine Pachoud
CRIIRAD
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 Japon : les scénarios possibles de la bataille de Fukushima

Japon : les scénarios possibles
de la bataille de Fukushima

 

Quelle que soit l’issue de la lutte engagée pour contenir la dégradation des réacteurs, la situation est déjà catastrophique pour le Japon. Si la centrale devenait hors de contrôle, c’est toute la planète qui serait menacée.

Près de deux semaines après la première explosion dans la centrale de Fukushima, ce n’est pas un mais huit réacteurs qui menacent d’échapper à tout contrôle. Du jamais vu dans l’histoire du nucléaire.

Le 28 mars 1979, à Three Mile Island aux Etats-Unis, premier accident grave de l’histoire du nucléaire, un seul réacteur est touché. Six ans plus tard, le 26 avril 1986, à Tchernobyl, jusqu’à présent considérée comme la plus grave catastrophe du nucléaire civil, un seul des quatre réacteurs explose. A Three Mile Island, comme à Tchernobyl, personne n’avaient prévu que le coeur d’un réacteur fondrait.

Aux Etats-Unis, il faudra six ans pour que l’industrie nucléaire reconnaisse les faits. Ce n’est qu’à partir de Tchernobyl que cette dernière se prépare à gérer une catastrophe de cette ampleur. Cela discrètement, derrière les murs de ses institutions, tout en affirmant qu’un nouvel accident est “hautement improbable”, que les centrales nucléaires sont “beaucoup plus sûres” aujourd’hui, qu’elles possèdent toutes une enceinte de confinement, qu’un nouveau Tchernobyl “est impossible”…

Vingt-cinq ans plus tard, la tragédie du Japon prend une fois de plus l’industrie nucléaire à revers : les centrales n’étaient pas conçues pour résister à la puissance des secousses et du tsunami qui vient de ravager le pays. Ce 12 mars 2011, contre toute attente, une première explosion souffle le toit du réacteur numéro 1 de la centrale de Fukushima. Puis celui du numéro 2, du 3, du 4… Les piscines de refroidissement fuient et trois des réacteurs entrent en surchauffe. Gravement endommagés, ils menacent depuis de fondre. Des nuages radioactifs s’échappent dans l’atmosphère.

Jamais un tel scénario n’avait été envisagé : huit réacteurs dégradés qu’il faut absolument refroidir pour éviter non plus un accident grave comme à Three Mile Island, ni une catastrophe comme à Tchernobyl, mais cette fois-ci, un véritable cataclysme nucléaire.

Le risque est réel et il faut agir vite. Mais le tremblement de terre et le tsunami ont détruit les infrastructures, rendant l’accès au site difficile et fragilisant toutes les constructions de la centrale. Alors, comme pour Tchernobyl, des centaines de “liquidateurs”, pompiers, soldats, techniciens, ingénieurs, médecins, mineurs, maçons vont devoir accepter le sacrifice, et affronter ce qu’ils appellent depuis Tchernobyl “l’ennemi invisible”, pour tenter de sauver la région, le Japon, les pays avoisinants…

La bataille de Fukushima vient donc de commencer et elle va durer encore des jours, des semaines, des mois, des années. Premier objectif des liquidateurs : tenter de refroidir les réacteurs. Pour cela, il faut rétablir le courant, activer les pompes, remplir les piscines et noyer le coeur des réacteurs avec des litres et des litres d’eau. Vont-ils y parvenir ? Voici les trois scénarios envisageables.

Scénario 1 : L’accident grave

Les liquidateurs parviennent à rétablir le courant, à remettre les pompes en marche, à remplir les piscines, à refroidir les réacteurs avant qu’ils ne se dégradent davantage. S’ils y parviennent, la contamination de l’environnement se stabilisera. Fukushima surclassera alors Three Mile Island, mais pas Tchernobyl. Depuis cette dernière catastrophe, le scénario de l’accident grave a été étudié de très près par l’Agence internationale de l’énergie atomique et par les instituts et autorités de sûreté nucléaire, principalement en France, l’un des pays les plus nucléarisés de la planète.

La centrale de Fukushima ne sera jamais remise en route. La zone de 20 kilomètres autour de la centrale, soit 600 km2, est inhabitable pour des années. L’eau potable et tous les aliments devront être systématiquement contrôlés pendant des années. Il faudra également continuer à refroidir et surveiller le coeur des réacteurs endommagés avant de pouvoir les neutraliser. Fukushima deviendra une gigantesque poubelle nucléaire à ciel ouvert… Le taux de cancers des populations vivant dans les territoires contaminés augmentera. La région sera boudée par les entreprises qui préféreront s’installer ailleurs. Ses produits ne se vendront plus et elle connaîtra une sérieuse récession économique. Le coût d’un accident nucléaire grave se compte en milliards d’euros !

Scénario 2 : La catastrophe nucléaire

Malgré un travail acharné, au prix de leur santé et pour certains, de leur vie, les liquidateurs parviennent à rétablir l’électricité, faire fonctionner certaines pompes, à réinjecter de l’eau, à remplir partiellement les piscines, mais ils ne parviennent pas à refroidir un des huit réacteurs.

La dégradation du coeur se poursuit. Il fond de plus en plus et atteint ce que les scientifiques appellent le seuil de criticité. La réaction en chaîne se déclenche et échappe à tout contrôle. Une lave appelée corium, un mélange incandescent de plus de trois mille degrés composé d’uranium fondu et de tous les éléments de la structure, coule au fond de la cuve du réacteur. Très corrosive, elle menace de s’enfoncer dans le sol, vers les nappes phréatiques, contaminant tout sur son passage et projetant de très importantes quantités de produits radioactifs dans l’atmosphère. Emportés par les vents, ils forment un nuage. Rabattus au sol par les pluies, ils menacent non seulement de contaminer gravement le territoire japonais, toute sa chaîne alimentaire, mais aussi les pays voisins, comme la Chine, la Russie. Puis en fonction des vents, des précipitations, et du taux de contamination, l’Amérique et les autres continents.

Comme pour Tchernobyl, les victimes se compteront alors par milliers. Comme en Ukraine, en Russie et en Biélorussie, des millions de Japonais devront apprendre à vivre dans des territoires contaminés. Le nombre de cancers augmentera, l’espérance de vie chutera. Et toute l’économie japonaise sera très lourdement affectée pour les décennies à venir : pendant vingt ans, la catastrophe de Tchernobyl a par exemple coûté à la Biélorussie plus de 15 % de son PIB !

Scénario 3 : Le cataclysme

Les liquidateurs parviennent à réinjecter de l’eau, mais des paramètres inconnus font irruption. Par exemple : le sel de l’eau de mer utilisée pour refroidir les réacteurs se cristallise et se combine au bore, produit injecté pour tenter bloquer la réaction nucléaire. Ensemble, ils forment une croûte qui peut provoquer des phénomènes jamais étudiés par les scientifiques. Il faut improviser en permanence. La radioactivité est telle qu’il devient de plus en plus difficile de travailler.

Alors ce n’est pas un seul réacteur qui peut échapper à tout contrôle et entrer en fusion, mais deux, voire trois, quatre… huit ? Le monde connaîtra alors un cataclysme nucléaire sans précédent. Pas un continent ne sera épargné et les conséquences sont tout juste imaginables… Nous n’en sommes heureusement pas encore là. Les solutions existent. Les liquidateurs, ingénieurs, scientifiques nucléaires travaillent partout pour éviter le pire.

Cette épée de Damoclès nous oblige à accepter humblement que l’accident nucléaire est toujours possible, même dans les pays technologiquement et industriellement les plus avancés. Cette menace rend obligatoire la vérification de toutes les installations de centrales nucléaires existantes, à en fermer certaines ; à repenser le nucléaire en se gardant de toute euphorie commerciale.

Les souffrances qu’engendrent ces événements dramatiques nous forcent à repenser la “nécessité” de l’énergie nucléaire : elle n’est ni propre, ni renouvelable comme certains essaient de nous le faire croire, comme Areva dans sa dernière publicité.

Un risque de cataclysme nucléaire qui nous amène aussi à repenser la notion même de progrès…

Thomas Johnson

24/03/2011


 Fukushima: « On est les plus sûrs ! »

Chronique – Roland Pfefferkorn – La Marseillaise – jeudi 24 mars

« On est les plus sûrs ! »

« Si on a perdu des marchés et des appels d’offres, c’est parce qu’on est les plus chers. Et si on est les plus chers, c’est parce qu’on est les plus sûrs ! (…) L’EPR, je connais bien le chantier, j’y suis allé plusieurs fois. Je suis désolé de dire ça, mais on a la double coque ! Le principe de la double coque, c’est que si un Boeing 747 s’écrase sur une centrale, le réacteur n’est pas touché ». C’est en ces termes hallucinants que Nicolas Sarkozy s’est exprimé trois jours après le séisme qui a provoqué l’arrêt des systèmes de refroidissement de plusieurs réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima.

Au moment de rédiger ces lignes la situation au Japon reste critique, même si l’information spectacle se focalise aujourd’hui sur d’autres questions. Les risques qui pèsent sur ce pays, et d’abord sur l’agglomération de Tokyo et sur les zones proches de la centrale (35 millions de personnes) sont toujours considérables.

Mais la France, avec le plus fort taux d’implantation de réacteurs de la planète, n’aurait rien à craindre ! Ses 58 réacteurs dans 19 centrales seraient sans danger ! Sans compter un centre de retraitement, une usine de Mox et de nouveaux réacteurs programmés ! La centrale de Fessenheim date de 1977 : il n’y a aucune limitation pour les rejets chimiques liquides, s’agissant des rejets radioactifs liquides et gazeux les normes sont totalement dépassées et obsolètes et de nombreux scientifiques demandent sa fermeture.

Même les travailleurs du nucléaire sont inquiets comme en témoigne un excellent article sur le site de Mediapart dont nous reprenons l’extrait ci-après : « Le métier a profondément changé », dit Bruno Bernard, opérateur à la centrale de Penly (Seine-Maritime). Et la façon dont le sien a évolué ne le convainc pas. « Avant, la bonne marche de la centrale, la sécurité, étaient l’affaire de toute l’équipe. Chacun se sentait investi de l’ensemble. On veillait à tout. On nous a demandé d’abandonner nos méthodes pour nous plier aux normes anglo-saxonnes. Tout devient procédures, consignes. On est noyé sous la paperasse, et totalement déresponsabilisés. Surtout pas d’initiative. Qu’importe ce que l’on fait, si cela respecte la procédure, cela ne pose pas de problème On découvre ainsi des erreurs qu’on ne pensait pas pouvoir être commises. Un jour, cela posera des problèmes. »

Au Japon aussi les avertissements n’ont pas manqués.

« A moins que des mesures radicales ne soient prises pour réduire la vulnérabilité des centrales aux tremblements de terre, le Japon pourrait vivre une vraie catastrophe nucléaire dans un futur proche. » C’est en ces termes que le sismologue Ishibashi Katsuhiko, professeur à l’université de Kobe avertissait le public le 11 août 2007. Ce scientifique faisait partie du comité d’experts chargé d’établir les normes sismiques des centrales nucléaires japonaises. Il en avait démissionné pour protester contre la position du comité. Il estimait que les recommandations fixées par le comité étaient beaucoup trop laxistes.

Ce qui est en train de se produire à la centrale de Fukushima avait été prévu. Ishibashi Katsuhiko avait prévenu les autorités de son pays que les centrales japonaises souffraient d’une « vulnérabilité fondamentale » aux séismes. Mais ses avertissements ont été ignorés par le gouvernement et la firme privée Tepco qui exploite un tiers des centrales nucléaires japonaises, dont celle de Fukushima. Tepco a été au centre d’un scandale après avoir falsifié des documents d’inspection pour dissimuler des problèmes survenus sur certains de ses réacteurs, notamment sur les circuits de refroidissement de la centrale de … Fukushima.

L’accident qui vient de se produire à Fukushima n’est donc pas une véritable surprise. C’est la reproduction, en beaucoup plus grave, d’événements qui se sont répétés plusieurs fois depuis 2005.

Et qui peuvent se produire ailleurs…

Feuille2ChouRadio

De retour du Japon Roland Pfefferkorn professeur de sociologie

à l’Université de Strasbourg témoigne

 Japon, Libye, Gaza: Strasbourg, capitale de la solidarité à géométrie variable et de l’aveuglement nucléaire.

La ville de Strasbourg a organisé un rassemblement hier en solidarité avec les Japonais triples victimes du tremblement de terre, du tsunami et pire encore, du nucléaire.

Fukushima Solidarité Strasbourg Croix Rouge

Fukushima Solidarité Strasbourg Croix Rouge
Strasbourg place Kléber -
26 mars 2011
de jcreyem
Roland Ries, le consul du Japon et la Croix Rouge place Kléber à Strasbourg après Fukushima.
Et Fessenheim?
Fesse…quoi?
Faut fermer Fessenheim!
Et dans le dos de Kléber, et de Ries, le rassemblement de solidarité avec le peuple de Libye, où aucun socialiste n’a été aperçu!
Trois élus Europe-Écologie-Les-Verts y ont participé après les discours sur le Japon: Eric Schultz, Alain Jund et Marie-Dominique Dreyssé. A noter, l’indécente publicité d’un magasin qui exhibe le chèque offert à la…

En collaboration avec la Croix Rouge qui récolte des dons en argent, et en présence du Consul du Japon, et de plusieurs adjoints, en particulier ceux qui ce dimanche sont en concurrence électorale sur le canton de Strasbourg-gare et centre, Jean-Jacques Gsell et Marie-Dominique Dreyssé. Que le moins mauvais des deux gagne! Si possible sans les voix d’appoints de la droite qui a voté pour la très sioniste Benhamran au 1er tour.

Après les discours, inévitables, la musique, la page non moins inévitable (par manque de volonté) de publicité avec la remise d’un chèque de 5600 € par une grande surface, fruit de la collecte auprès des clients généreux quand il s’agit de solidarité humaine.

Pour la pub, c’est la honte, et comme le disait ce bon vieux Kant, qui cherchait à savoir si jamais un seul acte moral avait été accompli au monde, la preuve a encore une fois été faite, sous les yeux des caméras et des spectateurs, que le don de 5600 €, s’il est évidemment bienvenu pour la Croix Rouge japonaise, n’a aucun caractère moral, puisque le chèque (géant) a été remis en public, afin de concurrencer les autres hypermarchés…

Le hasard de l’histoire a fait que le général Kléber avait devant lui les “amis” du Japon, et de la pub municipale et marchande, et dans son dos, les vrais amis de la révolution arabe qui se rassemblaient pour la 8e fois (et pas la 6e comme le dit le Journal,se trompant une fois de plus, n’est-ce pas Denis Tricard?)

Alors que la ville, avec tous ses moyens de propagande, n’a été capable de mobiliser que 150 à 200 personnes, les organisateurs du rassemblement pour la Libye , avec l’Association des travailleurs maghrébins de France, l’Union Juive Française pour la Paix (oubliée par les DNA, dont on vérifie une fois de plus le travail bâclé même pour la proximité,alors que la photo montre son sigle sur la banderole!) et d’autres, parmi lesquels le NPA, le PCF, le PCOF, les Verts, le PS (officiellement, mais sans représentant…), etc, ont rassemblé une cinquantaine de personnes, dont un petite dizaine de Libyens.

Une chose qui étonne toujours, c’est le cloisonnement cérébral des officiels. Ainsi, il a fallu qu’un participant au rassemblement pour les Japonais nucléarisés, crie

Fermez Fessenheim“, sous l’œil courroucé de Ries et le geste réprobateur de l’écologiste Dreyssé (!) , respectueuse des protocoles, pour que soit présente la menace que cette vieille centrale proche de Strasbourg fait peser sur les habitants des Trois frontières. Nos amis allemands et suisses ne s’y trompent pas: ils demandent la fermeture de Fessenheim; faut-il attendre l’accident ici, pour que le PS -et le PCF aussi, et la droite pro-nucléaire, au nom du “progrès”…, modifient leur position pro-nucléaire au mépris de la santé publique?

Dès que le perturbateur-minute ( Meyer Jean-Claude, en personne…, -”il est partout“- tenancier de ce blog, pour vous servir..) eut lancé son bref rappel, on vit force policiers municipaux, nationaux en uniforme et en civil se rapprocher de l’individu qui osait troubler une cérémonie officielle… un dangereux terroriste potentiel assurément, mais il ne se passa rien d’autre cette fois.

Que craignent-ils? Un attentat pâtissier? On préfère les manger, les Schwarzwalde, que leur foutre sur la gueule, même si l’envie nous démange le poignet parfois.

8e rassemblement pour la révolution arabe à Strasbourg

Solidarité avec la Libye

Libye solidarité Strasbourg

Libye solidarité Strasbourg
Strasbourg place Kléber -
10 mars 2010
de jcreyem

Un cinquantaine de personnes se sont rassemblées dans le dos du général Kléber, laissé libre par la ville de Strasbourg, afin d’exprimer leur solidarité avec les Libyens qui combattent pour la fin de la dictature du colonel qui y sévit depuis 40 ans et qui après avoir été nassérien, nationaliste révolutionnaire, s’est depuis longtemps rangé dans le camp impérialiste, n’hésitant pas à ouvrir pour l’Union Européenne un camp de rétention d’étrangers, à la source, ce qui fait des économies pour l’Italie berlusconisée qui n’a plus besoin de renvoyer les migrants arrivés à Lampedusa, cette île ou la Marine anti-nationale a mis le pied pour y parader en affirmant comme son collègue du gouvernement Guéant, leur amour de l’humanité souffrante. Les seuls “sauvages” s’appellent Marine Le Pen et Claude Guéant, son supplétif au gouvernement, ministre de l’Intérieur, aussi xénophobe que son prédécesseur (condamné deux fois en justice en 1re instance) Hortefeux – sur tout ce qui bouge.

Comme attendu, les divergences d’analyse entre organisations, ont pu s’exprimer, grâce à l’habitude prise par l’ATMF et l’UJFP, contrairement aux vieilles traditions anti démocratiques staliniennes, de donner la parole à tous ceux qui la demandent, partis, syndicats, associations et individus. [On y opposera utilement l'interdiction par Ali Rastegar d'arborer des drapeaux d'organisations à la marche anti-raciste].

Ainsi sans surprise on a remarqué que les Libyens, l’ATMF et l’UJFP parlaient d’une seule voix pour soutenir la nécessaire intervention aérienne des Occidentaux sous couvert de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU, afin de prioritairement assurer la sécurité des populations civiles menacées par les mercenaires de Kadhafi.

D’ailleurs, leur reconquête a été stoppée! En ce domaine, c’est le réalisme et le pragmatisme qui doivent commander. Les autres organisations, (PCF, NPA, et Ali Rastegar- au nom de qui?-) appliquant des schémas anciens ne tenant pas compte de la situation concrète, se sont contentées de condamner rituellement nos impérialismes, sans pouvoir leur substituer une autre solution pour sauver les Libyens d’un massacre annoncé et d’un bain de sang filial kadhafien. Ces organisations jouent avec la vie du peuple de Libye.

Bien entendu, ni l’ATMf, ni l’UJFP, en première ligne contre les expulsions d’étrangers et l’islamophobie galopante du gouvernement Sarkozy, ne croient un instant que le gouvernement français poursuive au-delà du sauvetage des civils, des objectifs qu’ils pourraient appueyer. Mais priorité à la vie! Et si les choses dérapent, surtout avec l’annonce de l’entrée en jeu de l’Otan, ou si le moindre soldat impérialiste met le pied sur le sol arabe, il sera temps de les condamner.

Les amis libyens se sont d’ailleurs exprimé sur la même orientation que celle défendue par ATMF et UJFP, ce qui n’a rien d’étonnant, étant en première ligne, et devrait faire réfléchir les “gauchistes”.

Après cela, il ne restait plas qu’à se joindre aux Femmes en Noir, fidèles au poste.

Leur présence silencieuse, une heure, avait lieu juste après que l’État d’Israël avait attaqué et tué des civils, dont des enfants de 9 à 11 ans à Gaza. Et si un attentat a eu lieu, condamnable car il est aveugle et contraire à la Convention de Genève, et si des Qassams et des Pariots tombent sur des maisons israéliennes, c’est pour riposter aux sauvages attaques de l’État voyou hors la loi international protégé par les mêmes Occidentaux qui prétendent voler au secours des Libyens. S’ils sont sincères, que ne volent-ils au secours des Palestiniens de Gaza, de Jérusalem et de Cisjordanie?